‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 32 sur 47 · MÉLANCOLIQUE SOIR · texte numérisé non relu

MÉLANCOLIQUE SOIR

L'ombre du soir revêt de légère turquoise Le jardin frais, le parc, et la blanche maison Qui riait au soleil sous un chapeau d'ardoise. L'auvent du toit, les murs de pierre, le gazon Du palier, tout bleuit, se confond et s'efface. Les reliefs orgueilleux ne laissent plus de trace. Mais de l'intérieur, où se distiUe encor L'essence de la vie intime et famiHère, Des lampes, une à une, en larges nappes d'or. Ont épandu le tendre éveil de leur lumière.

La nuit s'éclaire, et c'est comme un peu de bonheur ^ui vient de la maison diaphane et s'égoutte D'arbre en arbre, de fleur en fleur, jusqu'à la route Où se tend grand ouvert le vase de mon cœur.

Hôpital de Coèlen^, Août 1917.

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