‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 8 sur 163 · Les Carmes-Déchaussés. ïq.° Les Augustins · texte numérisé non relu

Les Carmes-Déchaussés. ïq.° Les Augustins

xi.° Les Minimes,

Les Récollets-Anglai*.

DES H A.BIT A.N S DE DOTJAJ. 35 i3.° Les Pères de l'Oratoire* ï4.° Les Chartreux.

i5.* Les lirigiltins.

§. l/r — l/° PARTIE.

Dominicains.

On fixe rétablis ement de cds Pères, k Douai, à Tua i?.32 ; et on prétend qu'en cette année. Marguerite de Darnpierre, fille de Bauduin IX, comte de Flandre, leur donna remplacement nécessaire pour former leur monastère presqu'au milieu delà ville, et sur les bords de deux bras de la Searpe. On prétend encore que l'église de ce couvent fut achevée en 1271, et quelle fut aussitôt consacrée en l'honneur de la Sainte-Croix.

Quoiqu'on puisse induire de celte opinion et de celle contraire , il est au moins certain que ta comtesse Marguerite, qui s'était associé Gui son fils . reconnut , par ses lettres du mois de juin 1273 , avoir donné aux Dominicains le terrain sur lequel leur monastère avait été érige , et que le fils de cotte princesse avait ratifié !e même jour tout ce que la comtesse sa mère avait fait à cet égard.

]Le 10 août i5g5? un incendie , dont la

36 SOUVENIRS cause fui inconnue , réduisit en cendres 1 église et le haut-dorloir de ce couvent. Ce grand dommage fut bientôt re'pare' par les nombreux bienfaits dont ces Pères furent gratifies ; et le 3 août 1600, Jacques Blasa?us, évoque de Namur, le siège. d'Arras ctaut vacant, consacra leur nouvelle église.

Le i3 mai 1G47, Ic p« Thomas Turcus , général de Tordre des FF. Prêcheurs, arriva à Douai, accompagné du plus brillant cortège > il partit le 22 du même mois pour Arias.

Aussitôt après le siège de 1.71a, Louis XIV permit aux Dominicains de former une loterie, afin qu'avec la rétribution qui leur en reviendrait, ils pussent faire à leur monastère les réparations que le fléau de la guerre avait nécessitées.

Pendant la nuit du 24 au 2S mars 1775 , 1 église et la majeure partie du monastère deviurent de nouveau la proie des flammes, par la suite de l'imprudence de l'un des serviteurs de la maison ; le dommage fut encore bientôt réparé, et tout construit à neuf. La nouvelle église fut consacrée le 4 octobre

Le 21 novembre 1781 , le parlement de

Flandrç

DES HABITAIS DR EÔUAT. Zj Flandre permit aux Dominicains d'affermer & longues années f un terrain rue des Foulons,

fuient face a l'abreuvoir de St Nicolas. Une

tradition, peut-être erronnée, porte que leg prisons de l'inquisition avaient été' établie* sur cet emplacement. En exécution de Tan été tendu par l'administration du département 9 V le i5 juin 1791 , toutes les églises des maisons religieuses de la ville, furent fermées le 2a juillet suivaut.

Le 4 juillet 1791 , les Dominicains sortirent île leur maison, et quinze d'entre- eux, qui avaient préféré la vie commune, se retirèrent au couvent des carmes de Trclon , qui leur avait été assigné pour maison de retraite,

par la loi du 25 mai précédent.

Le 23 février 1792 , ce couvent, avec ses

/dépendances , fut vendu par l'Etat.

2,e PARTIR DU §, l.«

Collège de Sù Thomas cVAcquin*

Le 5 avril 1619, les Dominicains sYtant procuré , h l'aide des bienfaits d'Henri-Francois Vuuderbuicb, archevêque de Cambrai, et des abbes de Mai chiennes , de St Vaast et de St;

58 SOTTTENTBS

Ecitin, deux maisons et jardins, situes rue Word , et qui élaient connus sous les noms des grande et petite Vertes-Treilles , y établirent Ipur collège > pour enseigner la philosophie et la théologie aux religie ux de leur ordre, Ce Collège étant devenu inutile aux Dominicains , le parlement de Flandre , par son arrêt du l.€r juin 1772, leur permit de l'aliéner; et 1^ vente en fut autorisée en faveur du séminaire de Notre Dame de la Foi , par les k'itics-palentes données par le Roi au mois 4c janvier 1 77^

§. 2. TrinitaireSy ou Chanoine* Réguliers pour la rédemption des captifs.

