‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 117 sur 163 · VEN IR · texte numérisé non relu

VEN IR

«ampagnes, pour l'échenillage, était conna b Douai sous la dénomination du B ourdir.

trieurs de nuit Ils avaient été établis •il 1616. Il en existait daus chaque paroisse. A 11 heures du soir, ils commençaient la tournée de leur arrondissement. Ils invitaient d'abord les dormeurs à se réveiller; ils kw annonçaient l'ht me , el leur recommandaient de prier Dieu pour le repos des âmes des personnes décédées. Le 21 septembre *792, la société populaire arrêta d'inviter la municipalité à faire cesser cet usage , qui 9 en conséquence, prit aussitôt fin.

Vedette de Cavtderie sur là Place if Armas. Antérieurement a l'ordonnance du Itoi du 1.** mars 1768, la garde à cheval de la Place d'Armes fournisssait uue vedette au milieu de cette PJace. Cet usage fut abrogé par l'article 4* du titre 11 de ladite ordonnance; et cette garde fut chargée seulement de fournir uue sentinelle à pied devant

son poste.

Gageure* Le 2$ septembre 17^7* capitaine du rég'ment de Royal -Normandie cavalerie, qui avait parié avec un de ses caaiKU'adcsj qu'il attrait fait 10 lieues a pied

nES H A GITANS DE DOUAI. 555 avec des boites fortes d'un ancien modèle > partit de Douai, pour le lieu designé, à 5 heures du malin ; I était rentré en ville avant 6 heures du soir. La musique du régiment alla à sa rencontre, et il traversa la ville avec ses bottes , dont le poids était de huit livres. Danseur qui n'eut point d'imitateurs.

1979. t4 mars. Un danseur de corde , après plusieurs représentations à U .salle des spectacles, avait annoncé qu'au i.er jour, il ferait un tour extraordinaire, et qtfil donnerait une somme considérable a qui voudrait l'imiter; on ne le vit point paraître au jour indiqué, mais on le ttouva pendu dans son aube rge.

Comédien reçu bourgeois. Le 6 juillet 1787, Thomas- Augustin Uger de la Courbière, Sr d'Abancourtj du Rhin, le F>ossé, les Noyers, directeur de la troupe de comédiens stationnés à Douai, connu en cette ville, obtint detre reçu bourgeois, malgré les règlement et l'usage. Son but fut de sé soustraire à l'arrêt de sa personne, qui, tans cela , aurait pu être pratiqué à raison de ses dettes.

Cheval de bois. L'article 20 du titre

556 SOUVENIRS if) de Tordonucnce du Roi du i.#r mars i-<53, défendit d'exposer , sur le cheval de bois, des femmes ou filles débauchées, qui communiquaient avec la troupe. Cette punition s'infligeait sur la Place d'armes , lors du renouvellement' de la garde. Antérieurement, à Douai» on plaçait ces femmes dans uuc espèce de cage fixée sur un pivot , crui, par cette raison , était appelée Toumiquei ; il était permis aux polirons de la faire mouvoir à volonté.

Correction donnée aux chefs des mai* sous de débauche. Uu individu qui tenait une maison de débauche, fut condamne, par les échevius, vers l'an 1760 , à couduire , par tfcute la wvill« , sa femme 7 montée à rebours sur un âne. Les mêmes peines furent infligées €n 1771 1 pour la même cause.

Adultère. Ceux qui s'en rendaient coupables étaient condamnés, à Douai , a, porter le tonneau autour de la croix du Marché, Ce tonneau , défoncé par lehas, était porté sur les épaules ; il y était fixé, au moyen d'une planche a coulisse, qui emboîtait le col. Le 8 juin i63o, l'homme marié, qui fut condamné, était suivi, lors de sa pumùoju 7 par la filin sa co-accuste.

r>ES nÀBITANS DE DOUAI* 55^

Roi des Ribauts. Celui qui était revêtu de ce titre à Douai, avait lu surveillance des filles de joie et des jeux de hasards ; il était aussi chargé de l'exécution des jugemeus rendus au petit criminel ; car on voit, d'un acte du 3o décembre i449> (lue» quoiqu'il fût alors en ville, ce ne fut point lui qui battit de verges un individu condamné au bannissement

Salaires du Bourreau. Ils ont été fixés , comme il suit , par l'ordonnance des échevias en date du 12 mars 14^9- On lui allouait 10 sols pour fustiger, couper une oreille ou pour marquer; 20 sols pour pendre un lardon; 4° s« PGur pendre et traîna un meurtrier; 4o sols pour couper la tête ; *o sols pour couper le poing; 4° 5°k Pour enfouir, pour brûler ou pour bouillir.

Le 24 avril 1765, les cchevins firent reconstruire la maison du bourreau, sise au Barlet, et lui accordèrent des indemnités, à. raison de ce qu'il percevait, les i.er> des mois d'août et d'octobre, sur les étrangers qui apportaient du beuire , des ceufs et des légumes aux marchés , ainsi que sur la vidange des latrines faite par les habit ans.

FAITS ET ÉVÊKEMENS

Qui ne se rattachent à aucune des Divisions qui précèdent.

1235. 2 mars. Oq arrêta à Douai dix hérétiques, connus sous la dénomination de Stading, Le P. Robert, dominicain, inquisiteur en Flandre , les condamna au feu : l'exécution se fit au Raquet. L'archevêque de Reims , les évéques d'Arras , de Cambrai et Àe Tournai, ainsi que la comtesse Jeanne , assistèrent à leur supplice , afvec la noblesse du pays.

1241. Mai. Jçanne, 19.* comtesse de Flandre, et Thomas de Savoie, son époux , par acte daté de Douai , donnèrent h cette ville tous les marais et pâtures qui l'aYoisinent, ainsi que le cours de la Scarpe jusqu'à la borne au Kéviron , dite la Lougut - borne.

1245. 11 avril. Marguerite , 20/ comtesse de Flandre, donna aux échevius de Douai la pièce de terre dite TPaskie , qui s'étend

DES HÀBÏTÀN6 DE DOUÂT. 55g le long de la Seat pe , depuis le Temple jusqu'à la dernière niai» ou de la rue des Wclz 9 à charge de laisser une rue depuis celle des Welz jusqu'au Temple, et des voies pour aller du Temple à la rivière.

i25o. Le chapitre de St Pierre permit i une veuve et à sou fils, habituns do Douai f de Làtir sur le raug de Test de la rue du Mont de-l'iélé , une chapelle en l'honneur de St iNicaise, en remplacement de celle qui existait précédemment sur le terrain où lut édifie l'église de St Jacques. Elle a élé démolie, pour sa vétusté', en exécution d'un arrêt du parlement du 5 lévrier 1735* D'api ès l'ordonnance des échevins du 7 juillet i^iS, le corps des ferronniers était tenu d'y faire célébrer uue messe tou* les luudië.

1200. t.'r mars. Tarif pour la perception, du droit de tonlieu- à Douai.

1261. s4novemorc- Henri III, Roi d'Angleterre, accorde des privilèges aux bourgeois et aux marchands de Douai.

12G9. Février. La comtesse Marguerite donne a la ville de Douai , tous les droits àe propriété quelle avait sur les marais }

56o SOUVENIRS

depuis le Temple jusqu'à la Maladrcrie, entre la rivière et la chaussée de Bâches, a charge par elle de lui payer douze dealers douaisiens à la St Rerai.

1271. 8 septembre. Ladite comtesse Marguerite et sou fils confirmèrent la vente du tonlieu et vinage, faite aux eehevius par Gayon , Sr de Montigny , et Robert son fils aîné.

1271. Ladite comtesse établit des hommes de prudence à Douai , pour terminer les difficultés d'entre les échevins > le châtelain et le questeur, au sujet des droits des marchandises circulant sur la Scarpe , que chaque partie voulait s'attribuer.

1279» 12 février. Gui de Dampierre, ai • comte de Flandre , commença son règne U cette époque. Ce fut dans le cours de Tannée suivante que les échevins de la ville de Douai , ayant mis un impôt sur les draps , à effet de payer un subside demandé par le comte , les tisserands de draps , après s'être refuses à le solder , se révoltèrent , tuèrent onze échevins et plusieurs autres bourgeois. Gui envoya un corps de troupes en ville, et -fit pendre à leurs nechères ceux des rebelles qui

n'ayaient

n'avaient point pris la fuite. Presque tous les fabricans se trouvant compromis dans cette affaire, quittèrent la ville, 3 et leur Commerce , qui était considérable , fut parla anéanti. Cet événement , qui a paru apocryphe à plusieurs personnes, se trouve néanmoins rapporté dans toti* les manuscrits, etc.

