‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 11 sur 163 · Sœurs Hospitalières de · texte numérisé non relu

Sœurs Hospitalières de

l 'Hôtel- Dieu.

L'H ©kl-T icu fut établi à la Praiiie, le 3©-*V septembre , ^oui jcceyok et. soi^aerp

DES HABITÀNS M DOUAI. 6$ les pauvres malades. Les échevins qui procédèrent ii cette institution , furent secondés par les bienfaits d'Anne Boudcns , de Pasquier da Bois et du chanoine de St Pierre de Bout ; et surtout par la réunion des biens de l'hôpital de St Julien. Ce ne fut néanmoins que vers l63o, époque a laquelle des hospitalières sont venues de Valenciennes , que le but de rétablissement fut atteint; il fut confirmé par les lettres -patentes données par le Roi aa mois de mai 1714* Les hospitalières quitté* mit cette maison le 26 août 1792, elle soin des malades fut confié à des séculières»

$. ir. Religieuses Carmélites -

Déchaussées.

Le 9 septembre 1 6^5 , sur la demande des Carmes -Déchaussés ; et d'après les pressantes recommandations des archiducs et du gouverneur de la province , le conseil de la ville autorisa les Carmélites à former un monastère de leur ordre à Douai. L'abbé de Marcbiennei célébra une messe soletnnelie à leur arrivée de Mon*, le t6 du même mois , et l'abbé de St Vtasi les logea , peadant trois au* , dau* *oa

ijo SOUVENIRS refuge , jusqu'à ce qu uu terrain, aboi dan I rue More! , acheté par Jeu.- supérieure , fût disposé a les recevoir. Les biens de celle maison consistaient en grande partie en ventes, qui lui lurent rembourses par des billets de banque en 1*9.0; eu sotte qu à cette époque les religieuses eurent beaucoup à souffrir. 3: lies sortirent de leur monastèie le \6 septembre 1792, et ce monaslèie entier fui vendu par l'Etat le 7 septembre 1 793. Une grande partie d'icclui est maintenant réunie à l'arsenal, d'après la cession que Ici acquéreurs eu.. ont faite au Roi.

§. 12. Religieuses Brigittiiies. »

Le 17 août 1626, les religieuses Brigittines gui se ti ouvaient eu l. opgr.uid nombre à Lille , obtinrent, du conseil de la ville de Douai f sur les recommandations drs évêques d'Arras tt de Tournai, et celles de plusieurs illustre» personnages , la permission de former un monastère de 'leur ordre audit fïouai. Cet établissement fut confirmé par les leitre*ç>alcuie> du Roi en d \ \t du mois de juillet

IJ73. Les peuaionnaires qui se trouvaient

DES HÀBTTAtfS DK DOUAT. J\ dans cette maison , en soi tirent le 3o aoi\t

,792 ; 'cs religieures l'évacuèrent le n septembre suivant , et un^ partie de la garnison l'occupa aussitôt ; elle était située sur Je

rang sud de la me Si Jean , et lui vendue par

l'Etal le 2o mai i~o6.

§. i3. Religieuses Pénitentes de

Sù François.

À la recommandation du gouverneur de la province „ le conseil de la ville prit une délibération ) le 23 août i 6*29, pailaquelie il autorisa les religieuse} Capucines à établir un monastère de leur ord.e à Douai. La prin- , cesse de Ligne, qui prit le voiie dans cette maison, le 20 octobre i63^ , contribua beau* coup a son agrandissement. Ces religieuses sortirent de leur maison vers Je i5 septembre 1792 ; elle servit d'abord à loger des troupes, puis on y établit une infirmerie pour les malfaiteurs; elle fut vendue enfin par 1 Etat le 5 septembre 1 ; elle était située sur It rang nord de la rue d'Esquerchiu.

§. 14* Religieuses de la Congrégation* de Notre-Dame.

