légiment de Tarme ; il fut dissous en
cette ville le 6 septembre 1795.
U Avril. La société populaire lit céle'brer un service a Si Aibin , pour le député Mirabeau ( Honoré -Gabriel Riquetli ) , membre de l'assemblée naliouale.
i*] Avril. Les électeurs du district choisi» rentics curés de leurs arronui^caieo}.,
2 5 Avril. Les autorités constituées allèrent, hors la porte de Paris , b la rencontre de M. Primat, nommé éveque du département, a Lille, le 27 mars , et installé eu celle qualité h Cambtai le 17 avril suivant. Ce prélat resta a Douai jusqu'au q mai , époque à laquelle il se rendit à Duiikerquc.
22, Juin, A deux heures après midi, on
DES HABtTANS Ï>E DOUAI. 6ll apprit a Douai le départ de Louis XVf. L'arrestation de ce monarque fut connue en la même ville le 25 Le gênerai Rochambeau y arriva le lendemain ; il était accompagné des députés à rassemblée nationale Biron , AU quicr cl Boulé ; ces députés revinrent en ville le 9 juillet. Le 10 août suivant , ils reçurent le serment de la garnison. Lç. même jour, le député Boulé seul reçut celui de la garde» nationale , ep exécution du décret du 22 juin.
Juin. Nomination de i5 électeurs par les 5 assemblées primaires de la ville.
4 Juillet. Les religieux évacuèrent leurs couvens.
i4 Juillet. Anniversaire de la fédération et de la prise de la Bastille : on la répéta, jusques et compris l'an 1798,
22 Juillet, D'après l'arrêté du département du 25 juin précédent ; toutes les églises, autres que celles des paroisses , furent closes.
Ier Août. Querelle entre deux régimens de la garnison. Les commissaires municipaux firent une proclamation pour la faire cesser.
a5 Aoûtt Ouverture de l'assemblée élec^ Vorale du département > elle se tint à St
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•Pierre, sous la présidence de M. Gossuîn • elle fut close le 7 septembre suivaut; ses opérations consistèrent en l'élection de 12 députes h rassemblée législative, de 18 membres de l'administration du département , etc.
3i Août. Arrivée des premiers volontaires dudépaitemeut, pour se former en bataillons.
i5 Septembre, Te Dcuni chanté pour l'achèvement de la constitution : le i/r octobre suivant, elle fut publiée, et le lendemain il y eut une fête k ce sujet.
Novembre. On ôta les plaques posées sur les portes des membres du corps municipal ; elles étaient empreintes des armes de la ville et de ces mot* : Six seaux du feu de mechefj qui les accompagnaient , et indiquaient qu en ces maisons se trouvaient des seaux pour le service des incendies.
21 Décembre. Loi qui ordonna aux Brabançons d'évacuer les places fortes du No* Dès le a5 dudit mois , la municipalité de Douai avait pris des mesures à l'égard de l'immensité de ces étrangers venus en cette ville,
22 Décembre. M. de Narbonne , ministre 4e la guerre, arriva a Douai.
Décembre. Un factionnaire , placé dans le
cimetièrt
DES HÀBITÀNS DE DOUAI. 6l3
«îroetière N.-D. , pour garder des équipages militaires, fit feu, el tua deux baudets, croyant avoir à faire a une troupe de rualveillans.
J79X 5 , 6 et 7 janvier. Le conseil-général de la commune de Douai fit une émission de billets de confiance de la valeur de cinq sols chaque.
29 Mars. La société des amis de la constitution fit célébrer un service, a Si Pierre, pour M. Simoneau, maire d'Eiampes.
39 Avril. Plantation du i.er atbrc de la liberté sur la Place d'Armes , eu présence des autorités. De semblables cérémonies curent lieu au même endroit les 3o novembre 1793 , 5 mars 1797 et 20 mars J799. L'aibrç planté en dernier lieu était un chêne vivace. Des arbres de liberté furent plantés , des 1790, dans toutes les casernes ; dans la cour de l'hôpital-général , le 2b juillet 1 794 î et dans celles de l'hôtel -de- ville et des autres hospices, le 3o novembre 1793 : celui dir temple de la Raison lut planté vis-à-vis l'entrée méridionale de St Pierre, les 10 mars et 19 avril 179$? ceux de la salpêtrerîe de l'abbaye des Prés et de la Fonderie furent inaugurés presqu'aussitôu Le temps et les évènçi
àOUVÈîUAS jûens ont fait disparaître ces emblèmes, et il ferait difficile d'en trouver plusieurs traces»
