‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 43 sur 163 · Le général de brigade Nicolài commanda le 22 août · texte numérisé non relu

Le général de brigade Nicolài commanda le 22 août

27 Le général de division Champmorin commanda , à Douai et dans Y arrondissement , Je i/r septembre 1795,

aia soutsniks

28. Le général Fusicr commanda , Si Douai et dans l'arrondissement, le 7 octobre

29 Le général Dessaubaz fut nomme' le 2 novembre 179$ > par le comité de salut public , avec les attributions du général Fusicr; et, sut la contestatiou survenue entre ces deux généraux, la municipalité arrêta de reconnaître le premier pour commandant de la division du général Cliampmorin. Le général Dessaubaz quitta la ville pour aller commander à Dunkerque , après le 27 juillet 1796; il revint à Douai avec une pension, et y mourut, à 70 ans, le 12 novembre 1806.

30. Le général Aubcgeois cessa de commander le iZ novembre 1795.

31. Le général Fusier* envoyé , pour commander , le i3 janvier 1796, était encore à son poste le 19 avril suivant.

32. Le général de brigade Viole commanda le 29 mai 179S; il avait la même qualité de commandant le 6 décembre suivant , et alors le général Dessaubaz était sous ses ordres.

33. Le 3 juillet 1797. Jean - Henri TuçiiQl p général de brigade, fut nommé

commandant

DES HÀBITANS M DOUÂT* ai 5

commandant temporaire a Douai. Il arrivai en cette place le 7 septembre suivant ; il commanda ensuite l'arrondissement , et partit» pour commander le département de la Lys, le 6 mars 1799.

34 M. Legris revint commander, le 13 octobre 1797- H passa à Cambrai a la fia de Tan 1798.

35. Le général de brigade Laurent commandait U Donai le a3 octobre 1799.

36. Le lieutenant-colonel Langlois commanda depuis le mois de janvier 1799.

jusqu'au 17 mai 1801, époque à laquelle il retourna k Condé.

37. Le colonel Edouard Lace fut cornmandant darmes depuis le 17 mai 1801 f jusqu'au mois de novembre i8o3 : à cette e'jpoque, il eut sa retraite.

38. Le général de brigade Bçjé com> xpauda le département , depuis le 9 février *8oa , jusqu au 20 mars i8p5 ; il alla ensuite commander celui de la Meurthe* Il tétait rendu àDum\erque le %% mai i8o3; il en était revenu à la fiu de septembre suivant,

3g. Le colonel de VEspinasse fut commandant temporaire depuis le ai novembre

Ûl4 SÔUYENÏKS

l8o3, jusqu'au i.er juillet 1810; il donnai alors sa démission , et il se retira à Grenoble, s'en lieu natal.

40. Le général de brigade Clémrnt , nom* mé commandant du département au mois de mars i8o5 , résida peu à Douai , et fixa aussitôt son quartier-général a Cambrai.

41. Au mois de mars 1809, le général de îuigade Jbahurc , nommé an commandement du déparlement , fixa son quartiergénérai à Douai. Le 7 mai, ce général alla remplir a St-Omcr le grade de chef d'élatïnajor des gardes nationales d'élite ; il revint à Douai au mois d'octobre suivant, et y

» demeura jusqu'au i3 juillet 181 5.

4^. Le colonel du 1 20.* régiment Hajbvd fut nommé commandant d'armes le 17 septembre 1810 , au lieu de M. de TEspinassc. 11 ne vint point à son poste.

43. Le colonel Cazaux arriva le 11 avril 1811, pour commander au lieu de M. Lafond. Le 18 juillet suivant , il quita la ville, pour occuper le grade de major de l'hôtel des invalides. 11 avait perdu une jambe a l'armée.

4$. Le colonel Fawrç, ou Febure, arriva 1* 27 juillet *8u, pour commander carei^

DES HABIT ANS DE DOUAI. ai 5 placement de M. Cazaux; il fut mis eu retraite en janvier i8i5.

45. Le colonel Desmaroux fut nommé commandant, au lieu de M. Eaivre, le 3i décembre 18 14* Le 2 mai suivant, il reçut Tordre de se rendre a Jlesdin , en qualité d/e commandant supérieur.

