‹ Sous les pampres un acte, en versChapitre 4 sur 20 · I.LSBIE · texte numérisé non relu

I.LSBIE

Jusqu’à l’heure où César nous y viendra troubler... Pensez-vous qu’il vous laisse à votre aise exhaler Vos regrets du (tassé, contester son empire Et diriger sur lui les traits de la satire?--.

Vos vers, û mon Catulle, ont négligé l'amour...

C’est d’un mauvais présage il je crains (tour ce jour.

CATULLE

Chassez loin les souci» et Uisscz-moi sourire!... Quoi!.. Lesbie a parlé de liberté, d’empire!...

Ces grands mots du Forum qui font les orateurs Pour tribune ont-ils pris ces bosquets et ces Heurs? lut sombre |M»litinue, en son tourment morose,

Veut-elle donc plisser vos deux lev les tic ruse?

Et ces uuages lourd» qui suspendent dan» l’air

i Les révolutions, la tempête et l'éclair.

Vont-ils donc voyager sur l’aile de la brise?

! Lesbic, en vérilc. je vous eusse comprise Si, laissant là César et son gouvernement»

L’oiseleur, a vos veux, eût etc quelque amant Dont i’habile manège, à defaut de t ndrease,

Sait disposer les lacs où se prend ta caresse...

Gellius, par exemple...

LESBIE

Ah! Catulle!

CATULLE

Un préteur

En qui l'Age a versé dès longtemps sa lenteur,

Qui pille |.t province avec delicate-so Kt fait payer au flse ses retours de jeunesse...

Un d*- Oifinnis par qui les vois flattes Portent le dernier coup au cœur des libertés...

LESBIE

La |h il i tique , .«mi . de fou vous rendra sage...

J’aime mieux la folie!.., die a son avantage...

Kl {Riisquc les concerts et les couplets d’auiour Dorment sur votre lyre au moins pour tout le jour, Souffrez, vilain grandeur, que je me trouve libre D • <j né ter le» regards sur le» rives du Tibre-,

Kl donne pour h moins un semblant de valeur A ces bruits qu'inventa votre fâcheuse humeur.

C’était vraiment la |ieinc, injuste que vous êtes,

Que ma jeune gaîté vous réservât des fêtes Et. pour mûrir coteaux et pré» à votre bras,

Vous gantât son franc-rire et scs joyeux éclats!

J’ai dit et je vous lai&aj,..

CATULLE

Adieu donc... à votre aise!

I Le soir, vous le savez, est doux sou» le mélèze...

I Et quand du vieux prêteur l’étoile aura pâli , Ne me reléguez pas trop loin dan» votre oubli.

LESBIE

I Catulle nYst («as seul à charmer une femme I El son rliyllime n’a pas tarit de pouvoir sur l’âme 1 i Si prés de Gellius habitent les ennuis,

Il est plus «l'une étoile au front des belles nuits CATULLE.

Bonne chance !

usme.

(A part.)

Merci !... Quoi ! d’humeur si tranquille Il me laisse partir sans regrets pour la ville?

Cache-t-il sous col air quelque dessein secret Que mon départ pour Borne aujourd'hui servirait?

Page 1