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Jean-Jacques avoue que ni lui ni les ministres ne sont däns la vérité ; s’il en est ainsi, de quel droit veulent-ils enscigner au nom de la Vérité ? Ils n’ont reçu aucune mission pour prêcher la parole de Dicu.
l’eut-on en sûreté de conscience suivre les enseignements du protestantisme ?
Je réponds négativement, ni duns ses dogmes ni dans sa morale.
A moins d’une ignorance invincible, À peine admissible, 1l est impossible de faire son salut avec Calvin, qui nie la présence de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, et avec Luther, qui croit à la présence réelle, mais repousse d’autres dogmes.
Il est impossible de faire son salut avec Ochin, qui enseigne que le Christ n’est qu’un envoyé de Dieu comme Moïse, et qu’il ne s’est jamais donné pour le Messie.
Si c’est Dieu qui a parlé, qui a révélé sa religion aux hommes, de quel droit serait-il permis aux uns de croire et aux autres de ne pas croire ?
Dieu, par les Saintes Ecritures, par la révélation, n’a enseigné qu’une seule doctrine. Il n’a pas dit aux uns : Vous pouvez croire telle et telle chose, et au x autres : Vous pouvez croire telle et telle autre chose.
Comme vous voyez, le catholique ne peut pas
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suivre l’enseignement des prôtestants,parce que parmi eux les uns admettent ce que les autres rejettent. Dans la doctrine protestante, il n’y a que contradiction et dans ses dogmes, et dans sa morale.
Luther en prèchant aux princes leur disait :
‘ Prenez, vous tous empereurs, rois, princes ; pre- ‘ nez, vous tous qui avez des mains pour prendre ; ‘ car, je vous le dis, Dieu ne bénira pas ceux qui ‘ ont des mains paresseuses (1) .”?
A ces paroles, Albert de Brandebourg, moine défroqué, s'empare du duché de Prusse dont il avait la garde, abandonne ses vœux de chasteté, d’obéissance et de pauvreté.
Christiern II, roi impie et sanguinaire, en Danemark, à la voix de Luther, pour avoir de l’argent, chasse les évêques, confisque les couvents et fait mourir un grand nombre de chrétiens.
Les nobles de Genève, à la voix de Calvin, s’emparent de tous les biens de l’Eglise, chassent les religieuses de leurs couvents, les pillent et défendent au peuple d’aller à la messe.
Gustave Wasa, en Suède, ayant besoin d'argent, de concert avec la.noblesse du pays, aussi corrompue que lui, embrasse le nouvel évangile et pille les évèchés, les couvents et les cures. Cependant le
1-Koœningaus, T. 1 p. 375.
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peuple tenait à su foi : il se révolte et on voit alors des populations entières, pour éviter la persécution, se réfugier pendant la froidé saison de l'hiver dans la profondeur des forêts. | À
Plusieurs moururent de froid et de misère. Le roi feint d’accorder la paix. Le peuple, sans défiance, se présente sans armes. Quatorze mille soldats entourent ces pauvres malheureux, tranchant la tête | à tous les chefs, et forçant le reste de la population à plier sous le joug protestant,
Dans toute la Suisse, dans toute l Allemagne, les princes, les nobles, la bourgeoisie se livrèrent aux plus affreux brigandages. Plusieurs évêques et grand nombre de prêtres furent exilés, emprisonnés et mis à mort. Les églises furent saccagées, les biens |: des moines et des religieuses furent confisqués et l volés,
Be pauvre peuple qui tenait à la foi de ses pères, la seule vraie, et qui était étranger à tous ces vols ct brigandages, se voyait enlever toutes ses ressources : il pleurait, il s’indignait et se révoltait, car le bien des prêtres et des moines était son bien, parce qu’il en retirait en partie sa subsistance.
{| Que fit-on pour le calmer? On le traîna aux | prêches, on lemprisonna, on le pilla et on l’égorgea | comme un vil bétail.
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Les prédicateurs de ce rouvel évangile, pour cou ronner tous ces forfaits, permirent aux seigneurs, aux princes, aux ducs de quitter leurs femmes légitimes et d'en prendre d’autres, et même d’en avoir plusieurs à la fois.
