LA SUPRÊME TRISTESSE
Mon ami, je ne pleure, en ce soir, ni tes yeux Où je voyais jaillir l'idée en un sourire. Ni ta bouche chantante et qui savait bien dire, Ni même tout ton corps flexible et vigoureux. Nous ne sommes qu'un peu de cendre, et tu reposes. Toi qui connus l'orgueil de mourir au grand jour. Sous un tertre au soleil que couronnent des roses. Mais — dans le désespoir de mon immense amour —
Je cherche les débris de ton intelligence. Je voudrais retrouver sa flamme et retenir Tout ce qu'elle enfermait de joie et de science Pour embraser le cœur des hommes à venir. Hélas, elle n'est plus, et, — tristesse suprême Ne s'était pas encore révélée à toi-même.