LA MUSE DE LA MÉLANCOLIE
Ni diadème, ni joyaux.
Un long voile couvre ta télé.
Aucun festin, aucune fête N'allume pour toi ses flambeaux.
Comme une mère désolée,
Sous tes longs vêtements de deuil,
Tu viens, dans la funeste allée,
Méditer devant un cercueil.
Semblable à l'urne funéraire,
Ta lyre, instrument de mystère,
Est couverte d'un crêpe noir.
Quand ton cœur au chagrin succombe,
Tu la déposes sur la tombe
Où dort pour toujours ton espoir.
Je t'aime ainsi, triste, éplorée, Ne chantant plus, parlant tout bas.
Reine par la douleur sacrée, Non, non, ne m'abandonne pas.
26o SOUVENIRS
Viens à mui, grave el recueillie,
Musc de la mélancolie.
Je suis prêt à te recevoir.
Je t'avais aimée à Taurore;
Le jour s'enfuit, je t'aime encore.
Muse, reviens, voici le soir.
Même quand ta voix est muette, Ta présence est douce au malheur.
Je t'invoque dans ma retraite.
Viens mettre ta main sur mon cœur. Il bat encor... Dans sa détresse, Belle Muse de ma jeunesse, Ce cœur encor va t'implorer.
Oui, la douleur même a ses charmes.
J'aimais tes chants, j'aime tes larmes, Reviens, reviens, je veux pleurer.