Evrard de Si Venant, ayant, en i2$2,donné eux Trinilaiics un terrain hors la ville, ces religieux s'y ctabliient aussitôt. Vers )320, leur monastère et leur - égli-e se trouvant compris dans les fortifications, ils bâtirent un nouveau couvent dans la ville. Le n5 Dovembre j323 1 Pieirc de Levis de Mirepoix , cvêque de Cambrai , fit la bénédiction de

Jeur église; elle fut çpusaçrce de wmvpaules.

DES ItABîTÀNS DE DOU\Y. $g ft8 octobre 1662 et i5 décembre i63o, par les évèques d'Àrras François -Richardot et Paul Boudot. Cest de cette maison que sortirent Robert Gaguin, général de l'ordre et précepteur dn Roi Charles VIII, et Jean ïhiéri , provincial et vicaire- général du même ordre en 1602. Et, puisqu'il ne faut rien omettre, on doit dire aussi , qu'Henri-Joseph Laurent, né à Douai le 27 mars 1^19, avait fait profession dans ce couvent, le 12 novembre 1737. On sait assez que ce personnage esUauteur de divers ouvrages qui ont mérité la censure publique.

Les ïrinitaires sortirent de leur monastèré, le 4 juillet 1791 y et ceux d'entre eux qui ont pu préférer la vie commune, ont du se retirer à l'abbaye de Liessies , maison de retraite qui leur fut assignée par la loi du i5 mai précédent. Ce couvent, avec ses dépendances, a été tendu par l'Etat, le 7 septembre *795.

§. 3. Recolle ts-TVa lions.

Ce monastère fut établi en faveur des Cofdcliers, vers le milieu du i3.c siècle, par Ut générosité des gentiklioinines et des priuci*

paux habitans du paj'3 , qui voulurent être inhumes en cet endioit. En izliz, la foudre abattit ou brûla le clocher de ce couvent.

Le 22 juillet i/p7 , un chapitre général de Tordre de St François en France , se tint dans ce couvent Plus de aoo religieux s'étaieut tendus à cette solemniui : ils allèrent en procession aux Dominicains, où ils dînèrent, éiant servis à table par les bouchers, velu* en blanc*

Le 6 avril i553 , vers deux heures et demie du matin , un incendie éclata chez ces pères ; et, en trois heures de temps, tout était devenu la proie des flammes. On regretta notamment les mouumens sépulcraux que cet accident avait détruits. ' , .

\ En i55tt, les couvens de Tordre de St François , ayant été érigés en provinces , par le pape Paul IV, celui de Douai fut annexé à la province de St André.

En 16*8 , les Cordeliers formant le monastère de Douai, embrassèrent la reforme, sous le nom de Hccollets.

Le 7 août 1G62, procession et solemnité k cause de Tarrivée du corps de St Prosperf que le pape avait donné à ces religieux. Les Jivcoiicls sortirent de leur maison le 4 juii^'

DES HABITAIS DE DOUAI. if f let 1791 : trente* quatre d'entre eux, qui avaient préféré lu vie commune , se reudirent à l'abbaye de Vaucelles, qui leur avait été m arguée pour maison de retraite, par^la loi du 25 mai précédent ; et leur monastère tout entier fut vendu par l'Etat, le 1 3 avril 1792 : on y abordait du côté du sud , par la rue de Valenciennes, vis-à-vis cello de la Cuve -d'Or, cl du côté du nord, °par la tue du Canteleu*

§. 4. Jésuites.

Le conseil de la ville de Douai , sur la de» mande de D. Jean LentaUleur , abbé d'Anchin , adhéra à rétablissement des Jésuites , le 20 août i56S. L'acte de fondation fut passé le 17 janvier 1670; révoque d'Arras l'approuva le 22 du même mois , et il fut accepté le lendemain , au nom du général de Tordre.