3 Juillet. Le général Dumouriez passa k Douai 9 et visita les autorités constituées.
12 Juillet. Ouverture de la cour martiale.
«ssemblee k Douai, en vertu du décret du 1 1 xnai précédent, pour juger les dragons des 5.* et 6.* régimens, accusés d'avoir été les moteurs de la déroute do Quie'vrain; iU furent acquittés.
l4 Juillet. Ainsi que les deux années préce'dentes , on réitéra la fête de ce jour. En 1792, il fut procédé à la bénédiction des nouveaux drapeaux de la garde nationale, fit un feu d'artifice fut tiré dans la soirée^ dette fetc fut célébrée , poiar la dernière fpis\ en 1804.
En cette journée, l^utorité civile publia la ]oi du il de ce mois, qui déclarait la patrie Çft danger. Cette loi ne fut publiée par l'autorité militaire, que le 3o dudit mois.
6 Août» M. Dillon , commandant l'armée du Nprd, était h Oouai.
Août. Le journaliste Carra était k Bpuztij îl ^ssist^ à 1* société populaire, t\ fa\ C9»rQOaé as spectacle.
DES H ABIT ANS DR DOUAI. 6x5
ai septembre. Arrivée de six représentais du peuple en ville. Le 23 , trois d'entreeux étaient présens, lorsque la garde-nationale et la garnison prêtèrent le serment de main» tenir la liberté et l'égalité, entre les main* de la municipalité. Ils se rendirent ensuite à St Arné, où se tenait alors le club; et le soir , la ville fut illuminée ; ils partirent le 2.4 pour Lille.
n8 Septembre. Arrivée de MM. de la Bourdonnaie et de Moreton, pour se mettre ï U tête des troupes rassemblées h Douai.
26 Août. Les habitans de la ville prcceV dèrent au choix de i5 électeurs.
Octobre. Formation d une compagnie de vétérans dans la garde-nationale.
Novembre. M. Regnauit de S t-Jean-d' Angel y, poursuivi parles autorités supérieures, sVtant réfugié à Douai , y obtint les moyens de se soustraire aux vexations dirigées contre lui»
18 Novembre. Feu d'artifice et réjouissances pour les victoires remportées par le* armées françaises.
28 Décembre. Exécution de la loi dés ao et 25 septembre 1792, pourra pubUcaUoa 4cs promesses tle m^i»^i
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3o Janvier. Service et cérémonie funèbre , célébrés aSt Pierre, en mémoire du représentant Michel le Pelletier , qui avait volé la mort du Roi. Le (\ février suivant, les grenadiers et les canouniers soldes firent réitérer des cérémonies semblables pour le même sujet.
12 Février. Querelle entre deux corps de la garnison; l'un d'eux partit pour Valen* cîennes le surlendemain.
4 Mars. Arrivée de trois membres de la convention, chargés de visiter les frontières; '* ils passèrent en revue la gardc-natiouaJe et la garnison, le lo du même mois.
i6 Mars. Deux représentai» envoyés par la convention le 9 du même mois , se présentèrent au tribunal criminel, et firent suspendre l'instruction qui s'y faisait alors du procès à la charge de Louis- Antoine Laroche, ci-devant grand- vicaiîe h Agen.
1 5 Juin. Arrivée à Douai du général Custine, chargé du commandement de l'armée du Nord.
7 Juillet. Réception de l'acte constitutionnel au pied de farbie de la liberté.
14 Juillet. Assemblées primaires pour l'acçeptatiou de U constilûûon, et pour le choit
CBS HÀBITÀNfl M DOUÀI. 617
do commissaires chargés de porter les procès* verbaux, le 10 août, à Paris.
