SCÈNE II
CATTI.LK, LESBIE, Mi«i« d'tu.f
CATULLE
Lestne ! est-ce bieo vous?... ah ! viens sous ce berceau... Qu’avez- vous, nn v s amour»?... la nymphe du ruisseau Trop tôt jwr sa chanson vous a-t-cllc éwllkv,
Ou quelque hamadryade errant sous la fouillée?
Lisait.
Comme vous j’ai voulu saluer le soleil...
Kt puis certain soupçon tourmentait mon sommeil...
Ou parle trop de vous, Catulle, par la ville!...
On dit que nmn amaul, courtisant Ipsilhille, Enchâsserait ce nom de Usbii* abhorre Dans le cadre galant de sou rhythme doré...
Ou dit...
CATULUC.
Bon! lai«sons dire, ô ma belle jalouse!...
Le laurier-rose embaume et verte est la pelouse!... Sous le» pampres fleuri* qui laisse voir le ciel Vu ns goûter avec moi le lait.de et le miel !
C'est me donner le change et de façon habile... Mais répondez, Catulle, Ip^ilhille?...
CATCUJ
Je ne la connais point...
Ipsithille...
LESBIE
Une Grecque à l’œil noir Qu'Àurélin* avait à souper l’autre soir.
CATULLE-
Mais je ne sais vraiment quelle demeure est sienne...
USMt
Vous lui donniez la main sur la voie Appicnne...
CATULLE
Tpus les jours une femme a besoin d’une main Cour mieux franchir l’égout qui barre le chemin.
IXSfclF..
C’était prendre vraiment grand soin d’une toilette Qu’Octavus aujourd’hui, Fatistus demain achète...
Vivons, ô ma Lesbic... et trêve à ces propos...
Qu’il ne soit question ici que de repos El d’amour!... le temps passe, emportant sur ses ailes Nos jours les plus riants, nos heures les plus belles!
LESBIE
Catulle est riche alors, puisqu'il peut partager Ce» heures que le temps vient trop vite abréger.
^ CAlll.lt.
I* campagne vous rend d’une humeur difficile !
Kt vous m'allez bientôt faire aimer ipsitlnlle...
LOME.
C’est trop...
CATULLE
Faisons la paix!... Lesbie et le destin Sont-ils donc conjurés contre moi ce matin?
Sur ce marbre sculpté pose ton bras d’alluUre El contemple avec moi ce large amphithéâtre Que Home, la cité des héras et des dieux,
Dans l’ombre et le soleil dresse devant nos yeux!
Km, s’agite le sort des hommes et des choses...
Lesbie... oh! gardons bien notre nid dans les ro»e«!...