HIER ET AUJOURD'HUI
Dans le vallon des pleurs, mon chemin était rude: Espoir, amour, bonheur, tout s'était envolé. Au milieu de mon deuil et de ma solitude, Un seul être apparut, et tout fut repeuplé.
Je croyais tout fini, lorsque tout recommence; Mon cœur mort vous disait: Oh! ressuscitez-moi, Et je le sens revivre, encor plein d'espérance: A l'incrédulité, va succéder la foi.
Le soleil reparait, les lleurs s'épanouissent, L'air reprend sa douceur et le ciel son azur ; Au souffle du matin, les lilas refleurissent ; Mon cœur, qui se fanait, redevient jeune et pur.
2jr, SOUVENIRS
Souvenirs du printemps, illusions chéries, Compagnes des beaux j(jurs, salut! je vous revois. Cluses, vous revenez, aimables, attendries, Et vous recommencez les chansons d'autrefois.
£)ans le vallon des pleurs, mon chemin était rude : Espoir, amour, bonheur, tout s'était envolé. Au milieu de mon deuil et de ma solitude, Un seul être apparut, et tout fui repeuplé.
Hélas ! je me trompais : Dans la nuit je retombe. «Comme l'éclair, la joie un seul instant a lui. Hier, c'était le ciel ; je rentre dans la tombe, C'est l'enfer aujourd'hui.
Adieu donc ! Écartez loin de votre pensée Un cœur que n'a pas su comprendre votre cœur. Tout nous sépare. Adieu! Que votre âme glacée Ignore ma douleur!
Brillez et triomphez, ô femme radieuse, Eî puisque j'ose encor vous adresser mes vœux, je vous dis en partant: Soyez aussi joyeuse Que je suis malheureux !