Casernes
Avant 1667, il n'y avait a Douai ni casernes ni fournitures. La garnison , qui n'était pas considérable , était distribuée chez les bourgeois, qui ue recevaient d'indemnité rju'en cas de presse. On voit, par les comptes de la ville de iGGtf a 1669 , que les frais de logement des gens de guerre s'étaient élevés, pour ce teimc, à 5,855 livres 10 sous 10 deniers.
DES HABIT ANS DE DOUAI. Z^l
Casernes de St-Sulpice.
En exécution des intentions de Louis XIV , le comte de Gadanne , lieutenant-ge'niiral et commandant les troupe^ de Sa Majesté à Douai , ordonna , le 27 septembre 1667 , aux six-hommes , de faire construire des casernes dans le prieuré de St Suîpice , pour y loger une partie de la garnison. La ville traita avec l'abbé d'Anchin, pour l'acquisition d'un* partie de ce prieuré , et des casernes y furent construites. "En 17^0, ce corps de casernes étant devenu caduc , il fallut le reconstruire. Le Hoi en donna les moyens à la ville , par son arrêt du 6 mai 1720. Le prix des travaux montèrent, à 6i,3o4 livres ; ils lurent terminés en 1721 ; et par autre arrêt du conseil d'Etat, du 6 juillet 1728, le Roi déchargea la ville du payement des droits d'amortissement pour l'acquisition du terrain , et ordonna que les droits pour la construction en seraient payés d'après la hauteur de l'adjudication.
De 1736 à 1740, la ville dépensa 150,300 livres pour la construction de la façade et des deux ailes de ce9 casernes.
De 1759 h 1762 , d'après Tordre du ministi* de la guerre, c» date du 29 janvier de
la première de ces années , la ville fit construire un aqudduc , destine à laver les latrines de ces casernes. La dépense s'éleva a 27,^50 1. Casernes de Marchicnnes*
Ce ne fut qu'en 1667 , et d'après les ordres? du Roi, transmises tant aux échevins qu'à l'université , par le lieu-lenant-général comte de Gadanne , que le collège de M a r chien nés, bâti en i566 par l'abbé Delecambe, servit à loger les troupes. Par lettres - patentes du mois de septembre 1670, l'abbaye de Marchiennes fut autorisée à vendre à la ville , son collège , avec l'église, cour, jardin, quartier du régent, et les neuf maisous en dépendantes et adjacentes , dans les rues des Malvaux et des Ecoles. Cette vente fut effectuée les 28 janvier et 3 février 1671 , cl le prix fut de 58,760 livres.
En 1739 , la ville délibéra de bâlir à neuf les casernes de Marchiennes. Les fondations en furent jetées ; elles existent encore sur l'emplacement du manège de la rue des Welz : 3o,ooo livres étaient dépensées en 1749^ lorsqu'on s'occupa delà construction des casernes d'Esquerchin, ce qui lit perdre de vue celles de Marchicnnes. Le manège
des h A bit Ans de douai.
construit en 1762, fut complètement restauré en 1820 et 1821.
Le 12 mai 1766, on commença la démolition de la partie de ces casernes , faisant face à la rue des Ecoles, et de faile du midi tenant à la précédente.
En 1781 et 1782, la ville fit reconstruire à neuf l'aîle droite de la première cour de ces casernes, en entrant par la rue des Ecoles. La dépense seule de 1781 , s'éleva a 6,5(32 livres 10 sous.
En 1800, on jeta bas, dans la deuxième cour , l'aîle du sud de ces casernes : en mêmetemps des écuries furent bâties le long de la rue des Ecoles.
Casernes des Pavillons neufs.
Us ont été construits par la ville, sur une partie du terrain du collège de Marchienoes , et ont été d'abord destinés pour loger de la cavalerie et des troupes de passage : on les disposa ensuite pour y recevoir des officiers. En 1800 , ces pavillons furent convertis en casernes ; ils furent en même- temps prolongés jusqu'à la rue de* Ecoles ; et à la fin du mois d'août 1821 , on jeta les fondations d'un corps d'écuries - dans ces casernes, propre à y recevoir «aviron cent clic vaux.
Casernes d'Esqucrchin.
