‹ SouvenirsChapitre 38 sur 67 · DE MESSÈNE A OLYMPIE · texte numérisé non relu

DE MESSÈNE A OLYMPIE

traversions, était bâtie en terre et n'offrait que peu d'intérêt. La seule chose qui nous frappa, c'est que pas un liabitant ne couchait chez lui. L'immense quantité de moustiques rendait les maisons inhabitables, et c'était un curieux spectacle que toutes ces petites tentes où la population se réfugiait pour passer la nuit, probablement avec des précautions que nous n'eûmes pas la pensée de prendre, car il nous fallut, jusqu'au jour, soutenir une lutte acharnée contre les insectes, qui furent les plus forts.

On nous annonça, le jour suivant, que nous approchions de l'Alphée. Quel nom encore, et quels souvenirs! mais aussi quelle désillusion! D'un bord à l'autre, je n'aperçois que de vastes bancs de sable entourés de flaques d'eau, et, au milieu, un courant assez rapide, mais fort étroit, et navigable seulement pour des bateaux petits et plats. A l'époque des grandes eaux, l'Alphée doit avoir l'aspect d'un vrai fleuve : au moment où nous étions là, il suffisait de quelques minutes pour le traverser sur le dos des guides.

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