1^96. Juin. Lettres par lesquelles le Roi de France Philippe*le-Bel confirma les us , coutumes , privilèges et franchises de la ville de Douai.

1298. Juin. Lettres du même Souverain, portant défenses aux habilans de ses bonnes villes de Bruges, G and , Ippes, Douai et Lille, de porteries armes hors du royaume, sans son exprès commandement.

i3og. Le chapitre de 1'éghse de N.-Dame de Cambiai se retira à Douai, a cause des Vexations qu'il éprouvait delà part de Jean, comte de Namur.

i336. 24 février. LVGcial de Reims fit fulminer à Douai une excommunication , parce que les échevins de cette ville n'avaient point remis a l'official d'Àrras , des clercs prévenus de crimes. Les murmures du peuple déterminèrent les échevins à se rendre aux; yœiu du clergé, 1 t. û

i34o. 25 août. Le Roi de France PhN lippe de Valois e'tait en cette journée campé sous la ville de Douai. Son ordonnance de celte date, par laquelle ce Monarque rendit à la ville de Tournai ses privilèges f le porte textuellement.

i34<>. Les bourgeois et la garnison de Douai s'étant joints à ceux de Lille, et marchant sous les ordres du seigneur de Wavrin, ravagèrent rOstrevent. Par représailles, la garnison de Bouchain ravagea les environs de Douai. En ce temps , quelques compagnies <!e Tournai étant venues à Douai pour le iervice du Roi, elles furent bien accue'AUts. Néanmoins un Tournaisien , qui s'était introduit dans une maison de débauche , y fut tué par un Douaisien. Les compatriotes du défunt ayant appris sa mort , prirent les armes^pour )a venger. Les Douaisiens se mirent en défense ; cm ferma les portas ; on en vint aux mains ; mais les échevius, de concert avec les chefs des étrangers réussirent à appaiser U quenelle.

jîfô. 4 septembre. Uue querelle s'éleva entre un boucher et un paysan j celui-ci, Wdc (Tua bourgeois , tut un particulier ^ui

DBS HÀBÎTÀNS DE DOUAT. 563

s\?tait interposé pour ramener la paix. Les

assassins se retirèrent à St Pierre. Les axnÎ9

du boucher et ceux du défunt les firent sortie de. celte e'glisc , d'où ils se mirent err sûreté chez les Frères Mineurs, Les écheVins sel rendirent dans ce couvent, s'emparèrent des toupables, leur firent infliger la punitioa de leur crime ; et les bouchers furent eon* damnés a placer une verrière à St Pierre j pour avoir profané celle église.

i35i. Avril. Jean, Roi Je France, par les lettres de cette date, accorda aux habitans d'Orchies d'être régis par les us et coutumes de Ja ville de Douai.

i35i. Mai. Ce Monarque confirma les lettres de Philippe de Valois, par lesquelles ce Roi maintenait les echevins de Douai dans leurs privilèges* libertés, franchises, ' us et coutumes, Cette charte contient des dispositions relatives aux droits des eciievins sur la Maladrerie.

i355. Octobre, La ville de Douai fournit des secours au Roi Jean., qui faisait le ^ge de Calais. Xe détachement se rendit en poste à St Omor; il était commando par Jean Boaaebioccj^ et compose de 4o hommes à chc-

Val , de 5o arbalétriers , a5 archers et 3o chariots. Deux échevins l'accompagnèrent jusqu'à sa destination. Le lloi l'accueillit très» gracieusement, et en sut bon gré h la ville ' i355. Un combat en champ clos cul lieu entre deux particuliers, dans les environs de la ville ; il avait été ordonné par les Juge* T qui n'avaient point trouvé de preuve à I appui de l'accusation portée par celui des deux qui soutenait que l'autre avait assassiné son frère. Les bailli et pr vol de Douai, le châtelain de Lille et le sénéchal du Hainaut , qui avaient assistés au combat , firent réconcilier les parties, après dm* attaques Uci-mdes.

1355. 7 mai, Le Roi Jean, par ses lettres datées de Douai, déclara que, lors de son avènement au trône , ainsi qu'à l'époque de sa première entrée en cette ville , son intention n'avait jamais été de pardonner aux bannis d'icelle. Sa Majesté ordonna en conséquence que les jugemens de bannissement seraient exécutés, notamment celui rendu contre un blanc-drapier.

1356. On célébra a Douai la fete du Bosquet } il y eut de très-belles joutes k cette occasion , et on y fit uu Roi et ses compagnons.

©es hàbitans de dpuài. v565

i36o. 8 mai. Traité de paix conclu a Eretîgni , en vertu duquel le Roi de France ?

Jean, récupéra la liberté. La ville de Douai fournit deux otages pour Texéculion du traité , et s'obligea de payer, pendant six ans, une; somme de 3ooo c'eus.

i36b\ 5 septembre. Charles V, Roi de Fiance , rendit à la ville de Douai ses privilèges. Sur l'accusation portée £o x 364 p^r le bailli de cette ville, a la charge de Jean Raine , d'avoir usé de fausses mesures dans son commerce de grains , les échevins le condamnèrent à être pendu. Apres l'exécution* de la sentence , Lambert Raine et Jean c[e Fiéwn, fils et gendre du défunt, en appellèrcnt au parlement de Paris. Cette cour, par an et du 18 juillet i366 , déclara que la sentence dont appel , était injuste , ordonna la- «réhabilitation de la mémoire du défunt , etf condamna la Yille a perdre ses corps , communautés et tous ses privilèges Ce fut en* conséquence de cet arrêt , que le Roi porta' une ordonnance, le 1 5 septembre suivant, par* .laquelle ce MoViarquc chargea Tristan Dubos; du gouvernement de la ville. Sa Majesté ayant trouvé ensuite que les échevins

avaient condamné Jean Raine , ri avaient rendu leur jugement par aucun motif de faveur ^ haine ou corruption > ou autre mauvauetê; qu'ils avaient souffert avec patience et humilité, V exécution de V arrêt, et qu'ils avaient payé au trésor roj al six mille francs d'or ; hm rendit, par ses lettres- patentes du 5 septembre i368, lents justice, échevinage, corps cl communautés qui avaient été confisqués , et porta en même-temps un règlement pour leur service.

i36g Une femme de la ville, pour plaire h son mari , et à son insçn , convint , par /entremise d une nourrice, avec une autre femme, <jui était enceinte , pour que celle ci lui délivrât, parmi un certain prix , l'enfant r,u elfe mettrait au monde. Pour rendre le fait plus vraisemblable, l'achetetesse feignit d'etre en travaux. L'enfant lui fut livré; il avait été baptisé à St Jacques ; il le fut de nouveau, sous le nom coq trouve, à St Pierre. La vraie mère voulut par la-suite reprendre son enfant. L'autiene voulut pas le lui remettre. -La connaissance de cette affaire fut sourate aux écfyevins, qui bannir eut les deux lenatnes , amsi que leur entremetteuse.

CES HABITA NS DE fcOUAî, 56 J i3^o. i/* et 3i octobre. Instruction sur les ctain* et repeux a Douai ; elfe fut confirmée par Louis de Mâle , 25.* coniie de Flandre.

1379. 16 mai. On représenta S Douai, à un individu, le cadavre de sa mère, qu'il était accusé d'avoir assassinée; il en sortit une quantité de sang. Cette circonstance détermina l'assassin a faire l'aveu de son crime * il en subit la peine le surlendemain. La veuve du parricide réclama la succession de sa bellemère, en vertu des dispositions de la coutume* Un des fils de la défunte s'y opposa , et il fut jugé qu'un assassin ne pouvait hériter delà personne qu'il avait mise à mort.

x3b*4- Deux individus bannis de la viïïe s'y introduisirent avec douze autres personnes, dans l'intention de tuer le bailli , ainsi -qu'un autre individu. Leur complot fut découvert ; ils en firent l'aveu , et furent décapités.

1389. On a débité, et on raconte encore, qu'à la magnifique entrée, à Paris, d'Isabelle de Bavière, épouse de Charles VI, et lors de son arrivée aux Tailleries , deux anges étaient descendu* du ciel , et lui avaient mis .

