FARTHER
Je vous suis, Destinée, et toi, sang paternel, En pleurs je te répands sur un reste de vie. Si vraiment il n'est rien qui puisse sous le ciel Achever ma misère et calmer mon envie !
Me déplaçant toujours d'un pied indifférent, Trainerai-je partout collée à mes prunelles. Vierge de tout plaisir, pure de tout néant. De mes amours perdues limage universelle?
Et faut-il que j'espère, à déserter mon toit. En quelque inviolable abri marquer ma place. Et que je pousse un cri sinistre, quand je vois Le vol d'un goéland haleter dans l'espace ?