LE GRAND REPOS
(Pensée de novembre)
SONNET
On se disperse dans la vie, On se rassemble dans la mort Qui sous la terre nous convie
Et nous y couche sans remord.
Qu’importe la route suivie Et l’éclat passager du sort!
Il vient un jour où l’on envie
Le repos de l’ami qui dort;
Hélas! deux fois enseveli,
Et dont la poussière, sans doute,
Dans l'éternel silence goûte
Des vivants l’éternel oubli!
Qui dort là-bas au cimetière Sous l’indifférence et la pierre,