27 Juillet. Deux représentais, au milieu de 1$ garnison assemblée sur la Place, firent reconnaître le général Guiilemain, pour commandant des armées du Nord , en remplacement du général Custine Les troupes du camp d'Arleui, qui devaient intervenir à cette cérémonie, se présentèrent après qu'elle fut terminée.
a8 Juillet. Assemblée des sections , à effet de former le comité pour les étrangers , en conformité de la loi du 21 mars précédent. Celte autorité devint le comité révolutionnaire. Douze membres furent élus et pris par moitié dans chaque canton de justicc-de-paix. Les fonctions de ce comité durèrent jusqu'à* mois d'octobre 1795.
10 Août. Commémoration de cette journée; Elle eut lieu de 1798 à 1799.
Septembre. Bouche de fer placée a la* société populaire , pour recevoir les déuon-~ dations.
16 Octobre. La loi du 29 septembre précédent, sur Je maximum , étant en pleine1 activité , la municipalité prit des mesures pour empêcher qu'on, en. abusai. Les pri*.
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Aïs diverses marchât; dises avaient été fïxfr «n éxecution de 1» loi du ?4 février 1794; •t cette loi, ainsi que les préccilcntes, fuient *appoitées par celle du 24 décembre de la même année.
^4 Octobre. Ordre donné aux habitat»
de placer des drapeaux tricolores aux fenêtrès , le décadi. Cet ordre fjl exécuté,* pour la i.*rc fois , le Si dudit mois ; il y eut m ci ne une fèïe a ce sujet
26 Octobre. Le repi éventant Loré tint une •éance publique daus lé^ise «le St Pierre ; il était accompagné du général du Fraise t commandant l'armée icvoîut onnaire formée à Lille ;ils étaient assistés de deux individu* : on scruta , dans cette assembler , la conduite des corps administratifs, et plus de dix de leurs membres furen t suspendus et incarcérés.
3 Novembre. L'administration- du district de Yalcncicnnes tenait alors ses séances à Douai , au séminaire des Irlandais.
iS Novembre Le général Piotcau, coro* mandant h Douai , aynnt été informé qu'il se tiouvait de l'argenterie sacerdotale à Villeraau-Tertre, y envoya un détachement, cjui rapporta pour 8,00a francs d argent.
DES HABITAIS DE DOUAT. GlCf at Novembre. Arrivée cïe l'armée révolutionnaire , venant de Lille. Elle était composée d'un bataillon d'infanterie , de deux compagnies d'artillerie , d'une compagnie de chasseurs a cheval, et d'une compagnie d'hussards. L'infanterie avait rie* habits ventes biun , et le bonnet ronge eu tète. Le g -néi^l' fit faire plusieurs arre-5 tarions. !e v3. Sa trounc partit le 29 du même mois , et t:e laissa en ville qu'un détachement , nui en sortit le 2 décembre suivant. La garde-nationale avait été invitée à fournir des homme?) pour augmenter ce rassemblement , et lej enrôlemcns qui furent opérés repèrent sans effet
Le 7.1 du mois de décembre , vers le soir , l'avant garde de la même armée entra eu ville, pour faire le logement. La tionpe s'etant présentée , après la clôture des portes, à celle de Lille, passa la nuit dans le faubourg. Le lendemain , elle fut conduite au milieu du bataillon carré formé par la garnison, sur la Place d'Armes. Lecture lui fut faite de la loi du 4 décembre, qui ordonnait sou licenciement ; elle mit has h s aimes , et e$ relwa, silencieusement dans ses foycx*.
3o Décembre. Fête civique pour célébrer la reprise de Toulon. Les représentons Bollet et Vidalin, qui étaient alors en ville avec un autre de leurs collègues , y intervinrent , et le i.er prononça un discours.
1793. Décembre Formation de la musique de la garde-nationale. Elle adopta pour uniforme, en 1806, l'habit bleu, avec un galon d'argent aux paremcnscl au colet ; et en 1810, des revers et des paremens cramoisis, des retrousis blancs et des poches en long fuient ajoutés à l'uniforme primitif. Cette musique remporta le premier prix aux concours tenus dans les villes et aux époques ci* après :
1/ ABéthaue, le 7 juin 181K