Le Roi , par arrêt du conseil d'Etat , du 7 août 1753, autorisa la ville à percevoir certains octrois, et lui fit , en même-ternps la remise , pendant dix ans , dé deux aides , pour lui faciliter les moyens de construire deux corps de casernes près la porte d'Esquerchin , dans les terrains appartenant à divers particuliers , et notamment à l'abbaye de Vaucelles. En la même année 1^53 , on plaça , dans les fondations du corps de bâtiment adossé au rempart, une plaque de cuivre , aux armes de la ville , et chargée des noms des échevins eu exercice. Ce bâtiment seul est voûté au premier étage, l'autre ne l est pas. Les frais d'acquisition de terrains et de construction se sont élevés à 617,007 livres. La remise de l'aide a produit Sio^Sî livres; ainsi la ville a payé 3o6,i54 livres. Pour compléter ce monument, deux pavillons devaient Taccompaguer , l'un en avant l'autre en arrière , et un pont deVait être .jeté sur le bras de la Scarpe , dans la rue d Esquerchiu , vis-à-vis celle des Vierges, Ces constructions , longtemps ajournées , n'eurent pas lieu, et le receveur du droit
DES HABITAIS DE DOUAI, d'amortissement , qui , diaprés l'estimation du terrain, faite le 12 mai 1751 , avait perçu le droit de 6980 livres, tant à raison des casernes, /[ue pour les pavillon*, restitua à la ville 2,200 livres. En 1756, le régiment deBelsunce, qui portait en 1790 le nom de Flandre, occupa ces casernes aussitôt leur couslruction.
Casernes du Barlet.
En 1670 , la ville acquit un héritage au Barlet, pour y construire des casernes ; elles furent construites de 1691 a 1695, et des Uoupes à cheval y logèrent.
I^rant la nuit du 3i décembre 1763 au i.er janvier 17641 un incendie éclata dans une e'curifc qui servait de magasin au foin dans ces casernes. Le régiment de Bourgogne , qui y logeait alou , monta de suite à cheval, et sortit de f enceinte des hàtimens ; de prompts secours arrêtèrent les progrès du feu. Un incendie de même nature se manifesta, daus ces casernes, le 19 décembre 18 u, et il ncut pas plus de fuite.
En 1782, et d après la demande faite le 23 février 1781 , au ministre de la guerre, par les cchevins , ceux-ci fureut autorise* à
SOUVENIRS démolir le pavillon du sud de ces casernes, qui menaçait ruine, à charge de construire , en cet endroit , une belle écurie, qui serait Surmontée d'un magasin au {outrage. Celte construction coûta à la ville 9,735 livres.
Le 5 mars 1806 , une partie du corps principal des casernes du Barlet s'écroula; il n'en résulta point d'autre accident.
En exécution du décret du 3i juillet i8x r , le maire procéda à la vente des casernes du Ëarlct ; elles furent adjugées, a la réserve du terrain, qui était à la ville, pour 38> 1 15 f. ; et récurie, construite à neuf et couverte e* tuile en 1730, près de l'abreuvoir, fut veixiue* avec la même réserve , pour 2,45o francs. Casernes du Point- du- Jtftr.
En 1G67 , le séminaire de ia Motte fut disposé pour loger une partie de la garnison , et en 1GW7, la ville s'obligea de payer à l'université 876 livres par an, pour la location de cet emplacement. En 1703, On forma une manufacture dans ce séminaire. En 1706, il s'ogfesai* d'y placer encore des troupds. Pour éviter l'anéantissement de la manufacturc» le sieur Yvain , qui la dirigeait, fit bAtir , en d^ux moi3 , sur un lerraiu dépendant
des hAbttAns de douai. ^47
de l'abbaye de Sin , les casernes du Point-du- Jour, pour loger un régiment de cavalerie.* Par transaction du 9 décembre 1738 , la ville s'obligea a payer, à cette abbaye , une redevance annuelle de 37 livres 10 sous, à la décharge des ayant-causes de l'ancienne manufacture du collège de la Molle. Des fouis pour le service des vivres-pain^ avaient été construits près de ces casernes , sur les propriétés de l'hôpital -général ; ils ont clé démontes en 1787. Ces casernes ayant été remise- à la disposition de la ville, en 181 5, le maire les fît restaurer en 1821 , pour y placer les chevaux des troupes de cavaleticde passage.
Anciennes Casernes pour les Troupes de passage, ou pour la Garnison, dans des cas d'urgence*
En 1667 , des troupes logaieat dans les maisons de la rue du Bloc.
Une grange a été construite, en 1676, à la Prairie ; elle fut démolie en 1767.
Il existait en 1706 et en 170g, une grange avec des écuries, au Rivage.
11 aen trouvait encore , à la même époque, à la blanchisserie d'Arras , et près de la porte d'Esijuerchin.
SOtJYENtRS De 1709 à 171a, et de i'j4^ ^ *745» des écuries en planches furent construites dans les rues Vertes, dans celle des Trinitaires, etc. Logement du. Commandant du Génie* Il lui en fut assigné un sur la place du Temple, vers 1816; il fut à la disposition* de cet officier supérieur le i.cr juin 182 t. Cette maison avait été construite, en 1771, pour loger le garde-magasin des foui rages, sur le terrain que les Etats de la province avaient été autorisés a acquérir , par lettres* patentes du mois de décembre 1763, pour établir un magasin propre a recevoir les pailles , foins , etc , destinés aux chevaux des troupes de la garnison.