ÉTABLISSES! ENS DE BIENFAISANCE
La i.erc série de ce titre contiendra Vobjet de chaque établissement dans son état primitif , et l'indication du local qu'il occupait dans la ville.
Les changemens qui se sont succédés dans ces établissemens jusqu'en 1789 , seront le sujet de la 2.' série.
Les mouvemens qui s'y sont opérés pendant la révolution, seront rappelés dans la 3.* série.
Les administrations qui ont successivement régi ces divers établissemens , seront énumérées dans la 4 e série.
On présentera dans la 5.* série Vêtat actuel de tous les établissemens de cette ville, chargés de secourir les malheureux*
PREMIERE $KRIE.
JiTAT DES DIVERSES FONDATIONS
PANS LEUR ORIGIFE.
Ces fondations seront classées d}après leurs rapports avec les individus pour fafjuek elles ont été destinée?.
M55 H ABIT ANS DE DOUAI, *>2f
Viendront d'abord les établissemens communs aux deux sèxes , ceux parti" culicrs à chacun d'eux , ceux destinés aux orphelins, aux orphelines et aux enj ans trouvés ; les établissemens destinés à recevoir les pèlerins^ ceux disposés à soigner les malades ; enfin les moyens propres a secourir les pauvres dans leurs domiciles.
Cette division est formée par les fondalions des Cliartriers et du Petit StJacques%
1. Quoiqu'on ait fait remonter l'origine des Charlriers avant Tan r 100 , il est au moins certain que dame Àlgur Dumarché , épouse de Eichaid, fit construire , en 11 65 , un hôpital , pour recevoir les infirmes et les paralytiques. Ce fui aussi cette dame qui , en 1 1^5, fonda une chapelle dans cet hôpital, et qui assigna les fonds pour la nourriture d'un prêtre chargé d'administrer les secours spirituels aux personues de la maison. Cette chapelle a été bénite de nouveau le 9 décembre i556* Les papes Alexandre 111, Honoré 111 et Ccles-
5a8 souvenirs
tin III , confirmèrent ces fondations. Anne Roussel, Anne Sixfaii et Susannc Dumont, veuve de Luc Vairet, les augmentèrent par leurs bienfaits. La fondation était jadis hors des murs et dans le faubourg; mais par l'agrandissement de la ville, elle était s/lue'e en face de la porte de Valenciennes. Le 1 1 mars 1 544 1 on ava| t commence le grand bâtiment e'rigé sur la place Bourbon. Une partie de ce bâtiment fut jeté bas par l'ouragan du 9 novembre 1801 : les matériaux du surplus furent ensuite vendus pour achever les infirmeries de rhôpital-général. En 1700, il se trouvait dans cette maison 33 hommes et So femmes. Ses revenus étaient alors de .12,810 livres. Depuis 1714 jusqu'en 1769, l'hôpital militaire fut fixé dans les bàtimens des Chartriers, d'abord en partie, puis en totalité. Voyez page 2 5?.