‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 4 sur 163 · ÉGLISES PAROISSIALES · texte numérisé non relu

ÉGLISES PAROISSIALES

Jusqu'à la promulgation de la loi du 27 avril 1791? les paroisses de la ville étaient au nombre de six. Quatre du patronat de St Pierre, ■et deux de celai de St Axué«

§. i.€r Paroisse de Sù Pierre.

Cette paroisse , dont on reporte l'origine à Tan i îo5, fut gratifiée en 1 i85 des bienfaits de l'abbaye de IVlarchiennes , elle était la seule de la ville : sa population étant acuue,le chapitre , en 1 190 , donna un co-adjutcur au curé , et unit a la cure une de ses prébende* , pour la faire partager entre les deux pasteurs. Cette union fut approuvée par les évêques d'Airas, Pierre etRadulphe, en 1 igôet iso3. En 1225, 1x28 et 1257, le chapitre ayant, du consentement de Féveque dioce&ain, engé les paroisses de St Jacques , de St Nicolas et de Noire-Dame , et ayant à cet etïel détache diverses parties de celle de St Pierre , celle-ci put se passer du co-adjuteur établi en 1 190 f et la prébende qui avait été affectée aux dcu\ curés , retourna au chapitre.

Le chapitre eut des démêlés sans nombre avec Té vèque d'Arras , pour la collation de celte cme ; et l'autorité métropolitaine dût intervenir pour les terminer, ou du moins les •assoupir.

L'ordonnance rendue par les échevins le jiomars 1738 , recopuaibsaat que iç cimeUwr

t)ES HABITA NS DE DOUAt. 21 de celte paroisse, .au n;ilieu de laquelle son église était placée, pouvait nuire, tant à sa salubrité,» qu'a celle de la ville, enjoignit a la fabrique delà paroisse, de se procurer un terrain d'environ /{ooo pieds carrés de surface, à l'une des extrémités de la ville 9 pour y faire les inhumations. Celte administration acheta, des Tributaires , remplacement dit le Purgatoire. Ce nouveau cimetière fut béni le 27 octobre 1778. Postérieurement, un cimetière commuu a toute la ville ayant été formé auliaquet, celui du Purgatoire devint inutile et il lut vendu par l'état le 2$ octobre 179J.

En 1791 , cette c<j!ise devint celle de l'une des trois paroisses de la ville.

§. 2. Paroisse de St Jacques.

Au mois de juin 1225, le chapitre deSt Pierre, considérant que la paroisse de ce nom augmentait considérablement en population, arrêta que la partie de cette paroisse qu'on appelait laNeuve-Ville, qui s'étendait depuis le courant d'eau qui séparait le marais (le Douai d'avec la terre ferme , et qui comprenait tout le terrain jusqu'aux paroisses de St Albin et de AVaiicrs , formerait a l'avenir h paroisse de St Jacques.

LVglise de cette paroisse fut mise sous l'invocation de St Jacques , k cause que Jacques Painmouillc avait dormé le terrain sur lequel elle fut construite.

Par acte du a3 octobre iC3o, le chapitre de StPicrrc fit cession de la cure de la paroisse de St Jacques, a la congrégation des Prêtres de l'oratoire de St Philippe de NeVy, qui depuis a été unie a celle de Jésus. L'acte de cette cession a été confirmé par Tévêquc d'Arras , et revêtu de la bulle d'Urbain VIII du moi* de novembre 1640.

Deux maronniers existaient en avant de l'entrée de cette église : en 1 ^ 54 > lors delà procession séculaire du St Sacrement , il* étaient en fleurs, et faisaient le plus bel orne* ment du reposoir placé en cet endroit : ils out été jetés bas le 18 août 1798.

En 1791, cette église devint celle de Tune des trois paroisses de la ville.

§. 3. Paroisse de St Nicolas*

Au mois de novembre 1228, le chapitre de St Pierre , prenant en considération la nombreuse population de la paroisse de ce nom , et

les observations de Pontius , évêquc d'Anas, se détermina a ériger l'église de St Nicolas-cnla-poteme: ilyjo'guit la chapelle de Jean Je St-Venant et d autres revenus , et se réserva la nomination du cure' de celte église. Ces dispositions furent confirmées au mois de mars suivant , par J évoque diocésain.

Les cloches de la paroisse de St Nicolas, <jui avoirnt été bénites le 12 septembre 1 674^ furent aussitôt placées au nouveau clocher, qui testa impartait Jusqu'en 1377 , époque à laquelle il fut couvert d\iissellcs*

Les arbres placés dans ce cimetière, ainsi que dans les autres cimetières de Ja ville, Turent abattus en vertu de l'ordonnance des cçhevius du 10 mars 1778.

Le 29 octobre 1 786 , le clcrgc de cette paroisse alla en procession prendre la croix placée au sommet de la colonne élevée rue de$ Foulons, en face de la boucherie. Celte croix fut rapportée et placée dans lYglisc. Les échevins firent démonter le lendemain la colonne.

Dans le mpme mois d'octobre , la police Bt Jeter bas le presbytère, qui depuis longtemps était hors d'usage , et qui menaçait ruine ; et jplUfît abattre la cbaptllç du Dieu-de-Pit.é;

qui c'tail en délabrement dans le cimetière ,

et qui élait devenue un rendez-vous de dé-

bauchc.

Le 27 mai 1791 , se fil la clôture de lYglise de la paroisse de St Nicolas , laquelle avait été supprimée par l'effet de la loi du 27 avril précèdent.

Cette église, vendue par l'état, fut aussitôt démolie; et , par décret du 29 seplcux? l>re 1809, le maire fut autorise à accepter la donation faite a la ville, du terrain sur lequel elle avait été construite , ainsi que d'une maison attenante, pour aggrandir la place dite de St Nicolas. L'étendue de cette place fut encore aggiandie d'apiès le décret du 2 lévrier 1811 , qui permit a la ville d'acquérir deux maisons.

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