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moins de 2 heures, l’opération était terminée.
Une petite drague mouillée en même temps que la grande par la hanche de bâbord, avec 3500 mètres de ligne de sonde sur laquelle étaient placés des fauberts, se retrouvait à bord environ 20 minutes après la première.
Ni l’une ni l’autre n’avaient labouré le fond. Assurément nous avions traversé une dépression de beaucoup plus profonde que les points sur lesquels la sonde s’était reposée, et lorsque la grande drague avait atteint le fond, ce qui avait été constaté, elle n'avait pas tardé à le quitter, parce qu'il s'était enfoncé plus profondément. Nous n’eûmes donc ici que des regrets à exprimer, au lieu des expressions joyeuses qui d'habitude accompagnaient la découverte, dans l’engin, de formes inusitées.
Le 23 juillet, à 3 h. 30 du matin, nous trouvant par 43° 38! de lat. N. et 6° 29’ 50” de long. O., sondé, le fond se trouve par 1204 mètres (vase). A sh. so, ilest plus bas situé; on trouve 1353 mètres. En remontant le fil d'acier, il se rompt; on en perd 100 mètres avec le sondeur.
À 4h. $, on avait mouillé la drague eton avait filé 2000 mètres de fune; elle arrivait sur le fond à s h. 7; elle y travaille jusqu'à 6 h. 55 et se
trouve de retour à bord à 8 h. 35. Il avait donc.
fallu 1 h. 39 pour faire rentrer les deux kilomètres de cordage à l'extrémité duquel elle étai fixée; la vitesse du dragage avait été d’un nœud. La petite drague avait également opéré avec ses
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fauberts. Comme résultat, même intérêt que précédemment, beaucoup de sujets qui se montrent pour la première fois et parmi eux un Flabellide rappelant une forme des Antilles récemment décrite par M. de Pourtalès. |
À 9h. 25 du matin, la latitude étant de 43° 35° 20” N. et la longitude 6° 25' O., sondé, trouvé 1107 mètres (vase). Le temps est beau; cependant les terres élevées des environs de Gijon et du cap Peñas sont légèrement embrumées. Les montagnes neigeuses des Asturies montrent quelques cimes perçant les bandes de vapeur qui couronnent la côte. Les teintes roses et bleuâtres, dont elles sont colorées, nuancées en tons harmonieux, se détachent à peine de l’azur du fond du ciel, tandis que par échappées quelques rayons de soleil, dorant les plages et les rochers des rivages, donnent au spectacle une fraîcheur et un éclat ravissants. Une multitude de bateaux — nous en comptons plus de cent trente portant une élégante voilure — sont dispersés autour de nous, courant dans toutes les directions. Ce sont des pêcheurs de thon. Leur grand mât très incliné sur l'arrière, leur misaine de deux tiers plus petite que la grand’voile, les longues gaules sur lesquelles sont genopées les lignes de pêche leur impriment un cachet particulier, bien que leur type appartienne à toute la côte du nord de l’Espagne.
Vers 10 heures, un baleinoptère d’assez grande taille se montre inopinément, à fort peu de distance
I 18 LA PREMIÈRE CAMPAGNE DU «( TRAVAILLEUR » du Travailleur ; notre voisinage ne paraît nullement l’effrayer ; il plonge plusieurs fois, se relève pour souffler, et ne s’éloigne que lentement en nous passant sur l'avant.
À 10 h. 15, on mouille la grande drague, qui arrive sur le fond à 11 h. 10. La petite est également mise à l'eau; l’une et l’autre travaillent avec une vitesse d’un nœud résultant de la dérive. . Nous voyant stoppés, un des bateaux de pêche des plus rapprochés de nous, supposant que nous avons éprouvé quelque avarie, nous accoste pour nous offrir ses services. Le commandant le remercie en l’assurant que nous n’avons besoin de rien; il s'éloigne, mais patron et matelots demeurent fort intrigués de ce que nous faisons là. Leur étonnement est facile à voir.
