‹ Sous les pins [microforme]Chapitre 54 sur 69 · LE LAC SAINT -FERDINAND · texte numérisé non relu

LE LAC SAINT -FERDINAND

Musique par l'abbé GRONDIS.

Le lac aux ondes blanchissantes, Ne réflétait dans ses flots clairs Que les bois aux cimes puissantes

Que noircit l’aile des éclairs.

Dans cette solitude

Pleine de quiétude

Seuls chantaient les oiseaux.

Aucune voix humaine

— Chant d’amour, cri de haine --- N’avait troublé ses eaux.

Et du lac en repos

On dirait que la lame

A ces humbles héros

Chante un épithalame.

O trembles frissonnants, érables gracieux, Frênes au tronc robuste, ormes audacieux

Qui penchez sur les flots vos fronts silencieux,

Sur la rive où règnait ce solennel silence

Un clocher, tout rempli de voix jeyeuses, lance Sa flèche d’argent vers les eieux, Et le nid fragile et soyeux

D’un ramier jaloux s’y balance.

Or, un jour que le lac éprouvait de la peine

A battre de ses flots des rivages déserts, Un cri retentit dans les airs

Et le sol tressaillit sous la chute d’un chêne.

Adieux, jours sans clameurs !

Adieu, nuits sans rumeurs!

La chanson des rameurs Court sur le lac sauvage.

Et sur ses frais ilots

Les ormes, les bouleaux

Qui jetaient l’ombre aux flots

Gisent sur le rivage.

Car, fils des héros d'autrefois, Nos pères vinrent là plus forts que nous ne sommes. Leur cognée a couché ces bois

Comme un jour leur épée a moissonné les hommes.

Quand la cloche a sonné, Le vieux lac étonné,

S’éveillant d’un long rêve,

D te OR.

Vint amoureusement,

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