CHAPITRE XXIX
Aux Tuileries. — « L'austère intrigant ». — Mort du duc d'Orléans. — Détails de la catastrophe par le général de Rumigny. — Opinion de M. de Kœnneritz sur le duc d'Orléans. — Paul de Bourgoing. pair de France et inventeur. — Le docteur Koreff. — Bon accueil de Maurice de Flavigny. — Invitation à l'inauguration de la Walhalla de Ratisbonne. — Rapports de société de Danzig. — Raideur et hiérarchie à outrance du monde militaire. — M. de Butzow. — Les Français jugés par les Danzigoises. — Mémoires du comte de Lion. — Les recrues de Danzig, de 1827 à 1834. — Réunions sans charme. — Soirées d'hommes. — Idées erronées des Allemands sur les Français; conséquences. — M. Jean Bon de la Boutraye. — « L'homme à la montre volée ». — Comment les Russes écrivent l'histoire.
Danzig, 18 décembre 1843.
Peu de temps après mon arrivée à Paris, j'avais eu l'honneur de faire ma cour au Roi. C'est dans cette audience, qui dura près d'une heure, que Sa Majesté, après m'avoir parlé du roi de Prusse, dont elle se disait fort satisfaite, eut» au sujet de l'empereur Nicolas, la conversation que j'ai rapportée plus haut (1).
En quittant le Roi, je trouvai dans la salle d'attente le général Ventura, qui a succédé, dans le commandement de l'armée du roi de Lahore, au général Allard, mort depuis deux ans. Au moment où je trace ces lignes, la situation du général Ventura est devenue fort critique. Plusieurs assassinats ont ensanglanté les marches du trône, le souverain actuel de Lahore est un enfant, et les partis se font une guerre acharnée.
Le 27 avril (1842), je fus reçu par Mgr le duc d'Orléans, avec cette affabilité, cette distinction de manières que cet
(1) Voir chap. xxvn.