‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 10 sur 163 · Abbaye de JSotre - Daine ch la Paix · texte numérisé non relu

Abbaye de JSotre - Daine ch la Paix

. Les religieuses de Notre- Dam- de la Paix , qrdiC de St Benoît , entrèrent, le i 7 novembre .*tit> 'j daus le numasùie ^u'avou l'ail cons-

DES H ABIT ANS DE DOIT AT. 63 truire, Sur l'emplacement dit de la Motl« à Douai, dame Florence de Vcrquigncul , ancienne clianoiucsse de Moustier, cl depuis religieuse a Flines Le 5 décembre suivant, Jean Tuchardot , évoque d'Arras , leur donua Vhabit et la régie quelles avoient désires. Le 3o mai 1629, Paul Boudât , successeur de Richardot , posa h première p'ei re de leue église.

Les religieuses sortirent de leur monastère le 12 septembre 1792; et il fut vendu par lEtat le mai 1796.

§. 4. Couvent de St Thomas.

La maison de St Thomas n'était originai- — bernent qu'un hôpital , fonde , en «3^8, par Gautiiier de Bellain , dit Lcniailleur , qui avait donné trois maisons pour loger les pas sans et soigner les malades. Vers 1 4 1 5 , Alexandre du Pont , maître de celle fondation, obtint de la faiié desservir par de* 'Béguines.

En 1479 - Marie de Bourgogne, 3o.e comtesse de Flandre, substitua de* religieuses du tiers-ordre de St François a ces Béguines.

64 SOUVENIRS la même année, Robert Waghe contribua, par ses largesses, à améliorer cet établissement. , Quoique les religieuses eussent l'administration de l'hôpital , leur couvent en étaî^ indépendant, et possédait des biens qui lui étaient particuliers.

En exécution de l'arrêté porté par l'administration du département, le 9 juillet 1 792, les religieuses du couvent Tcvacuerent le 1S du même mois ; et , en vertu du décret du 20 mars 1804 1 la commission administrative des hospices fut autorisée à le cédée à un particulier , en échange de biens ruraux. L'entrée principale de ce couvent se trouvait sur It rang ouest de la rue St Jacques.

§. 5, Filles de la Congrégation

de Ste j4gnè$.

Réfroy du Flos se chargea, en t58o , dt l'instruction des filles ; elle consacra toute «a vie à ce travail , dans la maison qu'avait achetée et que lui donna le sieur de Vcndegj. La fondatrice, en mourant, laissa tous ses bieus a rétablissement qu elle avait formé. Eu 1600 , cet établissement reçut

une existence légale de l'évoque d'Arraa et du conseil de la ville , en vertu de l'article li du placard de Philippe IL, Roi d'Espagne; cl Filles de Ste Agnès furent chargées d ins* truite» des devoirs de la i eligion caliioîiquef le» jeunes filles, et particulier! ement celles de- pauvre* de la ville. Cet établisse ment lut coufniné par les lettres patentes données par le Roi au mois de janvier 1^65.

Le -2.) août 1792 , les écoles dc^ pension-"* naires et des élèves deSte Agiù>s furentclo.es, et le 16 septembre suivant , les Filles de U Gongiégation évacuèrent leur maison ; elle était située sur le lang ouest de la rus de Paris; elle fut .vendue par l'Etat le 26 mai 1796; et une grande partie de son étendue forme maintenant une agréable guinguette,

g. 6. Couvent de Sù JuTeru

Le 1.0 janvier i58i, le conseil de la viHe permit aux religieuses du tiers-ordre de St Fiançais, refug é<»s de Viiny , chef lieu de canton de l'arrondissement d'Arias, de se fixer à (hôpital de Si Julien, pour le des-

euvir. - £u--I^>5> «ït'au de là Fos*e, Wr

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gneur de Couicelles, fît les fi aïs de la ron»^ tiuciion de leur ég'ist. Ces filles ayant t'ait vœu de clôture au commencement du 17.* .« siècle, les biens de l'hôpital fuient assgnc* à fHôtel-Dieu>, et elles se bornèrent à tenir un pensionnat pour l'éducation des jeunes demoiselles de la campagne ; ces élèves sortirent du monattère le 3o aoâfc 1792 : le* religieuses l'évacuercat le 1 5 septembre suivant ; et il fut- vendu par l'Etat au mots de juillet 1796; il était situé dans la rue à laquelle il a laissé son nom* *

§, 7. Religieuses jinnonciades.

Le 1% novembre 1612, le conseil de îai ville permit a des religieuses Annonciades duv. couvent de Béthune , d établir un monastère à Douai , dans les. maison et jardin que leur avait donnés à cet effet la demoiselle Wara. Eh 161 3 , le père Adrien*» Solo , confesseur de Son Altesse, amena sept de ces religieuses dc.Bélhune a Douai. En ï68a , ces religieuses firent construire un pont, vis-r-vts l'entrée de leur maison \ elles furent maintenues , par St$ ietues-palcntes donnée* par le &©i m

DES HABÏTAXS DE DOUAI. 67 mois de mai >77<>, dans la piepritt* des bien» fonds par elles acquis depuis le 1." janvier 1681. Elles soi tirent de leur mai ou y située a l'ouest de ia place St Jïicola* , le \^ septembre 179a, el le gouvernement la Ut vendre le 7 septembre 179$.

§. 8. Religieuses Clairisses.

Le 14 juin i6i3 , le comte de Tiros amena, de St Orner a Douai, des religieuses, pour constituer et habiter le monastère des Clai* risses , bâti à Douai par les libéralités de Marie de Alérode, douairière de Meikeui* Les abbés dAuchin et de Mai chiennes contribuèrent -, par leurs largesses , à cet établisse* ment , qui avait été agréé par le conseil de Ja ville. 9

Pendant le siège de 17*0 , lc$ Capucines se réfugièrent aux Clakisses ; et durant celui de 1712, les Clairisses se retîrèient aux Capucines. Les Clairisses sortirent de hur monastère le 16 septembre 1792 ; il lut vendu par l'Etat le 28 octobre 1793, il était situé sur le rang e*t de la rue de frais , et abordai* par dçuièie au lîarlet»

C3 souvr.NîR s

§, 9. Religieuses de St Catherin*

de Sienne* N

Le conseil de la ville , p,>r sa délibération du v.8 ju tltt \Cyii autoii>a rëîablivit ment de ic couwni de loidre de Si Domiui -uej 1" \\\ novembre suivant, le provincial ei le prieur des Dominicains de Douai , amenèrent en cette ville des religieuses du couvent de la ri hiculoye . d' \ iras , pour commencer le nouvel établissement, dans fliérittige situé rue des Vierges , provenant de feu le docteures lois Vaudetpiet. L'église fut consacrée le 19 juillet 1627, par Paul Boudot, évéque diocésain. Les "religieuses évacuèrent leur monastère. If 14 septembre 1792; il devint bientôt tout-à- la fois maison de détention pour les prêtres insermentés , et manutention de y ivres-pains pour les pauvre*' et pour les habitans peu fortunés; ii lut ensuite vendu par TElal en 1*96.

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