FORGERON DE CAMPAGNE
ans l'atelier sonore où l'ombre s'est accrue. Les énormes marteaux sur l'enclume ventrue Battent leurs derniers coups, et l'heure qui s'endort S'allonge en un linceul léger de pourpre et d'or. Trouant le crépuscule avec sa tête noire. Vers le gué communal où les bêtes vont boire. Le forgeron descend la route de cailloux. Son tablier de cuir le ceint jusqu'aux genoux. Il dévêt, lentement, sa massive encolure, Et, vibrant, musculeux, nu jusqu'à la ceinture, H inonde à grande eau le bronze de sa chair.
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Le jour s'éteint, le vent frdchit, F Angélus tinte.
Des bœufs, montant du val, poussent leur longue plainte
Et martèlent la nuit de leurs sabots de fer.