G SO U V E X I R S
lippc-le-Bel , un incendie consuma les archives de St Ame. Un événement semblable est rapporté aJa date de 1070, sous Philippe I.rr, lloi de France.
§. 2. Collégiale et Chapitre de
St Pierre.
On fait remonter l'origine de l'église de St Pierre au milieu du 7/ siècle , temps auquel St Aubei l était évoque de Cambrai et d'Arras ; on a soutenu quelle avait été érigée en collégiale ça ioi2 , par le comte de Flandre Bauduin-ala-belle-Barbe.
En 1072 et 1293, Robert -le-Frison et Gui de Dampierrc accordèrent d'autres privilèges ii cette coi légiale ; ils lui furent confirmés en .i3^o , 1 384 et 1468, par Louis de Mâle, Philippe de Bourgogne et Charles-le-Hardi , qui , en lui donnant des lettres de sauve-garde , la prirent sous leur protection , en déclarant qu'elle avoit été fondée, dotée et amortie par les princes leurs prédécesseurs.
En 1189 et 1203, les souverains pontifes Clément III et Innocent III, confirmèrent celte église dans la propriété de ses biens , et la purent sous Jtur protection»
DES HÀBTTANS DE DOUÂT.
Ce. chapitre de celle collégiale était compose de Ueize chanoines , y compris le prévôt, qui était à la nomination du Roi , de trois dignitaires choisis par le chapitre , de deux aemi - prébendes, et de trente chapelains* D'après Je* lettres patentes du mois d'avril 1777, la nomination des cauonicats qui vaquaient durant les mois de janvier , avril , juillet et octobre , était dévolue au pape ; le Roi nommait a ceux qui devenaient vacans pendant les mois de février , mai , août et novembre ; et au prévôt appartenait Ia> nomination de ces bénéfices , abandonné» parles titulaires, dans le couraut des quatrr autres mo is.
La d ignité de doyen a été érigée au moi* de mars 1 207, par Radulphe , évéque d'Àrras» Louis XIV j au mois de juin 1681, confirma le décret des grands-vicaire* du diocèse d'Arras r du3i octobre i65i, portant érection de dignité de chanlre dans cette collégiale.
En 1 1 o5, Robert de Jérusalem commença & bâtir le chœur de Fancienne église ; Bauduiaà-la Hàche, son successeur , l'acheva en i\i '2^
£u 1 2fô, Pierre Hoooi ic;,paaaetier du Rç£
l3 SOUVENIRS clc France, fit ériger une [chapelle en Thonrieur de là Magdelaiue } dans le cimetière de St Pierre.
Le i5 février i5i2; on commença la démolition de l'ancien clocher. Le 20 février i5i3, les abbés d'Ànchin et de Marchicnncs posèrent la première pierre du nouveau clocher , qui ne fut mis en Télat où il est maintenant qu'en 1G8G. ,
Léo juillet 1 532, des miracles s'opérèrent dans le cimetière de St Pierre , par Tiutcrcess:on de la Ste Vierge, dife Notrc-Danie de îa Treille, place'c au-dessus delépitaphc du nommé Pîcque tic. L'année suivante, on construisit une chapelle en cet endroit ; elle fut reconstruite en 1644 î Par *Cfi liberaiitcs de Jacques Taiije , prêtre , né l\ Douai. Celte Vierge miraculeuse fait maintenant Torneïiîcutdii dôme placé à l'orient, de Te'glîse de St Pierre.
L'ancienne égîi-e , qui menaçait ruine, fut fermée le 9 août 1734. Lé 24 mai de Tannée suivante, M. de ia. Grange, grand -vicaire Ju diocèse , posa la première piçrre de la nouvelle e'gli e ; et elle fut bénite , avec la plus grande solcmniié, le 2G juillet 17 5o. Le plan de cet édifice simple et majestueux, est de M. R. de Brissjr, architecte de Bruxelles.
DES HÀBrîÀNS DE DOllAr, 1Q Par son ordonnance du 12 juillet 1719 , le Roi statua que toutes les cérémonies publiques auxquelles le parlement de Flandte devrait se trouver, se feraient dans îïgHsc, de St Pierre.
Le 16 novembre 1730, en exécution des décrets de l'assemblée nationale et des ordres de l'administration du département, un commissaire, par clic nommé, apposa le scelle sur le chapitre.
En rai, cette église devint celle de Tune des iiols paroisses de la ville.
Le i3 août 179-î, la municipalité exposa (iu rabais les frais de descente des principales cloches de cette église. Pour parvenir à les descendre , il fallut les briser auparavant.
DEUXIEME SECTIOU,