MES PASSIONS
Mes passions, je vous supporte avec courage Et je crois qu'il est bon d'être accablé par vous. Moi dont les passions ont troublé le visage Et qui n'ai rien chéri qu'avec un grand courroux.
Quand je vous appelais, je ne savais pas même Vos noms amers, et mes appels c'étaient des cris I Et vous êtes venues, et voici ce que j'aime : Cette abnégation dont vous m'avez nourri.
Pourtant vos coups sont durs, rude votre mémoire. Et déjà je songe à ces soirs d'âtre où, l'hiver, Dans un peu de vieillesse et dans un peu de gloire Je me reposerai d'avoir beaucoup souffert.