568 SOU V EN I R s

sur la tête les couronnes qu'ils tenaient en mains. Ce procédé ingénieux était de l'invention de TVaticr Marquiel de Douai, qui, au moyeu de manœuvres et d'engins, avait tend» des cordes depuis les tours de Notre-Dame jusqu'au palais , sur lesquelles .roulèrent les poulies qui soutenaient ces enfaus en Tair.

i4<>4' 23 octobre. Prise du château d Ecaillon par les troupes jde la comtesse de Flandre , Marguerite. La ville de Douai avait fourni des arbalétriers pour le service de la princesse. Le château construit en cet endroit lut démoli, et la garnison pendue.

1 41 1 • 12 février. Deux assasins banuis de la ville, dont Tun avait tué un prêtre, furent arrêtés dans l'église de St Albin, et exe'cutés à mort. L'évêque d'Arras, Martin Porc*, *e pourvut au parlemant de Paris, du chef de despect d'usjle. Le procès dura huit ans. Les échevins le perdirent, et durent faire réparât i ou à Téglbe de St Albin, par deux hommes, qui portèrent des cierges, en demandant paidon du délit commis dans 1 église,

i^xo i5 mars. Arrestation d'hérétique* nommés Turlupùis. IU seacunissaient h^rp

DES H A BIT ANS DE DOUAI. 5fj<) la porte Morel , et avaient fait venir un pré« dicaleur de Valeucienucs L'cvc^ue d'Arras. Mai tin Ferez > instruisit leur piocès. Le prédicateur et six hérétiques Furent condamnés à être brûlés avec leurs livres. L'exécution du premier eut lieu a Ai ras ; celle des autres se fit a'Douai, sur la Place d'Armes , le 10 mai. On y avait construit deux théâtres ; celui de6 gens dVglise s'écroula, et plusieurs personnes furent blesées.

1420. Jean de Luxembourg, commandant en Flandre et en Artois , pour Philippe-Ie» Bon, 28e comte de Flandre, ayant sous ses ordres les arbalétriers de Douai et d'Orchies j s empara de la ville de Roie.

i4^o. Conférences à Douai, entre le comte Philippe-le-Bon, et les députés de Jacqueline ,v comtesse du Kainaut, a cause du divorce deutre cette princesse et le duc de Brabant, son mari.

iqzi. La ville devant des sommes censidérabîes aux étrangers , les bourgeois et les marchands n'en pouvaient sortir, dans la crainte d'être arrêtés , et de voir leurs marchandises saisies.

i423. Mai; Le comte de Flandre Philippe-

le-Bon avait autorisé, - en î^o, les échevins de la ville de Douai, à prendre les moyens propres à rétablir les finances de ladile ville , et il avait été arrêté d'e'tabhr une taxe personnelle ; ce projet ayant été préscnlé à la commune assemblée , il avait été rejeté, et des troubles s'étaienjt élevés. Le i.er mai i4^3, on avisa à de nouveaux moyens , pour acquitter les chargés : des troubles se manifestèrent encore , et le gouverneur de la province, qui arriva à Douai le surlendemain , fît saisir et conduire a Lille les chefs des émeutes , qui furent condamnes au bannissement.

1429. 25 décembre. Le P. Thomas Connecta, prédicateur renommé de l'un des couvens de Rennes en Bretagne, prêcha au Temple. Cet endroit étant trop resserre pour son auditoire, sa chaire fut placée k la Prairie , où. uue corde fut tendue pour séparer les deux sexes. Ce prédicateur dut qui lier la ville de Douai Tannée suivante, pour avoir trop déclamé contre le clergé.

1 43r. Septembre. Ceux des hab'tans d,e Douai, qui s'étaient rendus a la fête de la ville d'Arras , y obtinrent une couronne pour le .prix de la meilleure proaoncuiba.

DBS HABIT ANS DE DOUAI. 671 i433. A la demande des bourgeois, on remit en vigueur à Douai l'ordonnance du comte de Flandre , portant défenses k toutes personnes d'acheter, à cinq lieues à la ronde, dans les villages, les grain* qui devaient être exposes au marché de cette ville.

1437. 16 janvier. Ordonnance des e'ebe- Vins qui remit en vigueur les ancienne- formalités pour être reçu bourgeois de la ville de Douai.

i43b. Le comte Philippe-le-Bon reçut k Douai une ) ambassade , composée de a4 chevaliers envoyés par le Roi de Navarre, pour en obtenir que sa nièce, fille du duc de Cleves, devint l'épouse du fils de c% Monarque. L'ambassade réunit dans l'objet de sa demande.

i449- Déclaration des mesures et des poids . adoptés par la ville.

i45 1. 6 septembre. Règlement porté par les échevins, pour les foulons , relativement aux tiretaines.

i45t>. a4 février. Incendie rue d'Esquer* chin , occasionné par l'imprudence d'une femme qui gaidait ses vaches avec une lampe#

Vu grand nombre de maisons furent brûlées.

14S0 Mai. Poursuites dirigées contre les hérétique» désignés sous la dénomination de J^audois : plusieurs furent condamnés au feu, d'autres à la prison.

iffii 7 mars. ( V. S. ) Concordat entre les echevins de Douai et le chapitre de St Amé y au sujet delà juridiction. Le comte de Flandre revêtit cet acte de sa sanction.

i464- 3 mai. Les echevins de Douai acquirent dç Philippe dTlnchy, l'office de châtelain de cette ville. Le comte de Flaudre confirma cette acquisition.

i466. Le comte de Charolois était à Pe'ronne avec Louis XI, lorsqu'il apprit que ce Monarque était parvenu à faire révolter les Liégeois, Il le contraignit de l'accompagner au siège de Liège. Les habitons de Douai y firent des prodiges de valeur, et le bon duc les remercia de leur courage, par une lettre quil adressa aux echevins.

1470. 12 avril. Toutes les recettes de la ville furent réunies.

1477. 10 mai Louis XI, Roi de France, ayant semé la discorde en Flandre, le comte établit une forte garnison a Douai , et en donna le commandement à AL de Fiennes.

Le

DES hAbITANS DE DOUAI. 5^ ILe 10 mai, le Roi fit faucher les blés eu lierbe autour de la ville, et le i.cr août suivant, ce Souveram était campé sous ses murs*

1 492» 4 novembre. Jean le Maire, dit Gri- | sari , ayanj surpris la ville d Ârras sur les Français, on fit des réjouissances à Douai* l5oo. 24 juillet. Un curé de St Pierre fut condamné a mort , pour avoir mal administré les sacremens ; il fut dégradé paiTévêque, avaut d'être envoyé au bûcher. Le 2^ juillet i538 , un vice-curé de la mêmç paroisse fut brûlé, pour crime d'hérésie, après que les mêmes formalités eurent été observées.

i5o8. Il fut décidé que le hameau de Wagnonville serait, d'année à autre, de TécheYinage de Douai et de l'Artois.

i5o8. Jean de Luxembourg, seigneur dq Ville et Culembonrg, chambellan du Roi , membre de son conseil, étant décédé le septembre à Bruxelles, fut ramené a Douai, Jieu de sa demeure habituelle, et inhumé dans l'église des Dominicains. À la suite des funérailles les plus somptueuses, les seigneurs qui s'y rendirent du dehors , logèrent auch4teau de Douai ; et ce fut la dernière fois qu'i|

SOUVENIRS fut habité par des personnages du haut parage.

i5ia. 18 septembre; Lettres de Max ira/lien, empereur des Romains , et de r archiduc Charles, en faveur du commerce Je Douai.

i5i5 à 1559. Sous 1** règnes de François L*r et de Henri II f les changeurs et marchands , que depuis on appela negocians, se tenaient sous les piliers des Halles à Paris ; ceux d'Anvers, deBeauvais, d'Amiens, de Bruxelles, .de Louvain , de Douai, y apportaient leurs marchandises dans des loges qui leur étaient affectées. Le commerce de Paris ne se faisait pas autrement.

