DEVOIRS DES PARENTS ENVERS LEURS ENFANTS
Du sacrement de mariage découlent non seulement les devoirs entre époux, mais les devoirs des
: parents envers leurs enfants ; puisque la fin prin-
‘ cipale du mariage est la procréation et la bonne
: éducation des enfants.
Les époux seraient coupables d'une faute grave s'ils profanaient la sainteté du mariage en cher-
François de Sales, le grand honneur du mariage que Dieu s'en serve pour multiplier les âmes qui doivent le bénir et le louer éternellement. Ce n'est pas, dit-il encore, faire une bonne maison que d'y mettre beaucoup de biens du monde, mais de bien
élever les enfants en la crainte de Dieu et en vertu. En quoi on ne doit épargner aucune sc de peine ni de trasaux, puisque les enfants son couronne du pére et de la mère. »
Que les parents remercient done le ciel de 1 envoyer des enfants, et qu'ils les offrent à Dieu le premier jour! Sainte Monique consacra son | Augustin avant qu'il füt né, par plusieurs ac d'offrande, à la religion chrétienne et à Ja glo de Dieu. C'est là un grand enseignement pour. femmes chrétiennes qui doivent offrir à la divi Majesté leurs enfants avant leur naissance : < Dieu, qui accepte ce qu'un cœur humble Jui pi sente, bénit pour l'ordinaire les bonnes affectio des mères en ce temps-là.
La mère de Saint Bernard, digne mère d'un l ils, prenait ses enfants entre ses bras aussit qu'ils étaient nés, les offrait à Jésus-Christ, et, di lors, les aimait avec respect, comme chose sacre que Dieu lui avait confiée : ce qui lui réussit : heureusement qu'ils furent tous très saints.
Dès que les enfants sont nés, le premier devoi des parents est de les faire baptiser sans retard ‘!
Lorsqu'ils commencent à avoir l'usage de 1 raison, les parents doivent imprimer dans leur cœurs l'amour :t la crainte de Dieu et les habitue à prier le Seigueur matin et soir. Enfin, lorsqu'il sont parvenus à l’âge de sept ans, ils doivent le.
(1) On ne doit pas différer le baptême au delà de trois jours etil y a faute grave de différer plus de dix jours.
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mener à confesse au moins deux fois par année et les y préparer en conséquence.
Qu'ils répètent à leurs enfants ce que la reine Blanche de Castille disait souvent au roi Saint- Louis, son fils : « J'aimerais mieux, mon cher enfant, vous voir mourir devant mes yeux que de vous voir commettre un seul péché mortel ! » ce qui demeura tellement gravé dans l'âme de ce Saint fils que, comme il le racontait lui-même, il ne f.t pas un jour de sa vie où il ne s'en souvint.
Lorsque les enfants sont en àge d'être instruits, les parents doivent les envoyer aux écoles. Heureusement dans notre pays, nos écoles sont essentiellement chrétiennes, et les parents peuvent en sûreté de conscience confier leurs enfants aux maitres ou maitresses d'école.
Ils doivent enfin apporter un soin tout particulier à ce que leurs enfants se préparent à faire une bonne première communion et à recevoir le sacrement de confirmation à l'époque fixée par l'autorité diocésaine. Pour cela les parents auront soin de voir à ce que leurs enfants suivent assidument les ‘atéchismes du dimanche, les exercices préparatoires à la première communion et le catéchisme de persévérance.
Une fois la première communion faite, l'éducation religieuse des enfants n'est pas, comme on le croit trop souvent, terminée. C'est alors, au contraire, que le démon redouble contre eux ses attaques, et que, soit par de mauvais exemples, soit par des
amis plus mauvais encore, il glisse dans le âmes un venin mortel. C'est aux parents à red bler de leur côté de vigilance, à écarter le péril où ils le voient venir ; c'est à eux de montre: leurs enfants la nécessité de remplir à tout : leurs devoirs envers Dieu, de sanctifier le diman et les fêtes d'obligation par l'assistance à la sai messe et par le repos dominal, et d'approcher s vent des sacrements
Cette doctrine salutaire, les parents doiv:
l'enseigner à leurs enfants, non seulement I la parole, mais encore et surtout par l'exemp Le fils qui aura vu son père observer sans resp: humain les commandements de Dieu et de l'Egl deviendra lui-même un bon chrétien fidèle : la mi qui aura su initier sa fille, non seulement a pratiques d'une solide piété, mais aussi aux trava intérieurs et aux devoirs de la vie de famille, rendra digne de fonder à son tour un nouveau foy et d'y apporter les traditions d'ordre, de simplic: et d'abnégation. C'est en ce sens qu'il est vrai. dire : « Tel père, tel fils ; telle mère, tellé fille. »
Les parents doivent apporter à cette gran œuvre de l'éducation de leurs enfants autant fermeté que de douceur, pour gagner la confian de leurs enfants et les encourager au bien ; de fermeté, pour leur faire sentir le joug du devoir les armer contre l'esprit du mal. Que néanmoi leur bonté ne dégenère jamais en faiblesse, ni le fermeté en irritation ou en violence !
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