La drague fonctionne d’abord parfaitement, puis tout à coup l’accumulateur dénonce une tension fort considérable; le treuil de déroulement, sur lequel la fune reste amarrée, reçoit un choc qui l’ébranle; cependant l’un et l’autre résistent, l’appareil pare l’obstacle. Il aura rencontré une tête de roche, une épave peut-être, et pendant un instant il est demeuré arrêté. À midi on commence à relever, et à 1 h. 14 les dragues sont à bord. Une heure un quart de remonte, c’est bien aller. Cette rapidité est d'autant mieux appréciée que les instruments rentrent complètement pleins.
Cette fois nous avons capturé un poisson d'espèce particulière aux grands fonds; à première vue
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elle paraît nouvelle. Indépendamment de cetté bonne prise, nous avons une abondante récolte en Crustacés, Échinides, etc., et encore des espèces inédites.
A2h.35, par 43° 38" 30” lat. N. et 60° 31’ long. O., le fond ne se trouve plus qu’à 163 mètres, et il est constitué par du sable mêlé de débris de coquilles; nous passons donc des sommets aux vallées, et traversant celles-ci nous remontons vers de nouveaux sommets.
En effet, à 3 h. so, nous obtenons à la sonde 321 mètres; on mouille la petite drague sur ce point, elle ramène des animaux appartenant à la
faune des zones littorales. Quelque intéressante que soit la récolte, elle ne nous impressionne pas autrement que pour remarquer quil n’est pas nécessaire pour obtenir ces espèces d'employer un bâtiment de l'État, et malgré l'attrait qu’il y aurait à renouveler pareille pêche, on reconnaît unanimement que le Travailleur ne doit draguer que sur les fonds à grandes profondeurs.
À 6h. $5 du soir, la sonde accuse 600 mètres.
A7h. 47,nous ne trouvions plus que 190 mètres.
A 8 h. 30, nous retombons à 201 mètres, fond de sable. À 9 h. 30, 232 mètres; ce sont des roches. A 10 h. 47, 167 mètres; sable et gravier. À 11 h. 30, 167 mètres. Le Travailleur a donc couru pendant une heure sur un plateau qui se prolonge vers l’ouest. En effet, le 24, à 1 h. 20 du matin, le son- . deur ne descendait encore qu’à 167 mètres, rap-
portant également du sable et du gravier. À 2h. 35, avec une différence de 9'en latitude nord et de 25! en longitude ouest, le fond, qui a légèrement changé de nature, ne se trouve plus qu’à 152 mètres. À 3 h. so, de 5’ plus au nord et de 9” plus à l’ouest, la profondeur est de 160 mètres. À 4 h. 40, elle est de 176 mètres; à 8 h. 17, de 140 mètres. À 10 h. 15, la sonde retrouve 396 mètres.
D'après la position des points de sonde, on peut croire que le plateau s’étend vers le N.-O. Reconnu jusque dans le N.-E. du cap Peñas, il est immédiatement nommé plateau du Travailleur.
C’est entre lui et la côte que doivent se trouver les dépressions indiquées par les pêcheurs espagnols sous le nom de canal ou vallée de la Pregona.
À 2 h. 30, après être revenu dans l’est, nous nous trouvons dans le nord de Saint-Vincent de la Barquera, petit port de la côte des Asturies.
La sonde nous apprend que sur ce point il ya 1495 mètres, fond de vase. On mouille les dragues à 4 h. 25, par 1190 mètres; elles travaillent en vue des terres avoisinant Liencres et sont de retour à bord à 7 h. 25, complètement pleines.
Il s’y trouve d’intéressants Crustacés, entre autres l’Amathia Carpenteri, qui fournit à M. Alphonse Milne-Edwards loccasion de rectifier la classification de cet animal; désormais il devra être rangé dans une nouvelle division générique, qui réunira en un genre commun l’Amaihia Carpenteri et la Scyra umbonata, sous la dénomination de Scyramathia.
