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Comment peut-on reconnaître la vraie Eglise de Jésus-Christ, commencée le jour de la Pentecôte ? À deux marques principales, comme je vous Pai déjà dit duns une autre instruction.
La première, que cette Eglise existe depuis plus de 1800 ans, parce qu’il y a plus de 1800 ans que Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu sur la terre pour fonder son Eglise,
La deuxième marque, que cette Eglise doit toujours avoir existé, sans interruption, depuis sa fondation jusqu’à nos jours. Or, l'Eglise de Jésus-
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Christ a toujours existé depuis sa fondation jusqu’à nous, et cela sans interruption, puisque saint Augustin comptait de son temps 39 Papes qui avaient gouverné l’Eglise de Jésus-Christ depuis saint Pierre. Il les nomme les uns après les autres.
L'histoire nous a conservé les noms de tous les Papes qui se sont succédé les uns aux autres, sans interruption, depuis saint Pierre jusqu’à Léon XTIT glorieusement régnant aujourd’hui.
On peut facilement les nommer les uns après les autres, et l’histoire nous a conservé la date de leur nomination aussi bien que celle de leur mort, ce qui prouve que l’Eglise de Jésus-Christ a toujours existé depuis sa fondation jusqu’à nos jours, c’est-àdire depuis 1894 ans.
Où étaient le luthérianisme, le calvinisme, le protestantisme, il y a 1800 ans ?
Ces erreurs étaient dans le néant, puisque le premier protestant n’apparaît qu’en 1520 de notre ère.
Il y avait donc 1520 ans que l'Eglise de Jésus- Christ existait sur la terre, lorsque le premier protestant, uu religieux défroqué et apostat, Luther, apparut sous la calotte des cieux.
Où était la véritable Eglise de Jésus-Christ avant Luther, Calvin et Henri VIII ?
était Eglise catholique, apostolique et romaine, Il n'y en avait point d’autres.
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Si l'Eglise catholique était la véritable Eglise de Jésus-Christ avant Luther, Calvin et Henri VIII, elle l’est encore aujourd’hui et les protestants ont eu tort de s’en séparer.
Nos frères séparés disent qu'il s'était glissé plusieurs erreurs dans l’Église catholique, et voilà pourquoi Luther, Calvin et Henri VIII s’en sont séparés.
Ou ces erreurs imputées à l’Église catholique étaient préjudiciables au salut, ou elles ne l’étaient point. Si ces erreurs étaient préjudiciables au salut, l'Eglise serait tombée én ruine en enseignant l’hérésic ; ce qui aurait été contre la promesse formelle de son divin Fondateur, qui lui a dit : Que les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle, et qu’il sera loujours avec elle jusqu'à la consommation des siècles.
Ou ces erreurs n’étaient point préjudiciables au salut ; alors il n’était pas permis à nos frères séparés d'abandonner la vraie Eglise de Jésus-Christ.
Pour se sauver, pour arriver sûrement au ciel, il faut avoir une foi divine, surnaturelle, À savoir une foi fondée sur lautorité de Dieu et de la révélation. Il faut de plus une foi universelle, qui embrasse toutes les vérités révélées sans exception, lesquelles sont contenues dans l’Ecriture et la Tradition, Il
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faut enfin une foi souverainement certaine, qui n’admette point la moindre incertitude, la moindre hésitation. £
Or, le protestant — à proprement parler — n’a point cette foi divine, surnaturelle, universelle et souverainement certaine.
Et, pour ne signaler que ce dernier point, la crédibilité de la foi — qui nous est exclusivement donnée par le magistère authentique et infaillible de l'Eglise, —le protestant ne l’a point ! Non, iln’a pas la certitude touchant le canon c’est-à-dire la liste des livres saints ; il n’a aucune certitude encore touchant les versions de sa bible ; il n’a aucune garantie certaine de l'interprétation des Saintes Ecritures et en voici la preuve :
En 1598, les protestants de Strasbourg retranchorent du canon des Ecritures Saintes l’Epitre de saint Paul aux Hébreux, lEpitre de saint Jacques et l’Apocalypse de saint Jean, et 74 ans plus tard, ils les remirent de nouveau dans leur bible,
Vous voyez don® qu'ils n’ont aucune certitude touchant l’authenticité de leur bible,
D’après les ministres protestants mêmes, leur bible est rempiie de fautes et d’erreurs.
En voici la preuve. Ces années dernières, dans une grande convention des ministres protestants à
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St-Louis de Missouri, un d’eux déclara que dans leur bible il y avait plus de trente mille erreurs. Une erreur c’est déjà trop; mais que pensez-vous d'un livre qui renferme trente mille erreurs ? Comme moi, vous voyez que c’est trop fort.
Ces années dernières encore, les évêques ct les ministres protestants d'Angleterre présentèrent une requête au gouvernement anglais, lui demandant une assez forte somme d'argent pour faire réimprimer de nouveau leur bible, déclarant que la version qu'ils avaient du roi Jacques était remplie d'erreurs.
