‹ Sous les pins [microforme]Chapitre 69 sur 69 · DERNIERS VŒUX · texte numérisé non relu

DERNIERS VŒUX

Lorsque sonnera l’heure où je devrai descendre

Dans cet éiroit cercueil sur moi trop tôt fermé, O vents qui soufflerez au-dessus de ma cendre,

Ne la dispersez pas loin des lieux que j’aimai.

O vers qui rongerez ma mortelle dépouille, Ralentissez votre œuvre, ouvriers du trépas, Afin que dans ce lieu de nuit sombre et de rouille

Je sente près de moi ceux que j’aime ici-bas.

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Que le frère et la sœur, que l’enfant et l’épouse Au lieu de mon repos se couchent sans retour, Sans craindre que Jamais cette terre jalouse

Ne livre le secret de ce lugubre amour!

L'un après l’autre, tous, qu’ils viennent prendre place Près de ceux que, peut-être, ils ont vite oubliés ; Que le saule pleureur de sa racine enlace

Les coeurs qu’un seul amour sur terre avait liés!

Et quand tous se seront couchés ss cette pierre, Quand tous auront pris place au dernier rendez-vous, Alors, 6 vers rongeurs, mettez-1ous en poussière,

Et vous, 6 vents du ciel, vite, dispersez-vous !

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Que üe cette poussière, immortelle semence, Naissent en d’autres lieux d’autres êtres plus beaux. Ces atomes perdus dans la nature immense

Feront germer la vie, un jour, de nos tombeaux!

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