‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 26 sur 47 · ÉPITAPHES · texte numérisé non relu

ÉPITAPHES

A la chère mémoire de mon capitaine,

Jacques Lacôme d*£stalenx,

mort en première ligne, le \^ juillet 1917,

Il mourut, les doigts joints sur la poitrine, et celle Qui l'aimait tant, au soir, vint doucement poser Sur la face du mort un mouchoir de dentelle. Afin que ce beau front qui corinut son baiser. Ces lèvres et ces yeux tournés vers le mystère Ne fussent pas souillés au contact de la terre.

Ne porte ni fruits mûrs, ni vase blanc de lait.

Sur la tombe légère où ton amant repose.

Mais plante un vert rosier qui laisse, rose à rose.

Défaillir ses parfums dans le soir violet.

Il lui rappellera ton amour, et la grâce

De ses frêles rameaux tes bras liants et doux ;

Ses épines diront qu'il eut le cœur jaloux.

Ses frais pétales nus ta jeunesse qui passe.

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