Un nommé Froment, protestant dauphinois, très zëlé et très ardent, raconte que ‘“ tous les nouveaux convertis couraient au pillage, hommes, femmes, mêmement ceux qu'on estimait les principaux de l’évangile; et un proverbe a longtemps régné, ditli, parmi les paysans et les gentilshommes, que c’était l’évangile Robin et l’évangile Larron (1) .” |
Le protestant Arnold disait : Des hypocrites sans nombre se prêtaient à ce qu’on leur demandait, obéissant en cela à la voix de leur ventre.” Aussi, ajoute-t-il, ‘que de gens prennent sans serupule dans les maisons consacrées à Dieu de l’or, de Pargent, du vin, du froment et jusqu’à des religieuses.”?
Mosheïm, protestant, nous dit : * que les principaux agents de cette révolution furent conduits plutôt par l’impulsion de leurs passions et leurs vues d'intérêt que par zèle pour la religion.”
Les principaux chefs protestants de la réforme avaient malheureusement prévu les terribles consé-
1—Actes et gestes, etc., par Froment.
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quences qui devaient résulter de la prédication de
ce nouvel évangile.
“ Mon Dieu, disait Mélanchton, quelle tragédie verra la postérité !”” Et Voltaire à son tour ajoutait : 4 Le Calvinisme devait nécessairement enfanter des guerres civiles, et ébranler les fondements des Etats.” Luther ne craignait pas d'affirmer : “ L’autorité des princes est une chose païenne, impie ; les
rois sont les plus grands fous et les coquins de la terre.”
plus fieffés
Quel est celui qui a étudié l’histoire, et qui ne connaît pas l’allocution de Munzer aux protestants d'Allemagne ? ‘“ Soulevez les villes ct les villages, etc. ” Cette allocution suscita la malheureuse guerre
de trente ans, qui fut dirigée de 1618 Gustave-Adolphe. Au témoignage
à 1648 par de Charles
Villiers, cette malheureuse guerre changea l'empire germanique en un vaste cimetière, et se termina par le traité de Westphalie qui amena l’indiffé-
rence religieuse,
Calvin ne s'attaque d’abord qu’à la religion, mais bientôt après à la royauté. Les protestants assemblés à Foix déclarèrent que la religion catholique
devait être anéantie dans le royaume.
dèrent par un attentat contre le trône.
Ils prélu- La France
alors offrit le plus triste spectacle que l’on puisse
n de
rédie tait :
r des s des L'aue ; les fieftés
qui ne »stants Mages, guerre 48 par harles empire rmina* indifté-
‘ mais assemolique LA prélu- Hrance
puisse
voir. Le pillage, les profanations, les incendies, les assassinats furent à l’ordre du jour et la vs fureur des protestants se déchargea sur le Fe bind Ils abolissent le Saint-Sacrifice de la en bite ; : les images, les croix, les vases sacrés, lie Le églises massacrent et enterrent tout vivants les prê n et les religieuses. de
Le protestant Colbett, en parlant du règne de la di Elisabeth en Angleterre, ne craint pas de die : ts . d’énamérer toutes les it se as es 10HUo eurent à endurer pen- . 8 HR éntendn la messe, ne re Es éàun prêtre, reconnaître A ne ape, rejeter celle de la reine, nn 5 a un de ces malheureux a À, : erribles tourments. Dans la ving- . . Len de la bonne Elisabeth, les 4 Tr ca ir iques n étaient plus qu’en très petit se 5 os que ne défendait sous peine de Pr a de DOUFERUX, et que d’ailleurs : plus de hiérarchie ceclésiastique.