1519. 19 janvier. Le bailli de Douai étant entré en ville avec les marques de son pouvoir, des mal - intentionnés ' firent courir le bruit quil était porteur d'ordres contraires aux privilèges des habitans. On le poursuivit, lise retira k St Aîné; et, sur les plaintes portées à Bruxellès, par les échevins , à la charge des mutins , ceux-ci furent bannis de de la ville.

iSzi» 8 août. Un ermite , qui avait' blas* phémé contre Jésus-Christ, la Ste Vierge et les Saints , fut brûlé en son habit } au marche u i*ourçhiau# \ au Bavlçt ),

DÈS HÀBITÀN* DB pOVM. 5jS i532. il juin. Emeute suscitée par ici femmes , a l'occasion des grains. Les coupables furent bannies, et le calme se rétablit.

i546. Le conseil de la ville ayant fait dey représentations k Charles-Quint, sur l'exhorbitance des taxes demandées aux habitans, cet empereur y eut égard en i553.

i556et 1557. Plusieurs faux-monnoyeurs furent punis durait ces années.

i556. 6 janvier. Tentative de l'amiral Coligny pour surprendre la ville.

1 564- Construction des petites Boucheries rue des Wctz. On y vendit , pour la première fois, le 21 mais i565. Ce bâtiment, restaure pour le même usage vers 1 780 , a été disposé pour scryir de poids public, le 8 mars 18 io.

i566. iÇ\ août. Les hérétiques qui étaieat en force à Tournai et à Valenciennes , y brisèrent les images^ et pillèrent les églises et les abbayes d'alentour. Le gouverneur de Lille, Douai et Orchies le» empêcha de pénétrer dans ces villes. Ce fut h cette occa- 5:011 que le clergé de la cathédrale de Tournai transféra k Douai le corps de St Eleuthère , son évêque au 6.e siècle.

iSjo. 28 mai. On publia au prône l'or-

676 $0 tJ VENIR $

. 1 donnance du duc d'Albe , portant défenses d'avoir des bibles en langue vulgaire.

i5n3. is janvier. Etablissement de 7a confrérie de Notre-Dame des Sep t-Dou leurs aux Cordeliers , auxquels succédèrent les Kewllets-WalIons. On récita des chants royaux et des ballades dans l'église, en l'honneur de la Ste Vierge, et 011 distribua des prix et des affiquets d'argent aux auteurs des meilleures pièces. ,

i574- 20 juin. Décès de D. Lentailleur, fcbbé d'Ànchin. Ses fune'railles se firent aux Dominicains. Le docteur eu théologie Thomas Stapleton prononça son oraison funèbre.

i5b5. 27 juin. Placard de Philippe II, Roi d'Espagne , portant que Tannée i5j6 -commencerait le i.cr janvier,et non le samedisaint après les vêpres.

i5^8. i5 octobre. Des mutins, sous des prétextes vagues, prirent les armes, et forcèrent les autorités à faire sortir de la ville les Jésuite* et les individus fixés à Douai depuis trois ans. Le pouvoir ayant été repris ». par ceux à qui il appartenait , les insurgés furent poursuivis, et leurs victimes rentrèrent chez elles le 6 novembre suivant. Fojez

i>ase 4£-

i58x Uu détachement, commandé par Montluc de Balagny, faisant partie de la gendarmerie du duc d'Anjou , alors en quartier à Cambrai, vint brûler les faubourgs de Vulencicnnes et de Paris k Douai.

x582. On adopta, dans les Pays -bas eatho* liques, la réformation du calendrier, faite par le pape Grégoire XII , d'après laquelle h moi* de décembre de cet an ue fut que de i5 jours, i5g2. Une vieille femme, accusée de sorti-lège, fut condamnée au feu.

1593. Inscriptions qui se trouvent sur la' croix de pierres placée h 3oopas au-delà de Dcchy , à l'ouverture de la piésente qui conduit à Guesnain : lidei Catholicœ Ro* mauœ triumphus. Auno 1593. Sur le cote? dirigé vers Douai, on lit ces rnots : Ul Chris^ tus glorificetuf. Et de l'autre côté : CruXm ahurn exalletur.

1 23 mai. 200 chevaux et l\oo pi estons de la garnison de Cambrai brûlèrent e£ saccagèrent les faubourgs dePaii* et de Valenciennes , ainsi que les villages de Sin et d# Dechy ,et pillèrent l'abbaye fixée dians le premier de ces villages»

1696, Escannouctes entre les Français

les Espagnols, à peu de distance a DouaL

1601. Lors de la publication de la paix d'entre l'Espagne et l'Angleterre, on avait dresse le vieux banibau au milieu du Marche, afin qu'on pût voir d'Àrras le foyer de lumières qu'on avait fixé à son sommet»

1602. Jean Thicrri , provincial et vicairegénéral de l'ordre de la Trinité, arriva k Douai avec 72 captifs rachetés par ses soins, et quatre Turcs par lui convertis. Ce religieux , estime par ses talcns oratoires, fit ensuite un sermon sur les motifs et les fruits de son voyage.

.i6o5. On commença à creuser et à établie un puits à l'extrémité occidentale de la Place d'Armes, entre les débouches des rues de Bcllain et dé la Mairie ) il avait été acLevé en avril 1606 , et il lut couvert le 2 mars i8.i5.

ï6t 1. 7 janvier. Le comte de Berlaimont et Mai guérite de Lallaing, son épouse, vendirent, â l'abbaye d«St Vaast, le donjon ou hôtel du fief des Clains et Repeux au delà de IVau. En i554, il y avait un arbre énorme vis-à-vis ce donjon.

1626. 14 ™ars. Accord entre les achevais et I« chapitre de St Ame, qui détermina

DES HABITANS DE DOUAI. £79 quelles sont les maisons canoniales qui doivent jouir du droil de franchise.

iG44« 16 mars. Le lieutenant-général D.

de Mcîlo, gouverneur-général .des Pays bas , déclara que ic;fort de Scarpc, quoiqu'il fut situé en Artois, n'en était pas moins soumis au commandant de la place de Douai. Le 9 décembre 1768, l'évoque d'Arias décida que .cette forteresse était de la paroisse de St Albin.

1648. 10 août/ Des débris de l'armée Espagnole qui avait été battue à Lcns par le prince de Condé , se présentèrent aux portes de Douai, pour se soustraire aux poursuites du vainqueur. Ils trouvèrent ces portes fermées : ils se dirigèrent alors sur Cambrai', eu passant la Scarpe à la nage. On observa,' a cette époque, que la guerre qui régnait entre la France et l'Espagne, éloignait de Douai Iç commerce et les écoliers.

16G4. i3 janvier. Les 'vicaires-généraux de l'évêché d'Arras approuvèrent l'érection faite à Douai de la confrérie de Ste Dorothée. C'est à cette institution qu'on devait , avant 1791, le buffet de fleurs qui, le 6 février de chaque année , faisait l'ornement de l'église

58o SOUVENIRS

des Récollcts-Anglais, où Ton célébrait la fêle de cette sainte. Cet hommage a élé renouvelé en 1807 et les années suivantes, par les soins des jardiniers de celte ville, secon* dés des amateurs , et encouragés par l'administration locale.

1664* 22 avril. Ee conseil de la ville accorde à un blanc-drapier la continuation des privilèges dont avait joui son père.

1667. 17 décembre. Les échevins ordonnèrent la démolition de la brasserie de la maison échevinale et celle de la maison des œuvres. Ces deux édifices étaient érigés suit le terrain de la salie des spectacles.

1668. 12 avril. Réunion en une seule àfc toutes les recettes dépendantes de la ville.

1670. 3i mai. La ville afferma an commissaire des poudres et des salpêtres de France, le moulin situé à l'entrée de la branche gauche de la Scarpe , au petit Bail. Ce moulin sauta en 1675 , et les échevins demandèrent au ministre qu'il ne fût rétabli que hors la ville.

1672. 10 novembre. Le conseil de la ville autorisa la construction d'une chapelle a la* Boucherie. Elle fut dédiée i Notre-Dame; de Paix.

DES HABITAIS DE flOUÀI. 53 1 1673. 7 janvier. Ordonnance du Roi, qui enjoignit aux habitans de la ville de Douai, de déposer, partout le ai du mois, les armes qu'ils avaient en leur possession»

1675. i3 avril. Le couseil de la ville/ ordonna la démolition des aubettes placées devant l'holel-dc- ville.

i63i. 26 septembre. Lettres - patentes , poitant confirmation du droit d'étape des grains, accorde de toute ancieunetc' à la "ville de Douai.

1682. 1 juillet. Le conseil de la ville ordonna la reconstruction des grandes Boucheries , qui menaçaient ruine.

1690. 26 novembre. Transaction d'entre le prévôt de Douai et les cabarctiers de cette ville, relativement à la mouture des grains dans les moulins bamiaux.