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De nombreux Mollusques, beaucoup de Géphy-
riens et, autant qu’on peut en juger à première vue,
de nouvelles espèces de Phalcolosoma; d’Aspidosiphon et de Sipunculus. De magnifiques exemplaires de Cidaris, de Procidaris, de Brisopsis, d’Archaster, d'Astropecten, de Calveria, et, brillant par-dessus toutes ces formes brillantes, de splendides Bri-
. singas. Malheureusement la fragilité des membres
de cet animal ne peut résister aux efforts qu’excite Pirritation qu’il éprouve lorsqu'il se sent embarrassé et gêné dans ses mouvements; au lieu de céder à la contrainte, il se brise, et l’on ne trouve plus dans la filasse des fauberts ou dans la vase de la drague que des individus mutilés. Le disque central s’est débarrassé de ses longs bras épineux mesurant 50 à 60 centimètres; il demeure de son côté, tandis que les bras restent accrochés par les nombreuses pointes qui les hérissent et qui rendent très difficile leur extraction des fauberts. Ajoutons à ce butin, déjà bien riche, une belle espèce de Paracyaius, des Rhizopodes, des Spon-
giaires variés.
C'était assurément notre plus beau coup de drague. Aussi avec quel empressement chacun cherchait-il à retirer ces animaux des entraves qui les emprisonnaient, s’eflorçant de débarrasser d’abord ceux qui semblaient les plus beaux, chose difficile; il y avait à compter avec l’embarras du choix. On ne peut guère se figurer la surexcitation que tous éprouvaient, commandant, commission, officiers,
équipage : c'était bien une sorte d'ivresse; on proclamait ce que l’on trouvait, et les annonces se croisaient en tous sens et sur tous les tons; les exclamations s’accentuaient de plus en plus.
« Oh! quel Crustacé! |
— Un Mollusque magnifique!
— Un poisson, oh! un poisson!
— Quelle splendide éponge ! quelle belle Anné- |
hdetr | |
— En v’la-t-il un Chancre! s’écriait un matelot.
— Et ct’ étoile! » disait un autre.
Puis c’étaient des allées et venues sur le gaillard d’arrière, où étaient dressées des tables de travail, sur lesquelles les préparations des sujets pour leur conservation s’opéraient. Une fiévreuse activité animait tout le monde à bord; on ne cessait de s'adresser des félicitations, comme si l’événement le plus heureux pour la patrie venait d’avoir lieu. C’est que nous étions bien tombés; l’étatmajor du Travailleur s'était franchement associé à
nous; il s’était si rapidement intéressé à nos re-
cherches que les mêmes satisfactions étaient partagées par tous.
Puis, ce qui du reste est facile à comprendre, à l’exemple de leurs officiers, les matelots eux-mêmes s'étaient bientôt accoutumés à prendre leur part des joies que causait un heureux coup de drague.
Pendant ce temps-là, le bâtiment faisait route pour Sandander et mouillait sur la rade vers onze heures du soir.
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Dimanche 25, séjour à Santander. Nous faisons une visite au marché au poisson; de nombreuses et belles espèces étalent leurs brillantes couleurs sur les tables où elles sont rangées. Ce sont surtout
les Girelles aux nuances coquettes qui charment
l'œil. Il est bien clair que le poisson abonde sur cette côte, aussi bien que les Crustacés et les grands Mollusques. Nous avons vu là des Langoustes d’une taille énorme, des Cancers, des Tritons, des Ranelles, des Buccins, des Cardium et des Pecten, dont les uns étaient vendus comme comestibles, tandis que d’autres l’étaient comme objets curieux ; parmi ceux-ci se trouvaient divers Polypiers.
Le 26 juillet, nous sortons de Santander faisant route pour nous écarter quelque peu de la côte, avant de reprendre les opérations.
