‹ Sous le vocable du chêneChapitre 39 sur 57 · CONGE · texte numérisé non relu

CONGE

Puisqu'il faut que la fleur se renverse et s'effeuille. Que la feuille et le fruit, du même arbre tombés, A l'autan qui détruit, plus qu'à la main qui cueille. Cèdent leur creuse pourpre avec leur or bombé,

Puisque tout ce qui fut l'été devient l'automne, Glissez d'entre mes doigts, mon livre, et soyez lu ! 11 le faut; je ne sais pourquoi ; je m'en étonne ; Mais de m'abandonner vous ne me plaisez plus.

Allez ! Tout passe ! Un frivole désir de gloire N'enfle plus sous mon front mon œil d'un pâle éclair ! Bah ! qu'un vers soit ou non d'éternelle mémoire, Si la cendre des morts est faite de leur chair !

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