46. Le maréchal-de-camp baron Flament arriva, le. 3 mai 1 8 1 5 , en qualité de commandant supérieur. Il cessa ses fonctions le i3 juillet 181 5.

47. Le colonel Faivre revint commander le 3 mai i8i/>. Ses fonctioj» cessèrent le i 3 juillet suivant.

1 . L»m^cbal-4ç^çmp > comte d'Qlonjw entra dans; la place en. quaiité de commandant du département, le i3 juillet ï8i5» il quitta la vjlle le 9 août suivant. Le comte de Navarre était son chef d'état-major. Il partit de XJôuai , le 3 novembre de la même année.

2. Le colonel JFraneois -Antoine de MonU zey entra dan? ia place le i3 juillet i8i5, en qualité 4ï lieutenant d.e Roi. U en obtin*

2l6 SOUVENIRS le brevet , le 2.5 février 1816 : il se rendit, le 9 février 1819, à la Flèche , en qnalité de commandant en second de l'école-tnili taire*

3. Le vicomte de Roqucmont, colonel , arriva le 29 juillet i8i5f en qualité décommandant supérieur ; il cessa son service au mois de septembre suivant.

4. Le chevalier Roclielle de Bréçjr, colonel , fut nommé lieutenant de Roi, en remplacement de M. de lUontzey , par brevet du 3 février 1819 ; il fut reçu en cette qualité , en présence de la garde-nationale et de la garnison , le ^ mars suivant*

§• 3. Artillerie.

Parmi les inspecteurs de cette arme qui ont exercé leurs fonctions à Douai , on cite MM. de St-Hilaire , de St-Périer.

lieutenant-général, décédé en cette ville, à 87 ans, le 8 juillet 1749» d'Aboville, de Mouf , de Bréande , de Villepaiour , de l'Ami, Pevrin, Desaimons , de Thihoutol, de St-Laurcnt, Taviel, Tirlet, etc.

L'arme de l'artillerie doit être considérée à Douai sous trois rapports: i.° sous celui

BBS TÎÀBTTÀM DE DOUÂT. 21 7

de la direction; 2.0 sous celui de l'école) et 3.° sous le rapport de la fonderie-

i.° Direction.

Aussitôt après l'entrée des français a Douai, en 1667 , un arsenal de construction fut établi dans une partie du prieure de St Sulpice, que l'abbaje d'Anchin avait d'abord établi à Doulens , et qui fut transféré à Douai, àt cause des guerres , en 1571, par D. Lentailleur , abbé de ladite abbaye d'Anchin. L'euceiute de l'arsenal a été considérablement augmentée, d'après les acquisitions faites, par le Roi, du refuge de St-Aniand , des worteries y adjacentes , de la plus grande partie de l'ancien couvent des Carmélites, et d'une portion de l'hôtel de JMédonchel , les 22 jaavier , 4 décembre 1818 , et II février 182a.

Des magasins de cet établissement s'étaient formés, dès le mois de novembre 1791 , .dans le ci-devant monastère des Chartreu*,

Les dépôts de l'arsenal, furent, considérablement augmentés , par l'autoi dation accordée le 21 septembre 1819, pour la construction , au moyen de 56, 7 17 francs 82 centimes,

2ï8 S 6 U TE H T II 5

d'un hangar, dans les terrains ci-dessus noir- 1

vellcinent acquis.

Le ii février 1820., M. Delfosse vendit h l'Etat, sa maison rue Alorel , pour le prix de i2 1,406 francs, pour servir de logement aux généraux d'artillerie.

D'après l'autorisation du ministre de la guerre, du i.er août 1820, il fut procède, au moyen d'une somme de 2,3g3 francs , à la réparation de la fosse -aux -moyeux , placée à l'extrémité nord de l'esplanade , en face du grand hangar construit pour le service de l'arsenal eu 174&

On remarque, parmi les directeurs de cet établissement, MM. de P'ieux-Pont , de Sabrcvois , de la Fontaine, décédé à Douai le 4 septembre 174^, Labinon , de Bréandc, de Vimont, m oit ea cette ville le 7 novembre 1770, Dorbaj y Duriubio, Boivin-la-Martinière, le Masson du Cïicsnoy y Rollée de Raudreville , le Vavasseur, Zéuoft, etc. Dans le nombre des Sous- directeurs, on trouve les noms de MM. Premier, de Senarmont , de Buzelet , Sézille, Bourdin , Gargan, E^aiiij etc.

