Ecole de Musique. Elle fut établie
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le ii mars 1806, elle entra en activité le i.*T avril suivant, et fut réorganisée le 3o août «B21. Directeur, 1H06, M. Leconate.
7. Ecole d'Enseignement Mutuel. Elle a été établie en 1816. Instituteurs, 1816, M. Decamps ; 1820, M. Lagroy.
8. Ecole des En/ans d'Artisans de la Ville. Elle est confiée h d'anciennes dames de l'abbaye de Flines , et a pris naissance en
Toutes ces écoles sont sous la surveillance du maire et dos commissaires par lui nommes , en exécution du règlement qu'il a porté sur cet objet, les i.'r octobre 180S et 27 octobre 1817.
9 Le Roi, pour seconder les pieuses intentions de M. Edouard Deforest, qui avait formé, en cette ville, une école pour offrir gratuitement l'instruction primaire à i5o eufans , confirma cet établissemeu , par son oidonnance du 19 août 1818.
Le 27 octobre 1819, le même M. Dcforest acheta l'ancien hôpital du Petit St Jacques, situé rue Jean de-Gouj. L'établissement rue du Ct ^u-nage servit de logement et de local a instiuaion pour les clives qui avaient fait
, BES HÀBTTÀNS DÉ BOUÀI. 3ig }es progrès les plus marquans dans les premières classes.
Bibliothèque publique.
Elle a e'té établie en exécution des dispositions de l'article ^4 des lettres-patentes du i.er mai 1767. Les acquisitions multipliées qu'elle a faites, ont nécessité , en 1817 , l'aggrandissernent du local qui contient ce précieux dépôt, lequel s'enrichit chaque année par de nouveaux ouvrages dûs à la munificence du gouvernement , et par les sacrifices que l'administration municipale contiuue de faire en sa faveur.
La bibliothèque a été' ouverte le 3 août I770, et le bibliothécaire (M. Denis), a prononcé un discours à ce sujet.
3 juin 1769 et jours suivans , les écoliers qui s'étaient refusés a payer une légère rétribution , déterminée par l'arrêt du conseil d'Etat du i3 mai précédent , pour l'entretien de la bibliothèque, se mutinèrent; niais l'ordonnance portée le 5 du même mois , par le lieutenant-général de la gouvernance 7
les fit rentrer dans l'ordre.
1788. Fia de mars. M. Mannoury fat
nomme bibliothécaire, au lieu de feu M.Denis*' 1791. 19 juillet. Nomination de M. de
Montcville aux fonctions de bibliothécaire. 1806. 5 juillet. M. Guilmot fut nommé
à «ts fonctions , au lieu de M. de Montcville.
Musée.
La progression rapide avec laquelle les collée lions d'antiquité , d'animaux, de minéraux, etc, de cet établissement, forme vers 1796 , augmentant chaque année , ne permet point de douter quelles atteindront bientôt un degré d'importance et de richesse dont les départemens offrent peu d'exemples dans, les établissement de ce genre. On admire spécialement, dans Tune de ses salles, le mausolée du comte de Lallaing Charles II,. qu'on attribue a Jean de Bologne.
Une salle parliculière*/est disposée pour recevoir tout ce qui est relatif à l'histoire de l'homme , ainsi que les divers produits propres à faciliter l'étude de Tanatomie comparée. Un règlement porté par le maire le 1 5 jatîvicr 1822, détermine l'administration de cet établissement.
DES H ABIT ANS DE DOUAI. 5fcl
Confrérie des Clercs -Parisiens.
Rpberl de Douai fonda la maison de Sorbonne a Paris. Ce fut le premier colleté établi dans le quartier de l'Université. 11 était chanoine de Senlis et médecin de Marguerite de Provence, épouse de St Louis. 11 donna, par son testament, i5oo livre* parisis, faisant en 33,796 francs 34 centimes, pour rétablissement dexe collège, et en confia l'exécution à Robert de Soi bonne, son ami. Celui-ci remplit les intentions du fondateur vers i25o, et ne prit jamais que la qualité de proviseur du collège. Il y établit une communauté de seize pauvret écoliers ; et on voit , du testament de Ma- 1 oie de Lens , bourgeoise de Douai , du mois d'août 1270, que, parmi ces seize boursiers > il y en avait sept natifs de cette ville. Les personnes aisées de Douai se plurent à aider tes jeunes gens. On en trouve la preuve dans les dispositions testamentaires faites en*i2^3 eten 1295, par Maroie de Fiérin et Marguerite de Coutiches. Aux seize écoliers que Bobert de Soi bonne avait établis, il associa d'autres clercs eu état de pourvoir k leur
ZolTl souvenirs
subsistance. Ils étaient instruits avec les autres, par trois docteurs qu'il avait choisis ; lavoir : Guillaume de St- Amour, Eudes de Douai et Laurent de France, dit Lenglesq , aussi de Douai. Ces jeunes élèves , de retour dans leur ville natale, voulant entretenir l'émulation parmi les jeunes gens qui devaient leur succéder, tant pour honorer la Mère de Dieu, par des offices en son honneur, que par des pièces de vers composées a sa louange , et pour se recréer , en se réunissant ; ces jeunes élèves érigèrent , vers l'an i33o , dans Téglise de NoUe-Dame , la confrérie des Clercs-Parisiens, a laquelle ils donnèrent successivement les dénominations des écoliers de Paris , des clercs et écoliers de Paris , des clercs de Notre-Dame , des clercs du grand Puy deNotre-Damé (montagne, ou pâmasse), de Notre-Dame du Puj de Douai, et enfin des clercs Parisiens.
