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rais jamais quitter une ville où j'étais si choyé.
Cependant je fixai mon départ pour le 20 janvier. Il me serait impossible d'énumérer toutes les attentions dont je fus l'objet pendant les quelques jours qui le précédèrent, D'abord un grand bal en l'honneur du vice-roi, gouverneur général du Canada, bal splendide où l'élite de la société canadienne s'était donné rendez-vous. Durant ce bal, je fus présenté au vice-roi et à la vice-reine. L'un ct l'autre parlent très-bien français ; je restai à peu près une demi-heure avec eux, et ils eurent l'amabilité de m'inviter pour le lendemain à une petite fète qu'ils donnaient à la population de Toronto.
Je conserverai toujours un excellent souvenir de Lord Dufferin, un des hommes les plus éminents d'Angleterre, et de sa charmante femme, dont la grace et la beauté en ont fait l'idole du Canada,
Puis j'allai dire adieu à toutes mes connaissances, ou plutôt au revoir, car je promis de repasser par Toronto, en revenant de mes grands voyages.
Mes deux dernières soirées furent pour la famille
Beardmore et le gouverneur. Je ne pu's exprimer le