1700. 3x décembre. M. delà Traracrie , marquis du Forest, donna un [repas et un bal pour célébrer la fin du siècle et le commencement du nouveau. 11 fil, a celle occasion, présent d'une pièce de vin à chaque maison religieuse.

1702. Un soldat ayant tué des poules au village de Canlin , fut injurié et provoqué

par le paysan à qui elles appartenaient : cet homme e'iail persuadé d'être dur, et qu uq coup de feu ne lui aurait fait aucun mal. Le soldat tira sur ce paysan , et le tua.

17 tu Tandis que la ville de Douai était au pouvoir des alliés , le lieutenant-général comte de Horopesch, qui en était gouverneur, se fît céder, par les échevius, l'usage des prairies qui aboi dent la rive droite de la Scarpe, depuis sa sortie de la ville , jusqu'au-delà du faubourg de Lille. La ville ne récupéra entièrement celte propriété, qu*cn

Ce même gouverneur avait fait former une remise pour le gibier, près du chemin de Sin & Lambres , un peu plus au nord que Je point où se croisent les chemins des Postes et de* Allemans. Cette remise a été entièrement défrichée et cultivée vers 1775.

17 11. 9 décembre. Les volt étant fréquens dans la ville, les échevins promirent des récompenses h ceux qui en découvriraient les auteurs.

1712. 11 février. Les mesures prises jusqu'à ce jour pour découvrir et arrêter les auteurs des vols fréquens commis en ville

DES HABIT ANS DE DOUAI. 583 pendant la' nuit , étant insuffisantes , les échevins ordonnèrent aux bourgeois de faire la patrouille, chacun dans' sa rue, depuis 9 heures du soir , jusqu'à 4 heures du matin.

17 ix to de'cembre. Ordonnance de l'intendant pour l'administration et la comptabilité des finances de la ville.

1713. 1 3 novembre. Ordonnance de l'intendant , qui prescrit l'exécution des lois relatives au droit d'écart a Douai.

1716. 18 juin. Arrêt du conseil d'Etat , qui nomme des commissaires pour recueillir des renseignemens sur l'université de Douai , et sur les abus qui pourraient s'y être glissés.

1718. 28 avril. Ordonnance des éche vins, portaut règlement pour la régularité de la construction des maisons, et pour l'embellissement de la ville. Elle fut homologuée par arrêt du parlement du i4 mai -suivant.

1720. 5 août. Ordonnance des échevins, qui permit aux étrangers de vendre de la viande au couvert de la Prairie.

1720. 21 décembre. Arrêt du conseil d'Etat, qui commit l'intendant pour informer sur les malversations qui auraient pu résulter, de la Yeate de quelles pavillons , autorisé*

par autre arrêt du conseil d'Etat du 3i août précédent.

1724. 7 mars. Adjudication de la reconstruction à faire , aux frais de la ville , de deux maisons rue de Paris, attenantes à Ventrée des Halles. En i5ig, la chambre des neuf-hommes , ou des e'gards aux draps , se tenait en cet endroit , sur lequel de nouvelles constructions ont été faites en 1822-

1726. 5 novembre. Les échevins concoururent a rétablissement d'une manufacture de haute-lisse à Douai. Elle a existée jusqu'en

1728. 24 avril. Ordonnance du Roi, qui détermina le canton de* chasse réservé, à titre de plaisirs de Sa Majesté, au gouvernement de Douai. Cette ordonnance défendit aux officiers et a tous autres , de chasser dans celle reserve, sans la permission du gouverneur ou commandant. Les seigneurs particuliers des terres enclavées dans ce canton furent autorisés à continuer de chasser personnellement , chacun dans l'étendue dç sa terre et seigneurie.

*7a9# !9 )ui"et* Arrêt du parlement, portant <jue les échevins convoqueraient Jes

plus

DES HÀBÏTÀNS DE JDOUAT. 585

plus proches parens paternels et maternels , lorsqu'il s'agira d'établir tuteurs ou curateurs.

1730. i.cr septembre. Le conseil de lu ville donna en arrentement le terrain de l'abreuvoir de Cauteleu, pour y bâtir des maisons , à charge de faire un mur de clôture, une descente à la rivière, etc.

1731. 29 mai. Ordonnance des échevins, pour la mise à exécution de la pharmacopée douaisienne, formée sous leur surveillance.

2731. 3i mai. On adjugea, au moins disant , la construction des voûtes qui couvrent la rivière dans la rue des Foulons.

1732. 3 août. Fut tué , à la porte de la* maison du sieur Paulée, sur la Place, un grenadier du régiment d'Auxcrrois, par un grenadier de celui de Boulonnais , en faisant des évolutions avec les armes chargées.

1^33. 29 mai. Ordonnance de l'intendant , qui détermina les dimensions des baiacans fabriqués par le sieur Hustiu , manufacturier à Douai.

1735. 28 mai. Arrêt du conseil d'Etat, qui commit l'intendant de Flandre pour inspecter les comptas et Padministratiou de r Université.

Fff

5S6 . S O UVE NT R S

1^36. 6 octobre. Arrêt du conseil d'Etat, portant que l'intendant commettra un receveur-général de toutes les fondations de l'Université, à l'exception des collèges de St Vaast, de Marehiennes, des Anglais et des séminaires de la Torre et de Moutart.

i«er mars. Arrêt du parlement, qui assura les moyens de pourvoir aux intérêts des enfans mineurs à Douai, dont les pères et mères se sont remariés.

1744- Août. Il résulta du recensement de la population de la ville , fait h cette époque par ordre du lieutenant-général marquis d?Avaray . que le nombre de religieux des deux sexes, réunis dans les couvens, mon^ tait à 8oo, et celui des pensionnaires et domestiques à 37 a.

1749- 20 octobre. On arrêta V Douai deux individus qui s'étaient introduits en celte ville , pour y faire la quête, à l'aide de prétendus titres ecclésiastiques les plus relevés» Le parlement , chargé, par arrêt do conseil d'Etat dit 8 décembre suivant, de la connais* sance des crimes qui leur étaient imputés , les condamna à des peines afflictiyes et infôsaamts, le 17 mai ij5a.

DES HÀB1TAN3 DB DOUAI. 687 1752. M. le docteur Laurens présenta au public le projet d'un cours de matières médicales.

1755. i5 mars. Arrêt du conseil d'Etat, qui létablit à Douai le bureau pour la visite et la marque (Les toiles, toilettes, ele, lequel avait été supprimé par l'arrêt du même conseil du 4 juillet 1752.

1769. Novembre. D'après Tordre du Roi et le mandement de l'évêquc , les chapitres , les communautés religieuses et les particuliers aisés , porlcreut leurs argenteries a la mou* naie , pour concourir aux besoins de l'Etat.

1759. 12 décembre. La ville confia aux sieurs Laloc, cic, la blanchisserie commencée en 1755, et qui venait d'être terminée, au Mariage. Elle leur fit même des avances pour faciliter leur établissement.

1760. 18 août. Ordonnance des echevîns, portant défenses i.° de quêter dans les rues pour des ornemens , offices, autels et illuminations, x° de faire ériger aucun autel saillant dans les eues , de faire des illuminations particulières, et de faire chanter des canti« ques en musique, ou des litanies.

1760. 10 octobre. L'intendant accorda dei

588 SOUVENIRS indemnités aux propriétaires des maisons qui perdirent du terrain pour rendre la Tiace plus régulière sur le rang du midi. En 175g, les propriétaires des maisons sur le rang du nord , avaient été indemnisés pour la meine cause.

1760. 9.0 novembre. Arrêt du parlement , portant règlement pour l'exercice de la profession de maître ou de maîtresse d école à Douai.

1760. 3i décembre. Ordonnauce des écbevins, portant qu'il serait informé contre les auteurs des libelles, et p!èc*i ds vers injurieuses , répandus dans le public , depuis six semaines, iceux tendant a la diffamation de personnes d'une conduite irréprochable.

176t. 26 janvier. Règlement porté par les échevins pour, la police du marché aux Poissons, et l'arrivage et la vente du poisson de incr.

1761. 0.1 juillet. Arrêt du conseil d'Etat, qui permit a la ville d'aliéner , pour 5o ans , des portions de terres et de marais situées au Frais-Marais et à Lambrcs , à effet de payer le don gratuit

1762. i5 mars. Arrcl dti conseil d'Etat,

DES H ABIT ANS DE DOUAI. 58g qui autorisa les états de Lille? Douai et Orchies 1* emprunter, pour fournir leur cote- part dans la construction dn vaisseau qui sera notïimé le flamant.

