‹ Souvenir du baptême [microforme]Chapitre 14 sur 15 · MO IE MT ATEN · texte numérisé non relu

MO IE MT ATEN

Feat A

auront été la source, refluer dans votre cœur, et vous faire goûter un double paradis.

sur l’adm'nistration du baptême en danger de mort.

Le Sauveur du monde, voulant rendre

aussi facile que possible l’administra-

| - tion du saint baptême, a voulu que ce . sacrement de ja régénération si néceseu D saire, surtout aux enfants, pût être validement conféré, non-seulement par les prêtres, mais encore par tous les membres de la sainte Église, et mêmo par les hérétiques et par les païens.

Ce serait un péché d’agir ainsi, hors le cas de nécessité; mais, lorsqu'un enfant se trouve en danger, et que l’on n’a pas le temps de recourir au minié-

tère d’un prêtre, c’est une œuvre de charité très-excellente et une obligation très-rigoureuse, d'ouvrir. à cette âme rachetée au prix du sang de Jésus- Carisr la porte du paradis,

Rien de plus simple et de plus facile ; on verse un peu d'eau froide ou tiède sur le front de l'enfant, et l'on prononce en même temps les paroles saintes: Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Si l'on peut se procurer facilement de l’eau bénite, il est louable de s’en servir; sinon, l’on prendra de l’eau ordipaire, telle qu'on l'emploie pour les

usages de la maison, en ayant soin de faire couler au moins quelques gouttes sur la peru du nouveau-né. Aucun autre liquide ne peut remplacer l’eau, selon la parole expresse de JÉsus-CarisT oxpliquée par la sainte Eglise : Si quelqu'un n'a pas été régénéré par l'eau et par le Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu (a).

Quand plusieurs personnes se trouvent présentes, cette glorieuse fonction appartient tout naturellement à celle qui sera jugée la plus capable de s’en acquitter d’une manière sûre, pieuse et convenable; cependant, les lois de l'Eglise veulent que 1e père et la mère ne baptisent eux-mêmes leur enfant, que quand

(a) Joan. III, 5; Conc. Trid., sess. VII, de Bapt., can.?.

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