Si leur bible, comme ils le prétendent eux-mêmes, est remplie d'erreurs, il s’ensuit donc qu’ils n’ont point la parole écrite de Dieu, car la parole de Dieu est exempte de toute erreur.
La vraie Eglise de Jésus-Christ a encore quatre marques distinctes par lesquelles on la reconnaît des fausses religions.
Elle est Une, parce que tous les catholiques sont unis dans les mêmes sentiments de foi. Ils ont tous le même symbole ; il ne peut y avoir de division parmi eux touchant les vérités revélées, parce que chaque fois que l'Eglise déclare que telle et telle partie des Saintes Ecritures doit être comprise de telle manière, tous les catholiques acceptent cette
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interprétation et doivent s’en tenir aux explications qui leur sont données par le magistère infaillible de l'Eglise.
La seconde marque de l Eglise de Jésus-Christ est sa Suinteté.
Elle est sainte, parce que c’est dans son sein que sont sortis tant de saints, tant de saintes et un si grand nombre de martyrs. Si on peut se sanctifier dans l’Eglise catholique, on peut donc s’y sauver.
Il n’y a qu'un baptème, qu’une foi, qu'un seul Dieu et qu’une seule Eglise.
C’est dans l'Eglise catholique seule que l’on voit tant de miracles et cela pendant tous les siècles de son existence : ces miracles prouvent sa sainteté.
La troisième marque de la vraie Eglise de Jésus- Christ, c’est sa Catholicile.
C'est-à-dire qu’elle est répandue dans tout lunivers, et saint Augustin nous dit :
‘ Ce qui me retient aussi dans lEglise, c’est le “ nom de catnolique, car,quoique tous les hérétiques ‘ fassent leur possible pour se faire appeler catho- “ liques, ils ne peuvent y parvenir.”
La quatrième marque de l'Eglise de Jésus-Christ est son À postolicité.
C'est-à-dire, il faut que les pasteurs et les évêques remontent sans interruption jusqu'aux Apôtres, de
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manière que chacun puisse faire voir qui a été son prédécesseur,
On ne trouve point ces marques chez les protestants et surtout cette dernière, car ils ne peuvent remonter qu'à Luther ou à Calvin en 1520.
L'Eglise de Jésus-Christ possède donc ces quatre marques, ct elle seule. Elle a l’unité, la sainteté, la cutholicité ct l’apostolicité.
Cette Eglise de Jésus-Christ qui possède ces quatre marques, est l’Eglise catholique, apostolique ct romaine à laquelle nous avons l’honneur d’apparteuir.
Un jour, un ministre protestant disait à un homme distingué : Pour ma part, je n’aime pas ceux qui changent de religion.—Ni moi non plus, répondit le gentilhomme, car si mes ancêtres n'avaient pas changé de religion, je n’aurais pas été obligé de revenir au catholicisme. Il faut bien remarquer qu’un protestant qui se fait catholique ne change pas de religion, il ne fait que rentrer dans celle que T ses pères ont eu le malheur de quitter.
On demandait un jour à un catholique établi dans un pays protestant s’il n’éprouverait pas de peine à voir ses cendres mêlées avec celles des protestants qu’il regardait comme hérétiques.
Non, répond-il : je demanderai seulement que
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“l’on creuse plus avant, et elles se trouveront
Dn “ réunies à celles des catholiques.” Cette Eglise catholique, apostolique et romaine
” ir est ce grand arbre vigoureux, aux nombreux | nt ‘ameaux toujours verdoyants, planté sur cette terre |
par un Dieu crucifié et les Apôtres, arrosé de leur ! re sang et du sang de près de vingt millions de martyrs, | la ombrageant aujourd’hui plus de deux cent vingt |
millions de catholiques répandus sur toutes les | re parties de notre globe terrestre. Cet arbre toujours | et grandissant peut seul donner la vie et la force, et ! je toute branche qui s’en détache ne peut que produire \£
la faiblesse et la mort et ne saura jamais porter de | R 10 | bons fruits. 14 i Aimons done, Mes Frères, l'Eglise de Dieu, | e l'Eglise de Jésus-Christ, respectons donc ses divins ‘hi à enseignements et restons toujours attachés à notre | à foi, à cette foi qui à produit tant de glorieux ‘À Li martyrs, à cette foi qui a donné au Ciel tant de ‘5 C bienheureux, tant de saints et de saintes, à cette foi | À.
qui fera votre bonheur ici-bas et votre éternelle récompense dans la céleste patrie.
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Ile et docete 1mres gentés, Allez et enseignez toutes les nations:
Cr-Marru., XXVIILI, 19.)
Telle fut, Mes Frères, la mission divine confiée aux Apôtres et à leurs légitimes successeurs.