1762. i4aout. Arrêt du parlement , quîf en exe'cution de celui de 1718, défendit aux habitans de Douai, de réparer , peindre > . plâuer et entretenir les frontispices de leurs maisons , et d'en reconstuire les façades , sau* en avoir obtenu la permission.

1762. to novembre. Ordonnance des échcvins, pour obliger les benneleurs à enlever ,le$ boues de ta ville; l'enlèvement decesboue9t qui était affermé en 1820, produisit U la ville une somme de 3,865 francs. •

1763* Construction, sur le marché aux Poissons, du bâtiment nommé vulgairement le Mùtck, pour y adjuger k poisson de . mer , apportéken ville par les chasses -marée* Avant cette époque, ces adjudications se faisaient au même endroit , mais en plei» air, dans une enceinte formée avant 1709 par des piquets et des barres de bois,

1765. La ville devait alors e» capitau* de rentes héritières , 730,414 livres, cl en* arrérages 1,789,480 Uv. L'ai tel du conseil

590 SOUVENIRS dEfatdu 10 avril 1768, donna h la ville des moyens pour acquitter ces charges , en lui permettant de rembourser ceux de ses créanciers qui lui offriraient la meilleure composition.

mars. Les Recollets* Anglais célébrèrent les funérailles du Roi Jacques, décédé le i.*r janvier précédent,

1766. 20 mars. En exécution de l'article 3 du titre 5 de l'ordonnance du Roi du i.€f mars 1765, les échevins font numéroter les maisons de la ville , d'après la division des six paroisses.

1767. aï avril. Départ du prieur des Chartreux'ct de la supérieure de l'Hôtel Dieu.

1767. 2'2 août. Le marché au charbou de bois fut fixé au Barlet. Auparavant on déchargeait et on vendait ce combustible aux carrefours des rues les plus fréquentées.

1768. 10 avril. Arrêt du conseil d'Etat, qui , pour faciliter l'acquittement de dettes de la ville , accepta les offres de verser par les échevins une somme , qui leur serait remboursée parleurs successeurs, etc.

1769. 5 février. La ville fut éclairée, potfr ia pumiire fois, au moyeu de lanternes dites

DES H ABIT ANS DE DOUAI. 5g t

réverbères. Cet éclairage fut supprimé à la • dissolution du parlement en 1771 , et ne fut remis en vigueur qu'au rétablissement de cette cour. Par lettres-patentes du 14 février 1778, le Roi permit aux échevins de perce* voir, pendant 20 ans, le quinzième denier sur le prix de toute marée fraîche vendue â Douai , pour le produit de ce droit être employé aux frais de l'illumination de cette ville. En 1820, les frais de cette illumination se sont élevés à 1 5,200 francs.

1769. i5 septembre. Arrêt du conseil , -qui, en exécution de celui du 10 avril 1768, autorisa la ville de Douai à vendre plusieurs maisons , notamment celle du geôlier des prisons militaires, rue de CanleJeu , et à aliéner a temps des droits de ptantis sur le terrain sur lequel ou tirait il l'oiseau à Lambres, etc, pour employer le produit au payement des dettes de la ville.

1771. i.c* août. Accord autorisé par lettres-patentes du mois d'octobre suivant, par lequel l'abbaye deSt Vaast céda à la ville la propriété de la promenade dite ï 'Allée des Soupirs j qui se trouvait entre la Scarpe et les vieux et noUyeau collèges de St Vaast.

5ga souvenirs

Les échevins firent abattre les arbres de celte promenade , enlever les terres qui Pex- • haussaient au-dessus des rues circon voisines , et arranger le terrain pour en former un nouveau rivage.

179a. Mars. Démolition de l'église des Jésuites ainsi que des deux clochers places a l'extrémité du chœur. Les ossemens qu'on exhuma de cette église furent transférés au cimetière de St Jacques* La grande salle connue chez les Jésuites , sous le nom de logî* que d 'en-haut } fut disposée en chapelle f pour l'usage des écoliers du collège d'Anchin. C'était dans cette salle que, lors de la distribution des prix , les Jésuites faisaient représenter des pièces de théâtre par leurs élèves. Ces exercices étaient connus dans le public sous la dénomination d'action. La répétition, ou la première représentation était pour les femmes , et celle du lendemain était réservée pour les hommes.

1774* 12 avril. Auêt du conseil d'Etar, portant que le commerce des eaux- de-vie se fera k Lille , pour toute la Flandre-Wallonne. Ce commerce s'était, a cette époque,, introduit, depuis peu de temps, à Douai»

DES HABïTANS DE DOUAt. 5c,3 17^4* ^ décembre. Milord Makcnsic , ancien officier Ecossais , relire à Douai , réputé pour le meilleur patineur, en prenant cet exercice sur une tourbière, près de Belleforière, enfonça la glace et se noya.

1777. t.*f novembre. La ville afferma, pour 99 ans, 62 ratières une epupe de terre , situées àSin, qui lui appartenaient.

1778. 18 juillet. Les déserteurs condamne'* , qui* étaient re'unis a Strasbourg, logèrent a Douai, en allant former un bagne a la citadelle de Lille.

1778. 14 septembre. On trouva, a 68 toises de la surface de la terre, du charbon à A niche, dans les fosses exploitées depuis peu par MM. de TraisncI et compagnie.

1778. *x décembre. Ordonnance des cchc* vins, pour prévenir les inconvéniens qui pourraient résulter au préjudice de la ferme sur le tabac, par la culture de cette plante , qui avait lieu depuis quelque temps, tant à Douai que dans sa banlieue.

1778. Dans Je courant de celte année, M. Canquelain, professeur d'histoire en l'université, proposa par souscription, celle de la ville de Douai.

5g4 souvenirs

1779. ïSaoût. La ville céda h un particulier, le passage qui , en longeant l'abreuvoir, servait de communication du Barlet à la ruelle d'Auchiih

1780. 19 avril. Une fabrique de sayeierîe fut établie dans les casernes de Marchieiines ; le 3 septembre suivant, un atelier de mohoa fut formé au même endroit.

1781. 14 avril. La ville donna une somme d'argent au sieur Bara, concierge des Halles, pour reconstruire la maison qu'il habitait dans cette euceinte, à condition que lui et ses enfans en jouiraient durant leur vie.

1781. 27 juin. Le Roi fit payer à la ville le prix du pavillon du château ou de la prêche qui faisait le coin des rues Gainez et du refuge de Si Arnaud , pour xt fouir le terrain de ce pavillon à l'Arsenal.

1781. 28 juin. Naissance delà fabrique de faïence, dite de grés anglais. Par la convention d'eutie le sieur Georges Bris et deux anglais nommes Lcigh, les premiers t travaux furent faits dans la rue Pépin, et une société fut formée par acte du i/r août 1782. Cette fabrique fut autorise, et des privilèges lui furent accordés pa. les lelues-

DES HAF.ÏTANS DI? DOUAI. 5c)5 patentes du 9 juin 1784. Par arrêt du parlement du 5 décembre 1782 , les actionnaires de cet établissement avaient été autorisés U reprendre l'arrenteraent d'un terrain rue des Carmes , que l'abbaye de Mai chiennes tenait de l'hottl des Nobles ; et ce fut dans ce terrain qu'ils établirent un bâtiment somptueux, pour leur fabrique. Le i3 février 1786, la ville, autorisée par l'intendant, prêta 10,000 florins à cette société , a charge par ses membres de rembourser cette somme, par dixième, dans les dix années suivantes. Cette fabrique a été vendue par suite de la dissolution delà société, le i.er août 1831. Elle continue maintenant son activité.

1781. g août. Arrêt du conseil d'Etat, qui établit à Douai , si fait n'avait été , un bureau pour la marque des toiles et toileries qui se fabriquaient dans la généralité de Flandre.

1781. i? août. Le conseil de la vilhe céda au ftieur Fournier, le terrain des pavillons des Trois-Rois , de St Michel , de St Louis et de St Charles , situés rue des Ecoles , au nord des casernes de Marchiennes , pour y former son habitation près de la manutention

^5f)6 SOUVENIRS des vivres-pain, dont il avait la direction.

1783. 10 janvier. La seigneurie de St Albin fut ^vendue au parlement, par décret , à un, particulier : la famille de Croj en forma aussitôt le retrait.

