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ambassadeur à Niiples. La Révoliilion survenant, M. do Talleyrand donna sa démission, cl mon pore alla remplir les mêmes fonctions de secrétaire anprôs de Basseville, à Rome. Il assista à l'assassinat de ce diplomate dans l'émeute de 1793, n'échappa lui-même que par miracle à la populace soulevée contre les Français, et, étant enfin rentré en France, le gouvernement républicain l'envoya rejoindre à Gênes la légation qui avait l'île de Malte pour destination, mais que le grand maître refusa de recevoir. Ce dernier contre-temps décida mon père à quitter la carrière diplomatique. De retour à Paris, il épousa une jeune fille du Bourbonnais, dont le talent pour la peinture s'était manifesté déjà dans un certain nombre d'œuvres que je garde pieusement; forcée d'abandonner l'art par les devoirs de maîtresse de maison et de mère de famille, elle n'en conserva pas moins une passion presque exaltée pour tout ce qui s'y rattachait.
Mon père avait pris le goût de l'antiquité en
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Italie. Il oblint, au ministère de l'Intérieur, une place de chef du bureau des Beaux-Arts, qui équivalait à peu près à une direction générale, et ne l'empêcha pas néanmoins de se livrer à SCS études littéraires et de diriger le recueil : la Décade philosophique ^ qu'il avait fondé de concert avec J. B. Say, Ginguené et Andrieux. C'est alors qu'ayant remporté trois prix consécutifs à l'Académie des inscriptions et belleslettres, il fut élu membre de cette classe de rinstitut (1811). En 1812, il échangea ses fonctions de chef de bureau contre celles d'inspecteur des Beaux- Arts. Mis à la retraite pai le gouvernement de la Restauration, il vécut depuis de la vie la plus modeste, tout entier à ses études d'érudition, à la direction du Mercure^ qui remplaçait la Décade philosophique ^ aux travaux de l'Académie, notamment à la continuation de V Histoire littéraire de la France, dont il fit plusieurs volumes avec Daunou et d'autres de ses confrères, et enfin à la vie de famille. Nous étions trois enfants : on verra