Le 16 octobre 1578, à la suite d'une émotion populaire suscitée pailes hérétiques, . les échevins furent contraints de fait e soi tir les p*;rcs Jésuites de la ville ; ils y rentière rot avec honneur le 6 novembre suivant. Leur église ne fut bâtie qu'en 1086, et, en attendant sa construction ? ces religieux avuicaV*

célèbre leurs offices dans une chapelle delà

paroisse de Si Jacques.

En i6i4isc(it, dms l église des Jésuites T la translation des reliques de St Téienlian r Tevêque d'Arras présida h celte cérémonie f à laquelle intervint l'abbé d' A nchin.

Parmi les membres de celte société /on dislingue le père Nicolas Tiiqault , né à Douai f il parcourut les mers depuis 1606 jusqu'en 1614 ; il porta l'évangile' dans l'Inde et à la Chiné , et mérita, par ses vertus, le titre illustre de mandarin de ce va*le empire.

M. de Pomereiïi! , qui fut gouverneur de Douai , depuis iC-85 jusqu'en 1718, lut inhumé dans l'église des Jésuites , et sa famille y fit ériger un superbe mausolée en inaibrc» Lorsque cette église fut démolie eu 1772* les cendres et le mausolée d" i'aueieu gouverneur y furent transféras dans l'éprise parois* sialc de Si Jacques, avec lYpilaphe qui suit :

Hic jacet

Illustrhsimu* ac nobtlisumm vir <!omîmi$ utlexnihlcr-J ocolnis Marchio De. Pcmcreiïil,

Pi ctiorionœ cohortîs oUui ceniuria^

des" habitais de douai. 43

Castroium ptœfectus, Urbis Duaccuœ ac en ai ad Scarpum

propugnaculi , Gubcruator.

Requicscal in pace.

Ex avo, suprcmo artnamentarii magistro Bciikum robur,

Ex pâtre amptoris consdii primo prœsiJc Operosisimam meulcm mulaoUis

Vnius un ique cxpnmendo non impur, Valtnliœ i.d impressione LetrtaUe, 3/ornniedium Galîicijuris factura , Principe Condœo ac Joanuc ^uslriacô {Pugnd ad littorales pfagas supcralis) Dunherca subada, G rcveiinga, l nsulœ ,

Trajcclum ad iïîosam hosti erepia,

JTrcs ad Senefiim caercitus clelctî,

J r aient iœ altéra ohsidione pcrruplve, Intcmpestd hjremc Carneraciun C a pu 1 1 la ndi iœj G a nda vum, Jprœ demùm subactœ,

Bellicœ Pomereuliavœ rirtutis

jTotidem expérimenta fuernut.

'dùm duces in omnem expedilionernsccutut Jn c rnm'ci adwii discrimina :

Suo sœpè } horlmm sunper , sanguin* puvpumlus Slaiitu ni ud montes Haï ovîœ XJnius contra mitic, càmjorliLci' propugnai

JlijslUini toi rciii impctus Perumè in liislorid Luduvici Magni 2 tupi \ctvm stuluiiM, K Toi i/ctioi uni t-lorii. m.

Cœlchs, uni i/co> a< Jticgi nuuicipaluf

i'ULtjitd t.ujltS UllfIS pet' UllhVS 3l>

gttLcmatione CuièiiUttviL Obiit i5 stpu nibris 1718, œlaiis suce

a iZ 84.

Le 25 Janvier. 1761, les Jésuites commen* ccreut a 1 aire construire l'obvei vatoire qût le voit encore au- dessus du m usée ; il fut alors surmonté d'une girouette eu forme de télescope.

La Société de Jésus , qui avait été' admise dans les Pay^-bas, en vertu de l'ordonnance du Roi d'Espagne, du -20 août i556, fui anéantie par l'edit que porta Louis XV au mois de novembre 1764 ; et le parlement jl^lwdi-e, par ses arrèu des i3 décembre

DES ÎIABITANS DE BOTTAI. 43

et i«j mars suivais, enjoignit aux membies de ctlte Société de vuider, au i.cr avril in65f les maisons et les collèges qu'ils occupaient dans son ressort ; ce qui lut ponctuellement exécute.