DIS HÀBtTÀNS DE DOUAI. 219

z° Ecole.

Dès 1679, Louis XiV avait établi une école d'artillerie à Douai; elle resla peu de temps en celte ville.Néanmoins on en trouva encore des traces en 1902 et en 1720 ; elles disparurent prcsqu'aussitôt. Ce ne fut que le 21 août 1767 , que le ministie de la guerre manda aux échevins , que le Roi , cédant à leurs vives iustances, et à leurs offres de fournir ce qui était nécessaire a rétablissement d'une école d'artillerie , donnerait dci ordres a un régiment de celte arme , de se rendre dans leurs murs. Le to octobre suivant, M. de Brcancle , commandant de l'école , se rendit au hameau de Dorignies , avec M. Dliaubersarl, subdélégué de l'intendant, pour mesurer et. évaluer le terrain deotiné à former l'école pratique. Son étendue était alors de Bdvasières, évaluées en capital 39,659 livres., et en location 1,087 lïvr€S- Enfin, le 12 dudit mois d'octobre , le régiment de la Fère arriva, et l'école de Douai remplaça celle de Toul. A la suppression de l'école des élèves de Bapaume, en 1772* le cabinet de phjsiquê qui $y trouvait, fut transféré à Douai. Ce

fut a Douai que résidèrent successivement lous les régitneris de l'arme; ce fut en celte ville que le régiment Colonial fut formé , le i.eî avril 1786; ce fut en cette ville qu'il fut inspecté par le maréchal de Castrics , ministre de la marine, le 5 septembre suivant. Enfin c'est à cette école que furent instruites , du i5 mai 181-2 au mois de novembre suivant, 35 compagnies d'artillerie des cohortes du premier ban.

Le maire de la ville , ayant cédé, au mois de septembre 1816, a l'artillerie, Y entier du pavillon près l'école de larme, à charge par elle d'y faire les améliorations qu'elle jugerait convenables, des réparations furent laites pour une somme de 3,070 francs 7 5 centimes , d'après ;les ordres du ministre de la guerre, du 12 mars 18 19.

Un hangar, évalué 3,445 francs 28 centimes , fut construit dans cet établissement, d'après les ordres du même minisire, en date du i3 février 1819,

Et d'après les ordres émanés de la même source, le 4 décembre 1820, un laboratoire de chimie , évalué à 4?oi2 francs > fut éubii dans k* tom . de «cl lioicL

DES H ABIT ANS DE DOUAI. 221 Enfin le a5 novembre 1820 , le gouvernement acheta, tant de divers particuliers que des hospices : i.° 8 hectares 36 ares 92 centiares; et 2/ 2 hectares 83 ares 33 centiares de terre, enclavés dans le polygone. Au moyen de ces acquisitions , le chemin qui conduisait de Dorignies à Wagnon ville fut changé de direction , et au lieu de travert-er le parc, il en fit le tour de Test à l'ouest.

Dans l'état actuel , l'école de Douai est Vune des quatre de la i.erc classe ; elle est commandée par un maiéchal de camp , et elle est déservie par deux régimens , dont F un à pied , et l'autre à cheval , et par un escadron du Train.

Commandons successifs dé V Ecole. MM.

1 767. de Bréande, maréchal-de-camp.

^in^4' deGomer, brigadier, J779. de Fredy , maréchaUde-camp.

1791. de Longevillc > colonel.

Pendant la guene, le commandement de l'école fut déféré a des colonels ou à des commandans par intérim.

.1807. Tirlet , général de brigade, îttu. Voet y général de brigade.

1812. Baron deCamas , général de brigadje.

i8j4« Dhervillc, maréchal-de-camp.

1814. Baron Jouffroy , maréchal-dc-camp.

181 5. Baron Evain , maréchal-de-camp.

181 j. Le maréchal-dc-camp de Sarrebourre

de Ponl-le-Roù 1820. Le maréchal-de-camp Filhiol , baron de Camus.

Page 1