I. — La Méditerranée
Du 4 juillet au 16 août, c’est-à-dire pendant une période de 1104 heures, le Travailleur, en parcourant 4500 milles marins environ, opéra 104 sondages et 45 dragages, dont quelques-uns furent doubles. Ce chiffre d’heures peut se décomposer
ainsi : so4 furent employées à la marche, 348 en
DE FOLIN. — Sous les mers, 10
relâches pour renouveler le charbon et 252 au travail d'exploration.
Les opérations consistaient à exécuter d’abord des sondages au moyen desquels, renseigné sur la profondeur et la nature du fond, on l'était également sur la quantité de fune qu’il était nécessaire de filer pour que les engins puissent agir efficacement. Lorsque le lieu était jugé propice, on procédait aux dragages en se servant de dragues de plusieurs sortes, de chaluts, de vieux filets, de fauberts disposés de diverses manières, etc.
Lessondages nécessitèrent la descente de 104,000 mètres de fil d'acier, auxquels il faut ajouter leur remonte, ce qui donne un total de maniement s’élevant à 208 kilomètres et une moyenne de 1000 mètres environ pour les profondeurs obtenues.
Pour les dragages, au nombre de 45, ne comptant pas ceux qui furent nuls, quelques-uns doubles ou triples sur le même point et qui ne reçurent qu'un même numéro, il fallut filer et remonter à peu près 250,000 mètres de fune (250 kilomètres). On opérait sur le même fond, soit en mouillant un des engins sur l'arrière et en même temps un second par la hanche de bäbord, soit en répétant deux ou trois fois le dragage sans s'éloigner du point dont la sonde avait permis de coter la profondeur.
Aux environs des dragues, des thermomètres Miller-Casella et des bouteilles à eau étaient fixés;