§. 5. Capucins.

Le %\ mai i5:y , le conseil de la ville permit a ces pères de former leur couvent dans la rue d'Arras, et d'y élablir un noviciat; il prit leur établissement sous sa protection , youlut en être le fondateur,' et délivra et assigna , aux supérieurs de celte maison , le* fonds qui leur étaient nécessaires pour la réussite de leur entreprise. Quatre généraux de Tordre vinrent successivement visiter ce monastère, les 3 avril 1674 , 4 1X1318 l7l7 > 9 janvier in3o et i[\ juin 17G4. Tous reçu re ut les honneurs dus à leur caractère.

Le 4 juillet 1791 , les Capucins sortirent de leur monastère. Dix-sept de ces religieux, qui avaient préféré la vie commune, serelirèrent dans le couvent de leur ordre, à Condé, qui leur avait été assigné pour {liaison de retraite, par la loi du moi précédeut»

Le couvent rentra dans le domaine de la

ville, et la Sociale d'agriculture, sciences'et arts du département en a maintenant la dis* position depuis iHo3.

§. 6. Bénédictins - Anglais,

Le pape Clemmt VItl ayant consenti, le 20 mms i6o3, à l'établissement d'une mission de religieux de Tordre de St Benoît , pour l'Angleterre, D. Philippe de Caverel , abbé de St Vaast d?Arras, fonda, k Douai, un monastère de ces pères , à condition que leur maison retournerait h. son abbaye , aussitôt que la foi catholique serait rétablie dans la Grande - Bretagne. Ces Bénédictins , dont l'église était dédiée à St Grégoire, ajoutaient au* trois vœux d'usage , celui d'aller en mission en Angleterre, et d'en revenir à la volonté de leurs supérieurs. L evèque de Niha mourut dans ce mouastère , le 20 avril 1770. Par lettres-patentes du mois de mars 1786, il leur fut permi; d'acquérir un terrain rue St Albin , pour l'incorporer à leur maison.

Le 18 lévrier »7q3, le» scellés furent apposés dans ce monastère , comme maison d'éducation anglaise. Le août suivant ,

r>E3 ïtABiTAws txe t>otr\t. tyj

les corps administratifs séant a Douai, enjoi. griirent , par arrêté, aux membres des associations anglaises, de soi tir deJa ville Je lendemain , avant cinq heures du soir. Enfin Yavièié du comité de salut public, du g . février 1795, permit aux instituteurs et aux éJcves des maisons britanniques établies à Douai,* de retourner dans leur patrie.

L'église de cette maison ayant été reconnue domaine national , fut mise , par décret du il juillet 1811, a la disposition de la ville de Douai, pour l'exercice du culte catholique,, Malgré les arrêtés et les décrets de 11 juin i8p3 , j8 mai i8o5 et 23 juin 180G, l'ordonnance rendue par le Roi, le 4 septembre 1 8 1 6^ mit Thomas Lawson, supérieur deSt Grégoire à Douai , en possession des biens mobi * liers et immobiliers non - vendus , et qui dépendent de cet établissemeni ; mais cette ordonnance fut suivie de celle du 17 décen> bic 1-818.

§. 7. Jésuites-Ecossais.

JLe pape Clément VIII , par son bref du £ avi U 1604 7 transporta a Douai Je sejniaavf *

48 SOUVENIRS w

ecclésiastique des Ecossais, et chargea le gene'ïal delà Société de Jésus de pourvoir à son administration. Cette maison , construite en i6i3, était habitée en i-jf^, par sept religieux, dix-neuf élèves et sept valets. Elle fut évacuic par les Jésuites -Ecossais, le i.cr aviil i^Gj, en exécution de fédit de novembre i-ti4, et des au t u des i3 décembre et jn mais suivant ; et le collège des Ecossais- Séculitrs fut Mikiilué à lu maibon des Jésuites de cette nat.on.

§, 8. Cannes -Chaussés.