“ Toute puissance,” dit Notre-Seigneur à ses Apôtres, ‘ m'a été donnée dans le ciel et sur la terre ; vomme mon père m'a envoyé, voici que je vous envoie, et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles, jusqu’à la fin des temps ;”” puis Notre-Seigneur ajoute : Qui vous écoute m’écoute, qui vous méprise me méprise, et qui me méprise, méprise celui qui m'a envoyé.” Or, qui a envoyé Jésus-Christ sur la terre ? Dieu son père, et Jésus-Christ à son tour envoie ses Apôtres et leurs légitimes successeurs par tout le monde. Ceux qui écoutent les vrais successeurs de Jésus-Christ, écoutent donc Jésus-Christ lui-même, obéissent donc à Dieu lui-même.
Pour enseigner la religion de notre divin Sau-
rte tiennent.
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veur, il faut avoir reçu une mission spéciale, il faut avoir été choisi par Dieu, et saint Paul nous dit : Qu'il faut être appelé de Dieu comme Aaron l’a été.” Personne ne peut usurper ce pouvoir. En effet, le Christ, prêtre nonimé par son père éternel et qui a reçu de lui tout pouvoir, data est mihi omnis protestas, (Matth. XXVIIT, 18.), choisit jui-même ceux qu'il veut élever à cette sublime dignité, et il dit à ses douze Apôtres : ‘“ Allez, prêchez, £aptisez, faites ce que j'ai fait et souvenez-vous de moi, c’està-dire agissez en mon nom, je suis avec vous tous les jours.”
Telle fut la mission confiée aux Apôtres. Cette mission est divine parce qu’elle vient de Dieu.
Les Apôtiss, à leur tour, agissant au nom du divin Sauveur, et d’après l'autorité qui leur avait été donnée pur lui, établirent des évêques et des prêtres.
Voilà le sacerdoce formé et établi d’une manière régulière dans l’Eglise de Dieu, et c’est #insi qu'il a toujours été pratiqué dans l'Eglise catholique depuis les Apôtres jusqu’à nos jours.
Maintenant, si l'examine les titres des ministres protestants, je me demande qui les envoie prêcher et de qui ont-ils reçu leur mission ?
Est-ce de notre divin Sauveur ? Est-ce de saint Pierre ? Est-ce de l’un de ses successeurs ? Non. Qui donc les envoie ? Luther et Calvin ?
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Quel est donc ce Luther ?
Luther, comme je vous l'ai déjà dit dans mes instructions précédentes, fut un religieux apostat. Il fut baptisé et élevé dans la religion catholique. Il entra chez les religieux de l’ordre des Augustins, et, à 23 ans, il fit Hbrement, volontairement, en parfaite connaissance de cause, sachant parfaitement bien ce qu’il faisait, ses trois vœux perpétuels d’obéissance, de pauvreté et de chasteté ; c’est-à-dire qu’il promettait solennellement à Dieu d’obéir, d’être pauvre et de garder la chasteté tous les jours de sa vie, jusqu'à lheure de sa mort. Il se consacrait donc volontairement à Dicu, au service du Seigneur et de la religion catholique à l’âge de 23 ans. Il était parfaitement libre de prononcer ses vœux ou de ne pas les prononcer, de se consacrer À Dieu ou de ne pas se consacrer; mais, une fois ses vœux faits, il n’était plus libre de déserter son monastère, —V'oici ce que nous disent les Saintes Ecritures : ‘ Souviens-toi d'accomplir le vœu que tu as fait.” (5 Esd. IV., v. 43). ‘ Chacun peut faire le vœu qui lui plaît, mais il doit avoir soin de tenir le vœu qu’il a fait.” (Sup. Psal, 75).
‘“ Le vœu est volontaire, mais son accomplissement est nécessaire ; autrement l’homme est parjure dans sa promesse.” (Sup. Eccies, ©. 5.) ‘ Vous pou-
vez faire un vœu ou ne pas le faire, mais vous n’êtes pas libre de ne pas accomplir.” —Luther demeura dans cet ordre religieux jusqu’à l’âge de 35 ans, par conséquent douze ans.
Pendant ce temps, 1l passa sa vie en austérités, en, jeûnes, en veilles, en oraisons, avec pauvreté, chasteté et obéissance.”?
‘ Cependant je brûle,” disait-il à ses amis, “ je “ brûle de mille feux dans une chair indomptée, je ‘ me sens poussé au libertinage avec une rage qui ‘ va jusqu’à la folie ().” Ce fut pour satisfaire cette rage, qu’ii débaucha une religieuse avec huit autres qui toutes avaient fait des vœux solennels, et se maria sacrilègement avec celle qui s’appelait Catherine Bora.
Maintenant que fut Calvin ?
Calvin naquit à Noyon en 1509, d’un père tonnelier. Il fut baptisé et élevé dans l'Eglise catholique, ar à cette époque il n’y en avait pas d’a tre.
Comme on remarquait en lui certaines dispositions pour l'étude, il fut élevé aux frais de l'Eglise, et étudia ‘selon les désirs de son père aux Universités d'Oriéans et de Bourges. Il lia connaissance avec un jeune homme fort débauché, Gu nom de Théo-