CHAPITRE XIL
Que les parents doivent continuer à veiller sur l'innocence de l'enfant après sa première communion.
Parents chrétiens, le sincère intérêt que la charité de JÉsus-CHRIsT m'inspire pour le bonheur de votre enfant et pour
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votre propre bonheur, m'a déjà peut-être = entraîné trop loin. Et cependant, que de choses il resterait à dire sur l’obligation où vous êtes, d'avoir en horreur les
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écoles qui ne sont pas vraiment catho- | liques; de bien choisir les maîtres . P et maîtresses auxquels vous confie ‘* | rez votre trésor, et de les soutenir de = Em tout le poids de votre autorité; d'en- | voyer l'enfant, aussitôt que possible, à | l'église, au catéchisme, à la confession ; | de lui inspirer un amour filial et ue parfaite ouverture de cœur à l'égard &:: À confesseur, qui sera son père spirituel €. | le confident de ses rlus intimes 3errets :
de ne pas l’exposer à is :mnation éternelle, en négligeant uc “ire avertir le prêtre, s’il vient à tomber malade, après avoir donné quelques signes de raison .
En terminant, je vous conjure, par tout ce que vous avez de plus cher, de À persévérer dans l’accomplissement de vos graves obligations, non-seulement
jusqu'à l’époque de la première communion, mais encore et surtout pendant l’époque critique et dangereuse de l’ado-
loscence. Que diriez-vous d’un pilote,
qui, assidu au gouvernail quand le temps
est calme et l’eau profonde, rrétendrait n'avoir plus rien à faire, quand la tempête éclate, quand les flots mugissont, quand les vents font tournoyer le navire et le poussent violemment contre les écueils ? Vous diriez sans doute, que cet homme est un insensé ou un porfde.
Pères et mères, lorsque l'âme de votre enfant, comme une frêle n+ elle, est assaillie par les fréquentes et soudairer:
tempêtes des passions naissantes, ah!
c'est alors, plus que jamais, que vous devez veiller, instruire, reprendre, con-
soler, encourager, avec une tendresse,
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une douceur, une fermeté, une prudence toute céleste. Ne vous faites pas illusion : si par votre faute, l'innocence de votre enfant vient alorsà faire naufrage, le Juge Suprême vous demandera compte de sa perte, et vous en répondrez âme pour âme |
Courage, bons et ve:tueux parents !
Les travaux de votre vocation sont longs et difficiles; maïs presque toujours ils sont adoucis par des consolations inef- fables; d’ailleurs Marie, la véritable mère de votre enfant, est toujours prête
à porter secours; et les fontaines du é Sauveur vous sont ouvertes, afin que à # vous y puisiez sans cesse, par la prière et Lee #4 à la fréquentation des sacrements, la lu- | // :
mière, la force, la prudence, et surtout
la charité toute divine, sans lesquelles il vous est impossible d'élever cet enfant de Dieu pour son céleste royaume. Et quand vous vous sentez défaillir, animezvous à la persévérance, en vous rappelant la récompense incomparable, que Drevu vous réserve dans le ciel. JLà cet enfant, qui vous coûte maintenant tant de peines, d’angoisses et “° larmes, devenu votre gloire et votre couronne (a), proclamera en présence des anges et des saints, que c’est à vous, après J'ÉSUS, qu’il doit son salut ; là, pendant la bienheureuse éternité, étroitoment unis à lui dans le sein de Drev, sans crainte d'en être jamais séparés, vous sentirez sa félicité, dont vos soins et vos prières
(a) Phil. IV, 1.
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