Le temps est magnifique; nous voilà de nouveau entouré par de nombreux pêcheurs courant à toutes les aires de vent; ils animent et égayent le splendide
tableau que nous avons sous les yeux. Une mer
d’un beau bleu, de laquelle s'élèvent des terres, finement mais nettement dessinées et dont les accidents se distinguent facilement. Colorées en teintes délicates, leurs masses s’harmonisent avec celles du ciel et des eaux entre lesquels elles s’in-
» terposent. Vers le sud, c’est un vaste panorama
ui se déroule sous nos veux, s’effacant peu à peu
bien au loin dans l’est et dans l’ouest. Il nous -
montre les caps Mayor, Quintres, Ajo, Quexo,
les pointes élevées de Sonavia, celles qui désignent « l'entrée de Santorña : tels sont les principaux points
qui occupent la partie centrale de cette longue
étendue de côte; ce sont donc ceux dont les détails .
se perçoivent le mieux. De tels spectacles ont été décrits bien des fois et cependant ils sont vraiment si beaux, ils frappent si vivement l'esprit, quand on est assez heureux pour en jouir, qu'on se sent entraîné à en parler malgré tout.
À 3 h. 37 du soir, la sonde nous apprend que le fond se trouve à 1910 mètres. On mouille la drague à 4 h. 30; à $ h. 50, elle touche.le fond. En ce moment, la sonde donne 1960 mètres; à 7 h. 29,
on commence à relever l’appareil, et dans un peu
moins de 2 heures les 2600 mètres de fune qui avaient été filés sont de retour à bord. Comme d'habitude, la récolte est des plus variées; nous y trouvons de précieux échantillons en Crustacés : parmi eux se distingue un nouveau type de Galathea, dont les yeux se sont transformés en épines, des Amphipodes, Tysanopodes, Tanais, etc., des Mollusques, des Échinides, dont un Pourtalesia, des Pennatulides; enfin des Spongiaires des genres Farrea et Holtema.
La petite drague, qui avait été mouillée sur une ligne de sonde, est perdue avec 2000 mètres de celleci, les thermomètres Miller-Casella et les engins fixés sur elle.
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À 9 h. 25 du soir, on procède au quarantedeuxième sondage, qui donne comme résultat une profondeur de 1300 mètres. À 10 h. 30, le fond n'est plus qu'à 124 mètres, et à 11 heures à 203 mètres.
Le 27 juillet, à minuit 40, 149 mètres ; à 1 h. 40" du matin, 124; à 3 heures, la crête se trouve franchie. La sonde retombe à 1214 mètres; mais, à 4h.18",ilny en a plus que 630; 1100 à $ h.34"; ah 2"; 31328 h.47 1207 à 9 h: 4:
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À 10 h. 32, une grande drague à châssis avait été mouillée; relevée, elle arrive jusqu’à la surface de l’eau. On est à même de constater qu’elle est bien pleine; la joie éclate ; mais, avant que le palan qui doit la soulager pour l’embarquer ait pu être croché sur elle, un fort coup de tangage lui fait éprouver une violente secousse; elle émerge en partie; puis, lorsqu’elle retombe, la fune se casse et tout retourne au fond, bien perdu. Ainsi qu’on le voit, à ce métier-là, comme en tout autre, il y a heur et malheur. Cette perte nous consterne et nous nous prenons à supputer ce qu’elle devait assurément nous rapporter de merveilles non encore aperçues, les plus beaux spécimens de la campagne, des trésors que l’on ne retrouvera jamais, un inconnu qui demeurera tel.
Les regrets ne s’effacent même pas au retour de la petite drague, qui cependant revient avec de bonnes espèces. Dans les fauberts qui y étaient
annexés se trouvent un grand nombre d’individus de PEchinus elegans. |
À 2 h. 32" du soir, la sonde ayant accusé 1081 mètres, on mouille la plus grande des dragues sur une fune neuve de 55 millimètres de circonférence dont on file 1500 mètres; une petite drague est également envoyée sur le fond. Cette fois les résultats sont peu satisfaisants; cependant un Anfedon Sarsii est recueilli. C’est le premier reprèsentant du groupe des Crinoïdes que nous capturons. Un Jsidien, avec ses zoaires vivants, fait également partie du maigre butin.
À 4 h. 2, à la rentrée de l'appareil, la sonde indique une profondeur de 960 mètres; à 7 h. 3", 900 mètres. La drague avait été immergée à 6 h. 20; elle rentrait à bord à 9 heures. On y trouve de nombreux Pféropodes, des Échinides, quelques Mollusques et un second exemplaire d’Antedon Sarsii.