1783. 4 novembre. M. de Calonne fut nomme contrôleur -général des finances. Le corps municipal l'envoya complimenter par une députatiôn, qui lui demanda son portrait, pour le placer dans le conclave où il avait siège en qualité d'échevin. Ce portrait, peint - par mademoiselle Lebrun ne put rester en cet endroit après le mois de juillet 1789. M. de Calonne mourut à Paris le 38 octobre 1802.

1^83. 14 décembre. M. Esmaugard, nouvel intendant de la généralité, arriva a Douai, pour la première fois, en cette qualité.

1784* 12 mai. Ordonnance des cchevins , portant défenses de lancer des aérostats chargés de feu , sans permission.

1786. 18 avril. M. Blanchard fit, dans la cour des casernes d'Esquerchin , sa 1 7/ ascension aérostatique. Il descendit le même jour a l'Etoile, catre Amiens et AkbeviJle , et revint le lendemain a Douai.

1786. 29 octobre. Translation i St Nicolas

du

des habit ans i>e douai. 597

du Calvaire placé sur une colonne rue des Foutons, vis-à-vis les Boucheries. Le lendemain , les éclicvins firent démonter cette colonne. La tradition portait, qu'ainsi que celles de la Place et de la porte de Vaicnciennes , elle avait été établie en souvenir des stations faites, en ces endroits, en i366,par ceux qui avaient rapporté du Piaquet le corps de Jean Raine.

1786. i.er novembre. Lettres- patentes sur l'airct du couseil d'Etat du 26 septembre précédent, portant établissement d'une verrerie à Douai. Le 20 janvier 1-760, M. le che-

va lier de Baqnehem , qui avait succédé au marquis son frère dans la propriété de cet établissement, présenta aux echevins de cette ville, les premières^ pièces sorties de ses fourneaux.

178G. 24 novembre. M. Taranget, docteur et professeur en médecine , tu l'ouverture auti cours de chimie médicale, par un discours sur les fleurs. Le 16 novembre 1787, ce docteur ouvrit de nouveau ce cours par un discours sur la construction physique et morale de l'homme et de la femme.

.1787. Dans les mois de janvier et d'avril ,

G gg

698 SOUVENIRS le premier président et le procureur- général du parlement se rendirent aux assemblées des notables du royaume , convoquées par le Roi.

1787. 1." mars. Mort de Pierre Dambrîn , sergent de l'université , fameux épouvantai! des écoliers.

1788. a juin. On compléta le pavement de la rue du Bloc ; il avait été commencé en 1708.

1789. 7 janvier. M. Savary , bâtonnier en chef de Tordre des avocats , mourut subitement, dans son cabinet. Le 10 du même mois, son neveu , président du séminaire Haltu , en assistant à ses funérailles , éprouva le même sort , dans l'église de St Albin.

178g. Avril. En vertu de la lettre du Roi, en date du a£ janvier précédent, pour la convocation des états-généraux , et le règlement spécial pour la province de Flandre, du 19 février suivant, l'ordre du clergé du bailliage de DouaiJ rédigea ses doléances le 3 avril , et élut le même jour , pour %ou député, M. Brcmvart , curé de St Pierre. Le i3 avril, Tordre de la noblesse fit la

PES HÀMTANS DE DOUAI. 5^9 clôture de son cahier, et choisit M. le marquis d A oust pour son député. Le lendemain, cet ordre élut M. le marquis de BeaumcZy pour suppléant de M. cVAoust L'ordre du tiers - état avait rédigé ses doléances dès le 4 du même mois , et avait élu pour députes, M. Simon de Maibelle , docteur et professeur rojal , et M. Merlin, avocat Le i.tT de ces MM. avait demandé qu'un suppléant leur fût donné , et M. Pilât , ancien cultivateur , fut revêtu de cette qualité le i5 dudit mois d'avril.

3o Avril. On se porta chez le sieur Vaolerberghe , qu'on accusait de faire jpasser des grains à l'étranger , daus les circonstances ou la pénurie des subsistances commençait à se faire sentir. Ce rassemblement fut presque aussitôt dissipé.

9 Juin» Les échevins commencèrent k prendie des mesures pour la fabrication et la distribution du pain; et jusqu'à la fin de Tannée, ils ne cessèrent de donner leurs soins à cet objet important , et de faire des achats de giaius.

ier Juillet. Départ du régiment de Vintînaille, infanterie, pour Paris; il retint k

6oo soùvENins

Douai, le ?4 du même mois. Ce fat alors que quelques particuliers lui présentèrent des cocardes tricolores, quil refusa ; elles furent ajoutées néanmoins aussitôt en ville.

2; Juillet. L'alarme se répandit en ville, sous le prétexte de l'arrivée des Brelous , qui venaient ravager le pays. Les notables haLitans se réunirent aux autorités , et la forma* tion de huit compagnies de milice bourgeoise fut arrêtée pour le maintien du bon ordre. La i.'re de ces compagnies ayaut été année, elle fit aussitôt le service a l'hôtel- deviile. Les huit premiers capitaines furent B3M. de Commerford, Bacroix , Théri de Gricourt , Merlin du Blocus , Ilannecart de KrilTii.il , Crugeot de Rceux , Monneret et de G eau mare tz.

iG Août. Les échevins portèrent une ordonnance pour rétablissement d'un comité dans la gai de-nationale ; cette garde le refusa , f.t. un règlement eile-meme, et le fil exécuter le jû du même mois.

27 Juillet. M Van!erberr;ho, accuse par \y pruple d'avoir accaparé des grains en herbe , lui conduit à l'hotel-de- ville par la multitude iAiii s'eUit portée chez, lui > il mai chai t au

milieu

DES MÀBÎTÀNS DE DOUAT. 6oi

milieu d'elle , étant escorte immédiatement par le major du régiment de Vintimille et par le lieutenant-colonel des chasseurs k cheval de Picardie. Le jugement rendu le ï.er août, qui déchargeait M. VanlerbeFghe de cette accusation , fut confirmé par l'arrêt du. parlement du 4 du même mois.

28 Juillet. Arrêt du parlement , contenant des mesures pour prévenir le retour des violences et les attroupemens arrivés les jours prccédens. La poience fut plantée sur la place , en exécution de cet arrêt , et le calme étant rétabli, elle fut déplacée tent vertu d'un autre arrêt du 22 août suivant.

20 Août. La garnison prêta serment de fidélité sur J'Esplanade.

?3 août. Bénédiction du drapeau de la garde-nationale. Celte cérémonie eut lieu dans l'église de St Pierre , où M. Saingevin , principal du collège d'Anchin , prononça un discours à ce sujet. /

i.*r Septembre. Le marché aux grains se fit par étalage sur la place dermes, La chapelle de St Jean servit à déposer ceux des grains qui n'avaient point été. vendus.

34 Septembre. La gard*-i*ationa!e se .mit

6o2 SOUVENIRS

en possession des armes et des poudres qui

étaient déposes à l'hôtel-de-yillc pour son

service , s'empara du drapeau déposé chez

le colonel , et l'apporta dans le sein de sou

comité,

27 Septembre. La garde-nationale , qui avait arrêté, quelques jours auparavant, uq bateau chargé de grains pour Valenciennes , exigea que le préposé qui l'avait fait charger , justifiât de Tordre qu'il en avait reçu du ministre.

17 Octobre. Le comité delà garde-natiocale publia l'ordre délivré le 3o septembre précédent , pour l'expédition du bateau ci-dessus énoncé. Malgré cet ordre , le bateau, qui contenait 3oo sacs de b/ed et 3oo «acs de seigle, fut déchargé, et le grain vendu au marché. Une partie du produit de cette vente servit à payer les drapeaux dç la garde-nationale, quand elle fut forcée en quatte bataillons.

3i Octobre, vers le soir. Des individus f qu'on prit pour des conspirateurs , furent cuivis de l'église de St Pierre en celle des Carmes-Déçhaussé* ; leur conduite tint la gardc-natiwalD t\ la garnison ca alarmç

t>ES HABIT ANS de douai. 6o3 pendaul la nuit et uae partie de )a malinco suivante.