see y avait en outre peine de mort contre Pi prêtre, venant de l’étranger en Angleterre ; : Le pour celui qui lui donnait P'hospiÿ ; peine de mort pour le prêtre catholique qui
exerçait les fonctions de son ministère sur le terri-
rater
‘ toire angluis ; peine de mort pour tous ceux qui ‘ allaient À confesse, il semblait que rien ne s’oppo- ‘ serait désormais À ce que la reine réussit dans son projet de détruire entièrement en Angleterre cette “ antique et vénérable religion qui, pendant tant de “siècles, avait fait le bonheur ct la gloire de la “ nation; cette religion, d’hospitalité et de charité, ‘ qui, tant qu’elle avait subsisté dans le pays, avait ‘ empêché qu’on n’y connût ce que c’estqu'un pauvre; “ cette noble et grande religion aux inspirations de ‘ Jaquelle on était redevable de la construction de ‘ toutes ces magnifiques églises, de toutes ces impor- ‘ tantes cathédrales qui décoraient l'Angleterre ; “ enfin, cette religion de véritable liberté qni avait ‘“ consacré tous les actes glorieux de notre législa- «tion (1),”
Voilà de histoire, des faits publics importants et irrécusables.
Comment Dieu a-t-1l pu se servir d’hommes sans principes, sans religion, perdus de mœurs, se vautrant dans la fange du vice, pour établir une religion
divime ?
Ils sont bien différents des Apôtres établis par notre divin Sauveur pour annoncer son évangile à toute créature, lesquels, au lieu de piller, de voler,
1—Lettres sur l’histoire de la réforme.
1X qui oppons SON e cette tant de de ln ‘harité, s, avait pauvre; ions de tion de im porleterre ; ni avait législa-
tants ct nes Sans
rautrant reli glon
blis par angile à le voler,
un peu d'argent !
d'assasiner, ont abandonné leurs biens, ont souffert la prison, les dents des bôtes féroces, le feu, les huiles bouillantes, le glaive et la mort.
Le protestantisme a pour fondateurs des hommes flétris, des moines excommuniés, des libertins éhontés, des pillards, qui ont, chacun à leur goût et d’après leurs propres caprices, ajouté, retranch#, changé les dogmes de la nouvelle croyance et les enseignements de sa morale.
La religion catholique a eu pour fondateurs Jésus-Christ et les Apôtres, ct elle s’en glorifie. Elle n’a jamais rien changé à leurs enseignements, ct les protestants avoucent eux-mêmes qu’on peut se sauver en suivant sa doctrine ; tandis que l'Eglise catholique nous enseigne qu’en suivant les enseignements du protestantisme nous sommes dans lerreur.
On voit malheureusement des catholiques, après avoir été bien négligents dans l’accomplissement de leurs devoirs religieux, se faire protestants pour recevoir quelques aumônes. Les prédicants protestants abusent de l’indigence de quelques mauvais catholiques pour les entraïner dans l'erreur, mais ces mauvais catholiques ne feront pas plus d'honneur aux protestants qu’ils n’en fuisaient aux catholiques. Un honnête homme ne vendra jamais son âme pour
Nos frères séparés dans Ja foi prétendent qu'on peut se sauver dans toutes les religions.
Mais de grâce, je vous le demande, Notre-Scigneur a-t-il dit à quelqu'un de ses Apôtres : Enseignez qu'il y à sept sacrements ; aux autres, qu'il n’y en a que deux ou trois ? Notre-Seigneur a-t-il jamais dit aux uns : Prèchez que je suis dans l’Eucharistie ; aux autres : Dites que je n’y suis point ; à celui-ci : Publiez qu'il y a un purgatoire, et À celui-là : Certifiez qu’il n'existe pas ?
Puisque les protestants admettent qu’on peut se sauver dans la religion catholique, pourquoi cherchent-ils à faire des prosélytes parmi les nôtres, en disant que leur religion est la meilleure, et qu’elle est la vraie religion du Christ ? Les protestants nous disent dans leurs prêches et nous enseignent dans leurs livres que les catholiques adorent la Suinte Vierge et les Saints, que l'Eglise vend le pardon des péchés et autres absurdités semblables.
Vous qui êtes catholiques, vous savez, comme moi, que cet enseignement protestant est absolument faux et dépourvu de tout fondement. Je vous le demande, avez-vous jamais entendu un prêtre vous dire qu’il fallait adorer la Sainte Vierge ct les Saints ?
Je vous le demande encore, vous qui allez à confesse : Avez-vous jamais payé un seul centin pour la rémission de vos péchés ?