Au mois d'avril 1^5, Charles-le-Belliqueu* , duc de Bourgogne, 2g.* comte de Flandre , accorda des lettres d'amortissement Ix cette confrérie , pour les rentes et hérita-* ges qu'elle avait acquis depuis et avant 60 aus.
Cette confrérie n était d'abord composée
U£S iiAisiTANS !>E DOUAT. OaD que d'ecclésiastiques et de laïcs ayant fait leurs études à Paris. Après l'établissement de l'université à Douai, on y admit des individus qui avaient fait leurs éludes en cette ville. Chaque année, le dimanche après le i5 août, on distribuait des couronnes aux auteurs des meilleures pièces de vers, chants royaux et ballades composés en l'honneur de la Sainte Vierge.
Leséchevins entretenaient lémulation dans cette confrérie. Ils accordaient une exemption entière d'octrois à ceux qui avaient remporté les couronnes pendant trois années de suite. La dernière faveur de ce genre fut accordée à Jean Daruehem, par délibération du 7.6 janvier i634« 4
En 1774? la confrérie possédait 25 rasières un tiers de terre dans les communes de Canliti, Douai , Estrécs , La m bref , Loffre et Haches»
La confrérie , qui était dans l'usage de décerner des prix aux auteurs des trois meilleures ballades en l'honneur de la Vierge , et qui faisait réciter ces pièces de vers dans la chaire de vérité de l'église de Notre-Dame, le dimanche dans l'octave de l'Assomption , cuvait délibéré, en 1778 / qu'un, seul prix
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seiaii accordé à fauteur qui aurait 'fait la
meilleure ode sur le sujet voulu par les re'glcmens. Ce prix fut décerné, le 16 août de ladite année, a M, Legrand de Laleu» Ce fut la première et la dernière fois que ce nouvel usage eut lieu ; les biens de la fondation ayant été réunis a d'autres, par les lettres-patentes du mois de .mars 1779 , pour former la dotation des Sœurs de Charité établies à Douai par cette même loi.
— m, ■ . mm
Société Centrale d'agriculture , Sciences et Arts du Département.
Cette société a été instituée à Douai, le 1 j avril 1799, en exécution de la circulaire du ministre de l'intérieur du 22 avril 179S.
L<e m mars i8o5,relle s'est réunie a celle des amateurs des sciences-, formée en la même ville le 13 février 1800; et elle a éle maintenue dans ses attributions et prérogatives, par l'arrêté du préfet du 1." octobre 1819. La société est composée de membre» honoraires , de 5o membres résidens , et de plus de i5o membres correspondant. Les séances ordinaires de ia société sont fixées aux a.8 cl 4*' mercredis du mois; et se»
officier»
officiers sont renouvelés dans la 2.* séance du mois de décembre.
Outre les plantes rares et précieuses cultivées dams les jardins de la société , on y reacomtreavec intérêt une école complète de botanique , établie d'après le système de Jussieu.
MM. Duthillœul, propriétaire, et Preux, avocat, ont obtenu, en 1820 et en 1821 , le» prix que la société avait mis au concours poulies meilleurs éloges de Jean de Bologne f célèbre sculpteur né en cette Tille , et de M. Déprès , bâtonnier de Tordre des avocats à la cour royale, docteur' en droit et ancien professeur royal de cette faculté dans l'université de Douai.
Société Médicale.
Elle a été établie en vertu d'autorisatio* du 21 septembre 1804 ; elle est régie par un règlement spécial, arrêté le 18 septembre 1820 y eUe^est composée de médecins, chirurgiens et pharmaciens légalement admis à l'exercice de ces professions. Ses séances sont fixées aux i.#r et 3.e lundis de chaque mois,
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