3î Octobre M. Simon de Maibeîle ayant quitte rassemblée nationale, pour cause de maladie, M. Piiat, sou suppléant, alla l'y remplacer.

a5 novembre. Le lieutenant-général Livarot; commandant dans la province, arriva à Douai pour la première foi* ; il alla à Lille le surlendemain.

io Décembre. La guide nationale de Douai se rendit a l'Ecluse, ei visita le château de M. le marquis de la Rianurie , où iî iui avait été déclaré que des dépôts d'armes et de poudre existaient; ses recherches furent comble-* temeiU déçues.

l7#°* 2 7 Janvier. La partie du régimeut de Vivarats , qui s'était insurgé à Béthune , logea à Douai.

7 Février. Décret de rassemblée nationale, qui fixa a Douai le chef-lieu du département du Nord.

no 5ia:s. Une religieuse de Ste Catherine de Sienne sortit de son couvent , pour soigner soa pire, avec permission de iévèque; elle yiculra le i<\ septembre suivant.

6c>4 SOUVENIRS

1 1 Avril. La garde-nationale prêta le serment prescrit par la loi du 7 janvier préce» dent, entre les mains de la municipalité' réuni» au '•conseil-général de !a commune : cette cérémonie fut suivie d'un Te De uni chanté à St Pierre.

19 Avril. M. de Confié, é\ êçue d'Arras, doîîna îa confirmation à St Pierre.

Avril. Etablissement de la société populaire.

19 Mai. La garnison se réunit a la garde* nationale, pour adhérer éX prêter serment aux décrets de l'assemblée nationale; cette cérémonie eut lieu sur l'Esplanade , en présence delà municipalité; l'acte en fat porté ii Paris par deux dépvîtés. Des fêtes bru jantes succédèrent à ces sermens dans les journées suivantes. Le lieutenant de Roi ayant voulu y mettre un terme, fut poursuivi et obligé de quitter la ville. Le a3 , des commissaires envoyés près des troupes , rétablirent le calme. Le 24 > *es deux chapitres , qui s'étaient réunis aux Carmes-Chaussés , vinrent en procession sur F Esplanade. Le Te Deum y fut chante , et la bénédiction du St Sacrement donnée au peuple, à la murri-

r»F.S ItABITÀNS DE RÔUÀI. 6o5

cipalité, à la garde nationale et à la garnison. Dans la soirée , des tables fuient dressées sut les places publiques, où les militaires et les gardes- nationales se distribuèrent les vivres et les rafraîchissemens que la municipalité leur avait lait préparer. La fêle fut terminée' par un feu d'artifice tire sur l'Esplanade.

27 Mai. Le maire et un membre du comité de la garde-nationale présentèrent l'hommage de leurs conciioyens à l'assemblée nationale, et déclarèrent de soumissionner, au nom de la ville- , pour dix millions de domaines nationaux. A leur retour à Donai, les 3i mal et 2 juin , on s'empressa d aller iv leur rencontre.

G Juin. Fédération à Lille des gardes--, nationaux des départemens du Nord , do* Pas-de-Calais et de la Somme : 28 hommes* de la garde de Douai s'y rendirent.

20 Juin. Un régiment des chasseurs h cheval fut attaqué dans ses casernes , vers la1 Huit, par un régiment d'infanterie , qui s'y jpendit a la débandade. Le lendemain 3 dès le ixiatiq , le régiment de chasseurs se mit ei* pou te pour Cambrai, t

3© Jwiû. Les amis dit- nouvel ordr* se xéw»

6o6 30UVEKÎR3

nirent dnus la partie d'une habitation de-la rue de Lille, pour aviser au choix des électeurs/'

aï, 23 et 24 juin. Les habitans charges par la loi du choix des électeurs à fournir pour )a ville , s'acquittèîent de leurs fonctions, en procédant au choix de i5 électeurs, dans les cinq sections qui Jeu* étaient respectivement assignées.

l.*f Juillet. Ouverture de rassemblée électorale du département , dans l'église de St Pierre. M. Coppens, de Bunker que, la présida : les électeurs assistèrent , sur la P/ace d iUrnes, le 14 du même mois , au serment j^Jéralif. Les opérations de rassemblée lurent terminées le 16, et le lendemain le Te Deum fut. chanté dans l'église ou l'assemblée s'était tcuue. Le mêmejour,a 7 heures du malin, un service soîemnc! avait été chai* té a St Àmé,.pour le repos de l'ame de M. Scherrer de Vendeville, électeur du district de Lille, qui , à son arrivéeà Douai 7 Je 3o juin précédent, avait été tué, en recevant sur la tete une poutre tombée du béfroi , auquel on travaillait. • -

3 Juillet. Suppression des cantiacs militai-

DES HÀBITÀNS DE DOUAI. 607 i€S. Les soldats purent aller boire dans les cabarets, comme les autres particuliers.

i4 Juillet. Le détachement des gardesnationales du district de Douai, composé de 3i hommes, dont 17 choisis dans la ville, assista à confédération nationale a Paris; ce détachement rentra à Douai le 2} du mCme mois.

27 Septembre. Un service, auquel assistèrent les autorités, fut célébré h St Pierre, en mémoire des citoyens morts h Nancy.

A pris les cérémonies religieuses, M Lagarde aîné , secrétaire-général du département , prononça un discours relatif a la circonstance. Les 4 el 1 1 octobre suivans, la société populaire et la garde-nationale firent chanter des services pour le même objet.

1791. 1 5 mars. D'après les craintes exprimées a la municipalité-, par les personnes qui craignaient les résultats de l'exportation des grains , il fut ordonné à ceux qui spéculaient sur ces objets , d'abattre les couloirs sm moyen desquels les grains passent des magasins dans les bateaui : cet arrêté fut publié le 16 du même mois. Les fils d'un marchand Jémoignèremdu mécon lentement

6o8 SOUVENIRS

de celte mesure. Ou se porta en force cliez leur pore : ou le conduisit a l'hotel-de-ville ; ou voulut le mettre eu sûreté à la pi ison. Ua habitant, qui lui était étranger, prit eu ce moment trop vivement sa défense; il lut mailuureu.cmint victime de sa loyauté. Le lendemain , le marchand lui-même éprouva le môme soi t. Les auteurs présumes de ces crimes' furent poursuivis, et la procédure dirigée contre eux fut irrévocablement abolie par le décret du 14 septembre de la même année.

19 Mars. Loi qui déclara qu'il y avait lieu à accusation contre les maire , officiers municipaux et procureur de la commune de la ville de Douai, et qui porta que le Roi serait prié de donner les ordres pour le* mettre en arrestation , et pour les fane transporter, à Orléans. L'article 2 de la même loi chargea le directoire du département du Noid de nommer huit commissaires, pour remplacer provisoiicm.nt cette municipalité» Enfin , le mi'ne directoire fut chargé de prends les mesures néceosaires , pour réunir où il ledésignerait , les électeurs du département, «jui devaient l'être à Dousd le a©, vom

^ DES IIABITÀNS DE DOTJÀt. 609

nommer l'eveque. Un Douaisicn , chef d'une famille distinguée , qui se trouvait a rassemblée nationale, lorsque la loi ci-dessus énoncée fut portée, prit de suite la poste MYanactricr, et étant parvenu a Cambrai, il dépêcha une personne sûre au maire de Douai, pour l'informer du contenu de la loi. Cette personne arriva à sa destination , à 7 heures du matin. Le maire profita de l'avis , en prévint aussitôt ses collègues ; tous se mirent en sûreté ; et lorsque la gendarmerie arriva , une heure après, pour s'assurer de leurs personnes , il lui fut impossible d'exécuter les ordres qu'elle avait reçus. Les fugitifs publièrent dans leur retraite uu mémoire, pour - justifier leur conduite dans les malheureuses journées des 46 et 17 mars ; ils s'attachèrent surtout a démontrer que , s'ils avaient publié la lai martiale, cette publication eût amené les plus grands désastres. Le décret du 14 septembre suivant donna la faculté auxdits fugitifs de rentrer dans leurs foyers , et plusieurs d'entre eux n'en profitèrent pas, 19 Mars. Le directoire du département alla siéger à Lille : ce fut en celte ville qu'il nomma, le 2 1 mars , les commissaires chargés

6lO SOUVENIRS

de remplacer la municipalité de Douai il

revint à Douai, le 2 avril suivant.

22 Mars. On chanta un Te Deum en actions de grâces du rétablissement de la santé du Roi.

i.Cr Avril. Ce jour, une partie de la garnison fut changée ; le surplus le lut complètement , le 20 du morne mois.

3 Avril. Un régiment d'artillerie Bcïge se forma à Douai ; il prit ensuite le nom de

Page 1