‹ Sous le clair regard d'AthénéChapitre 39 sur 47 · L'APPEL AU SOIR · texte numérisé non relu

L'APPEL AU SOIR

Les langueurs du couchant augmentent la tendresse

De la fermière, seule au soir, dont la main presse

Craintivement le sein où, lassé de soleil,

Son jeune époux connut Tamour et le sommeil.

Le val bleuit, des troupeaux passent ; la fermière

Interroge d'abord la route familière,

Puis cherche, en vain, des yeux, sur l'immense labour.

Le robuste profil de son homme au retour.

Alors, ouvrant les mains à l'entour de sa bouche.

Elle pousse un long cri de détresse farouche

Et jette, aux mille échos des plaines et des bois.

Le nom de son époux qu'elle clame en patois.

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