VJ II PRÉFACE
non sans regrets, les défaillances et les capi* tulations de ceux sur qui il avait compté lo plus.
Avec une semblable disposition d'esprit, il semblait à jamais exclu des sphères gouvernementales telles que nous les connaissons aujourd'hui. Il en avait sagement pris son parti, et avait continué son métier de journaliste avec un dévouement et une abnégation que les journalistes modernes feraient bien d'imiter. C'est à cetle époque de sa vie, vers 1873, que je le connus plus intimement, et que j'appris à apprécier ses rares quahtés.
Il y avait quelques années déjà qu'il administrait la Revue que Littré et moi nous dirigions, — il avait été élu entre temps conseiller municipal du V° arrondissement et vice-président du Conseil municipal de Paris — , lorsque M. Andrieux lui offrit une haute fonction à la Préfecture de ^police. Malgré l'intransigeance de son caractère et le radicalisme de ses opinions politiques, si grande était sa notoriété dans le parti républicain d'alors et sa réputation d'intégrité, qu'on vint le chercher un beau matin dans son modeste appartement de
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