LETTRE DU GÉNÉRAL BOULANGER
A propos des Sous-Officiers
Notre collaborateur et ami Laisant a reçu du général Boulanger la lettre suivante à l'occasion du récent article qu'il a publié dans la Presse, intitulé Sous-Officiers :
« Saint-Hélier, 6 décembre 1889.
« Mon cher ami» . ., ,
« Je viens de lire votre article paru dans la Presse, Sous-Officiers. « Il m'a fait le plus vif plaisir et je vous félicite sincèrement de l'énergie avec laquelle vous avez défendu l'honneur de «os sous-officiers. « Ils vous en seront reconnaissants et votre article leur montrera pw sont leurs amis.
« Recevez, mon cher Laisant, l'expression de mes sentiments affectueux.
« Général Boulanger. »
Cette lettre paraît le 12 décembre dans la Presse. L'effet ne tarde pas à s'en faire sentir.
Le 16 décembre, le ministre de la Guerre adresse au garde des sceaux une lettre par laquelle il saisit officiellement celui-ci d'une plainte contre Descaves.
Le gouvernement n'a évidemment pas voulu laisser à un parti hostile le monopole de se préoccuper du sort de nos sous-officiers.
Que le gouvernement et le général Boulanger se gourment entre eux, M. Stock y consent volontiers. Mais il demande qiiè ce ne sx)it fias^'^iir son dos; et il voudrait b^ç^^. que la conséquence de nos querèlies politiques ne fût pas pour lui une comparution en cour d'assises.
Ce sont là des circonstances extrinsèques; mais elles sont dans l'afTaire ; elles sont à l'origine de l'affaire; ce sont elles qui ont provoqué la poursuite. Laissons-les, maintenant que vous connaissez comment la soUicitu'de du ministère public a été éveillée. Ce n'est pias la