‹ Souvenir de famille [microforme]Chapitre 1 sur 11 · LE MARIAGE EST UN SACREMENT · texte numérisé non relu

LE MARIAGE EST UN SACREMENT

Le Mariage est un sacrement qui sanctifie l'union de l'homme et de la femme en leur donnant la grâce de vivre ensemble chrétiennement.

C'est un sacrement, c'est-à-dire que ce n'est pas un simple contrat comme ceux qui sont régis par les lois humaines et qui n'établissent entre les hommes aucun lien religieux.

Bien qu'ayant le caractère de contrat, le mariage est au-dessus de tout contrat : 1° pour la fin que Dieu lui a assignée et la noblesse des engagements qu'il comporte ; 2 parce que Dieu lui-même l'a institué dès le commencement du monde et l’a fait un et indissoluble ; 3° parce que Jésus-Christ l'a élevé à la dignité de sacrement.

De tout temps on a reconnu au mariage un caraclère sacré. Mais depuis que Notre-Seigneur Jésus-Christ en a fait un sacrement, il a revètu un

ns

‘aractère surnaturel d'où découlent pour les tiens deux considérations de Ja plus haute i tance ;

La première, c'est que l'Eglise ayant seule de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pouvoir d’ nistrer les sacrements et de déterminer les [ lions dans lesquelles ils pourront être con c'est à elle seule qu'il faut s'adresser pour to qui concerne le lien du mariage ; que de plus loi civile prononçant sur le mariage ou le di est nulle et sans force, tout comme serait un portée par la même autorité civile sur un des a sacrements,

En second lieu, les sacrements des vivants donnent toujours, avec une augmentation « grâce sanctifiante, une grâce particulière qui l'homme à atteindre la fin pour laquelle chac ces sacrements à été institué ; d'où il suit q! sacrement de mariage donne aux époux qi reçoivent dignement, outre une abondance de ; sanctiliante, la grâce de vivre chrétiennement leur état, de s'entraider et de se supporter, de | nir à l'Église des générations chrétiennes.

C'est Dieu qui, au jour de la Création de l'hoi et de la femme, a institué le mariage ; c'est Jé Christ qui, en venant sur la terre, l'a rétabli ( sa dignité et dans sa pureté primitives et l'a € à la hauteur d'un sacrement; et si aujourc Jésus-Christ n'est pas visiblement présent au mi des hommes pour recevoir leurs promesses et

ur les chréaulte impor-

t seule recu oir d'admir les condire conférés, our tout ce le plus toute

le divorce ait une loi n des autres

ivants nous tion de la re qui aide » chacun de suit que le >ux qui le ce de grâce ement dans er, de fours.

le l'homme rest Jésustabli dans t l'a élevé ujourd'hui ‘au milieu ses et leur

donner en échange ses bénédictions, il est toujours vivant dans sa sainte Église, et nous bénit par les prêtres qu'il a institués pour tenir sa place.

Le mariage célébré à l'Eglise et béni par le curé de la paroisse, où par les prêtres qu'il délègue pour le remplacer, est donc le seul qui mérite le nom de mariage, le seul valable devant Dieu.

Le mariage purement civil, ne constitue pas une union légitime aux yeux de Dieu ; les personnes ainsi unies ne sont pas mariées ; elles sont dans l'habitude du péché mortel en sorte qu'elles ne peuvent plus recourir aux sacrements tant qu'elles persevérent en cet état ; et si elles meurent sans avoir fait pénitence, elles sont damnation éternelle.

exposées à Ja

Lorsque les époux ont pris devant Dieu l'engagement de s'appartenir pour toujours l'un à l'autre, ils ne peuvent renier leur serment. 11 suit de là que le mariage est nécessairement indissoluble, c'est-à-dire qu'il ne peut se dissoudre que par la mort de l'un des époux, et jamais par le divorce. « Que l'homme, a dit l'Evangile, ne sépare pas ce « que Dieu a uni... « Tout époux qui divorce avec « son épouse pour se marier avec une autre commet «un adultère. »

Ce principe demeure toujours inébranlable. Lors même que la loi civile permet le divorce, l'iglise ne peut faire autrement que de le condamner.

Elle-mème, en effet, malgré le pouvoir obsolu qu'elle a reçu de son divin Fondateur de lier et de

délier, ne peut cependant délier ce que Dieu indissoluble

Défense est done faite aux catholiques, s demander le divorce, soit de profiter du d prononcé contre eux pour se marier avec un Dans Fun ou l'autre cas, d'ailleurs, l'Eglise serait la bénédiction nuptiale à l'époux divor voudrait contracter un nouveau mariage, et l’ dât-elle par surprise ou non, ce second m serait nul.

Page 1