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rneur qu'il à que taux ;, aux ibliez , qu’il
eut se cher- ‘es, EN yw’elle nous dans Suinte n des
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pour
L'Eglise catholique vous enseigne qu’on doit hon6rer la Sainte Vierge ct les Saints comme les amis intimes de Dieu. Les catholiques savent aussi bien que les protestants, et même bien mieux qu'eux, que le seul médiateur entre Dieu et les hommes, c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ mort sur la croix pour nous racheter de la damnation éternelle. En invoquant la Sainte Vierge et les Saints, nous les prions d’intercéder pour nous auprès de Jésus-Christ, notre seul et unique médiateur : nous ne les adorons pas.
Un seul Dieu tu adoreras.”” Voilà le premier commandement de Dieu adressé À tous les hommes, et tous les catholiques connaissent cet ordre du Soigneur de n’adorer que lui seul.
Les protestants nous reprochent d’avoir dans nos églises des images et des statues de Jésus-Christ, de la Sainte Vicrge, des Saints, et des reliques,
L'église autorise le culte des saintes images, à cause des grands avantages que les fidèles peuvent en retirer.
Le protestant Davy ne nous dit-il pas: “ Les images excitent à la piété, et les catholiques ne les adorent pas plus que les protestants n’adorent la Bible lorsqu'ils la baisent avec respect ? ”
Le ministre protestant Lavater disait encore : “ Rien n’est plus naturel que l’invocation des restes
d'hommes pieux. Est-il impossible qu’une vertu particulière s'attache aux ossements des Saints ? Combien de preuves nous en donnent les Saintes Ecritures? Il est naturel d’avoir une espèce de culte pour les reliques des hommes distingués.”
Aujourd’hui les protestants instruits conviennent que les catholiques ne sont pas idolâtres en hondraut la Sainte Vierge, les reliques et les images de saints.
Où donc les protestants ont-ils trouvé tout ce qu'ils racontent contre le Pape, contre les évêques et les prêtres? Tout ce que l’Eglise catholique enseigne par leur bouche est reconnu bon par la plupart des protestants instruits et de bonne foi. Ecoutez cc que disait Luther à ce sujet : ‘ Nous avouons, dit-il, que le papisme possède le plus grand nombre des bienfaits du christianisme, qu’il les possède même tous, que c’est de lui que nous les tenons. Nous avouons qu’il possède la véritable Sainte Ecriture, le véritable baptême, le véritable Saint Sacrement de l’Eucharistic, les vraics clefs pour la rémission des péchés, la vraie prédication de l'Evangile, le vrai catéchisme.”— ‘ Je dis que sous le Pape se trouvent les vrais chrétiens, le vrai troupeau choisi cet beaucoup de pieux et grands Saints ; si donc la vraie chrétienté est sous le papisme,
meme
il faut bien qu’il soit le véritable corps composé des vrais membres de Jésus-Christ. Et s’il est son vrai corps, il est aussi son esprit, son Evangile, sa foi, son baptême, ses sacrements, sa prière, son Ecriture et tout ce qui tient au christianisme.” (Op, t. IV, Tena.)
Le grand argument de Zwingle contre la présence réelle était sa haine contre le papisme. Luther lui répond ainsi : ‘ Misérable argument ! Niez donc l’Ecriture, car nous l’avons reçue de la papauté ; c’est dans le papisme que nous retrouvons le vrai catholicisme, les vrais articles de foi, le vrai christianisme.?”?
Ecoutons encore Luther. s'adressant au duc de Prusse : Il est dangereux, lui dit-il, de croire ou d'enseigner contre le témoignage de la foi et des dogmes de l'Eglise. Celui qui doute d’un seul article, écrit dans son symbole, eat un hérétique en révolte contre le Christ et ses Apôtres, ct contre son Eglise, roc inébranlable de vérité.”
Qoradik, théologien protestant, écrivait :“ J’avoue sincèrement que je ne connais aucun article nécessaire à notre salut, que l’Eg'ise romaine ait déserté, ni aucun article nuisible à l’âme, qu’elle ait prescrit.” Un autre ministre protestant, Lavater, avoue dans une lettre au comte Stobberg que rien
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