VI PRÉFACE
Dans son culte pieux pour une chère mémoire^ la famille a pensé qu'il ne fallait pas laisser se perdre complètement ces longs mois d'un labeur opiniâtre, et qu'on pouvait choisir dans Tœuvre inachevée, quelques fragments qui intéresseraient le public.
Ce sont ces fragments groupés en un petit nombre de chapitres autour des sujets auxquels l'auteur attachait le plus de prix, qui forment le volume qui paraît aujourd'hui.
Puisque Tusage veut que tout livre ait une préface, la famille m'a demandé quelques mots à placer en tête de ce volume, et je n'ai eu ,
garde de refuser, car j'ai eu pour Caubet une '-l profonde estime et une sincère amitié.
Je n'ai rien à dire de Tœuvre, qui n'a aucune prétention littéraire et qui ne se recommande ""
que par sa grande sincérité, mais je saisis avec joie Toccasion qui m'est offerte de consacrer quelques lignes à l'auteur.
Caubet appartenait à cette génération actuellement à peu près éteinte qu'on est convenu ^ d'appeler la génération de 1848; il en avait les défauts caractérisliques et les grandes qualités;» Jacobin comme on l'était dans le temps jadis,