À 10 heures du soir, on trouve le fond par 2021 mètres. Le 28, à 1 h. 30 du matin, il n’est - plus qu’à 1200 mètres; à 3 heures, la sonde n’accuse que 915 mètres. À 4 h. 40, nous avions atteint la crête de la pente sur laquelle nous avions remonté toute la nuit à partir de la grande profondeur ren-
contrée la veille. Nous trouvions en effet 176 mè-
tres et le sondeur dénonçait des roches.
À $ h. 30, le fond: est à 217 métres/wases 6 h. 25", 166 mètres, sable ; à 7 h. 7", 730 mètres,
vase. À 7 h. 27, on mouille les appareils; ils parviennent sur le fond à 8 heures et y demeurent
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travaillant jusqu’à 9 heures et quelques minutes; pendant ce dragage, à 8 h. 17, la sonde donnait 677 mètres. ue
Après 45 minutes, employées à relever les engins, ils rentrent : les résultats de l’opération sont on ne peut plus satisfaisants.
Parmi les Crustacés se trouvent plusieurs exemplaires de Munida tenuimana, ce Galathien dont les yeux énormes et phosphorescents, comme deux lanternes, illuminent les espaces que parcourt l'animal dans ces abîmes qui ne s’éclairent d’aucune autre lumière que celle que produisent quelques-uns des animaux qui y vivent. Sujet de conjectures et de perspectives qui font rêver au moyen d'éclairer ces milieux afin de contempler sur place une faune dont la drague ne nous donne qu’une idée, excitant le désir. Ce Crustacé n’est pas seul; il est accompagné de Dorynchus Thompsoni, de Scyramathia Carpenteri, de fort beaux Geryon tridens, de Cumas et d’autres encore.
Mais la capture capitale de ce dragage est un Crustacé rostré en avant et en arrière, de la plus
magnifique couleur pourpre; c’est le Gnathophau-
siu zoea (fig. 15), espèce qui n'a encore été trouvée que par le Challenger, à 2000 mètres de profondeur, dans le voisinage des Açores et près des côtes du Brésil. | En Mollusques, nous recueillons de nombreux Lamellibranches, des Gastéropodes, des Ptéropodes. Quelques Annélides, des Échinides, dont les plus
128 LA PREMIÈRE CAMPAGNE DU € TRAVAILLEUR D remarquables sont Brisinga coronata, Echinocyamus typicus. Les Coralliens sont représentés par deux espèces d’Isis, les Actinies par des Edwardsia et : des Bunodes d’espèces nouvelles; les Spongiaires « fournissent des Holtenia et des Hyalonema. 1
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Fig. 15. — Gnathophausia 70ea, Wilmæs Sulsm.
À 10h. 17 du matin, sondé, trouvé 813 mètres; vase molle; il est 10 h. 33 lorsqu'on mouille les dragues; elles rencontrent le fond à 11 h. 15; on les relève après 3$ minutes de dragage ; elles sont - donc de retour à bord à 1 h. 10.
Inscrivons comme résultat sommaire de lopération : Pentacheles sp. (?), Geryon tridens, Munida tenuimana, Dorynchus Thompsoni, des Cumacés, des Amphibodes et autres; en Mollusques, bon nombre de Lamellibranches, de Gastéropodes et de Ptéropodes ; comme Annélides, des Gephyriens, des Chetopodes,
- un Chetoderma de nouvelle espèce; les Échinides 20 une Holothuria inédite, un magnifique, mais unique exemplaire d'Ophiuride de très grande taille, type tout à fait nouveau; enfin un très
grand nombre de Foraminifères.
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Fig. 16. — Trioxeia Ediwardsi, de Folin.
À 2 h. 40, on proclame 1160 mètres accusés par la sonde.
Cette fois on emploie un système d’engins réunis; quatre petites dragues sont disposées sur une vergue ayant $ mètres de longueur, et entre chacune d’elles on garnit de fauberts l’espace demeuré libre; aux bouts de vergue, on fixe des poids en fonte et on y ajoute des balais de bruyère. La disposition de cet appareil avait èté imaginée DE FoLIN. — Sous les mers. 9
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