‹ Sous le vocable du chêneChapitre 29 sur 57 · ROIDEUR · texte numérisé non relu

ROIDEUR

Vois-tu, c'est trop souffrir que de porter mon âme, C'est toujours retenir des cris, cachier des flammes. C'est lutter et ce n'est ni vaincre ni mourir.

Tu m'écoutes. J'entends ton sublime soupir. Tes cils qui tremblent font une sombre auréole Aux larmes de tes yeux et à tes yeux de folle.

Assez, Détresse, assez d'hypocrite douceur ! Reste mon ennemie ! Epargne-moi l'honneur De subir sans broncher ta plus fourbe caresse î

Je hais ces flatteurs vils et cruels qui s'empressent

Autour de leur victime et, retirant le fer

Tout fumant de la plaie, disent ;« C'est bien souffert! »

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