Le 20 juin i683, le conseil de lavillepertnit aux religieuses diles de Notre-Dame de Seumeries à Vaknciennes , de s'établir à Douai , pour enseigner la jeunesse. Des circonstances inattendues empêchèrent alors ces filles de profiler de cet avantage; elles arrivèrent à Douai le 19 octobre 1699; cl 1* )endeiuain,lc conseil reitéra la permission qu'il leur avait accordée en i683: elles louèrent

d'abord une mai>on rue du Mont-de-Piété , et achetèrent ensuite un terrain abordant aux rues du Pont-des-Pimes et de St Julien, où elles formèrent leur monastèie. Le Roi confirma cet établissement par ses lettres* patentes du mois de juillet 1^30 ; et parcelle» du mois de juin 1766, il permit à ces religieuses d'y réunir les terrains et maison dépendant de la fondation pieuse de Notre» Dame des Sept-Douh urs. Les écoiières et les pensionnaires abandonnèrent ce couvent le 3o août 179a» et les religieuses en sortirent le 16 septembre suivant. Aussitôt après, une partie des bâtimens servit de complément k

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DES HÀBÏTÀNS DE BOTTAI. ?3 riiopital militaire, et une autre fut consacréè aux bureaux des commissaires des guerres» Le monastère entier fut vendu par l'Eut en

i5. Filles de la Providence , dites du Bon-Pasteur. ;

Ces Filles vinrent 'de Paris en 16S0, t là sollicitation du curé de St Jacques, et s'établirent à Douai, avec l'agrément du conseil de la ville , pour s'adonner ë l'instruction de la jeunesse , et notamment à celle des pauvres filles. Les secours que la ville accordait à ces filles, ont été angmentés/dès qu'elles furent chargées de la garde et de la nourriture des filles débauchées. Elles sortit eut de leur maison le 16 septembre 1792 : elle servit d'abord à renfermer les nobles , détenus d'après les ordres des représentâtes ; elle devint ensuite maison d'arrêt pour les femmes accusées de crimes.

Le maire de la ville , par son arrêté du 5 mai 1806, a rétabli les Filles de la Providence dans leur institution primitive ; elles ne cessent de mériter 1 estime publique, pat»

•Jrîf SOUVENIRS les soîns qu'elles apportent à l'accomplissement de leurs devoirs.

§. 16. Sceurs de la Charité.

M. de Calonne , premier prr'sidrnt du parlement de Flandre , à effet de consolider rétablissement qu'il avoit formé a Douai , pour l'abolition de la mendicité, et afin qu* les pauvres , qui étaient dans un véritable besoin, reçussent cher eux des secours, sollicita, et obtint, au mois de mars 1779, des leltres?palentes, par lesquelles le Roi autorisa l'établissement de cinq Sœurs de la Cii;«rilé en celte ville; le nombre de ces Sœurs fut porte à six par les lettres-patentes du mois de novem» bî e '1784. Une partie des bàtimeus et terrains du Béguinage fut assignée à ces Sœurs , pour leur habitation ; et la dotation de l'établissement fut formé par les biens des fondation» de Marie des V/atines de Laubi^cois, le Ai aire, Wagon, et par ceux de la ccnli airiedes Clerc» Parisiens. Far son arrêté du 11 juillet 1793, l'administration du déparlement, eu confia niant celui du conseil-général de la commune de Ugpai ? supprima rétablissement de* Sœuri

fcES HAfcITÀNS DE DOUAT. j5 de la Charité : elles cessèrent leurs fonctions le 3 septembre suivant : remplacement qui leur avait servi, retourna depuis à l'hôpital -général et il fut pourvu d'une autre manière aux secours a donner aux pauvres dans leurs domiciles.

Le 3o octobre i63o, le gouvernement dej Pays- bas porla une ordonnance pour empêcher rétablissement de nouveaux monastères, sans avoir reçu uue autorisation préalable*

SIXIEME S E Ç T I Ç îf.

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