Tax iG35, les Carmes- Chausses obtinrent de Ph lippe i\\ la permission de s'établir définitivement à Douai , dans un terrain et jardin, de la rue des Wctz , que leur avait donné Flaminio Palliot , né en Lombaidie- Ces Pères avaient déjà en ville , dès la fin du j j." siècle, dis espèces de refuges*, pour recevoir leurs religieux destinés a suivre les classes de l'Université , et a obtenir des grades.

Le 20 février 1682 , les echevins posèrent la première pierre de la nouvelle église de ce monastère»

MS HÀHTTÀICS DE BOUÀT. H Le 1er août 176a, a neuf et demie du soi on incendie, effet de la malveillance, écU> dans cette maison ; il réduisit en cendres couvent, le toit de J église, Je clocher , t fondit les cloches. Ce grand dommage fut repavé au moyen de nombreuses aumônes, LVglise fut rendue avec solemnité au culte , le i3 mars i^63, et les échevius assistèrent à cette cérémonie religieuse.

Le 4 juillet 1791 , les religieux sortirent du couvent , et trente d'entre eux, qui avaient préféré la vie commune , se rendirent a l'abbaye de Crespin , qui leur avait été assignée pour maison de retraite, par la loi du 25 mai précédent.

Les bâiimens, cours et jardins de ce monastère furent aliènes par l'Etat, le 3 juin 1 80g ; et le 14 septembre 1820, en exécution de la décision au ministre de l'intérieur du 16 août précédent, le domaine iil la remise, aux âge ni du département de la guerre , de l'église des Pères Carmes, laquelle tombait eu i urnes.

5o SjOUTJENIRS

§. g. Carmes-Déchaussés.

Le nonce du pape à Bruxelles, ayant laissé i ces Pères le choix d'une ville des Pays-bas , pour former un monastère de leur ordre , ils se déterminèrent pour celle de Douai , à cause dè son Université'. Le conseil de la ville, fortement sollicité par les recommandations les plus puissantes , accueillit, le 24 septembre iGi5, la demande de ces religieux ; ils s'établirent d'abord au prieuré de St Sulpice, et, en i6?.o,au monastère qu'ils s'étaient formé dans le terrain dont M. et lYMe de Mondé les avaient gratifiés, deux années auparavant* En 1762, la foudre étant tombée sur le clocher de l'église de ce couvent , uu frère convers fut assez heureux pour arrêter Tincendie , en jetant ses habillemeos mouillés sur le fojer dicelui.

Le 4 juillet 1791, les Carmes-Déchaussés sortirent de leur maison. Vingt-sept d'entre eux , qui avaient préféré la vie commune f se rendirent u Tabbaje de Grespin , qui leut avait été assignée pour maison de retraite, par la loi du 25 mai précédent.

Ce mopaitire at éié réservé pour le servie!

BES HÂBTTANS M fcÔTTAT. 5t

des vivres-pains au département de la guerre; tes jardins ont été aussi réservés pour le même département, et l'église a succombé au lemp$%

§. 10. Augustins*

Au mois d'octobre 1621 , le conseil delà ville permit aux Pères Augustin* d établir , dans la rue d'Esquerchin , un séminaire pour l'instruction des religieux de leur ordre. Le 18 juin 16-2 , le moine conseil autorisa la translation de ce séminaire dans la rue du Blocq. Enfin vers îôîa, ces religieux obtinrent dudit conseil la permission de convertir leur séminaire en maison conventuelle, et de la former dans remplacement des Ro* iettes, sftué vis à vis le moulin au Brai, que leur avait donné le chanoine de St Am^ le Pippre.

Le 4 juillet 1791 , les Augustins sortirent de leur mona^cre . neuf d'eutre eux, qui avoieut préféié la vie commune, se rendirent au couvent des August ns d'IIaze* broutk , maison de retraite qui leur avait été assignée par la loi du i5 mai précédent ; et le a i février 1792 , leur maûon conventuelle fut vendue par l'Etat.

5* IOUTINIRI

§. il. Minimes*

D'après les plus puissantes recommanda* tions , le conseil de la ville, par sa délibération du 23 avril 1624. permit aux Pères Minimes d'établir un couvent de leur ordre à Douai, Le projet de ces religieux était de construire leur église dans la rue des Foulons , sur remplacement d'une maison qu'ils avaient acquibe du sieur de Courcelles ; ils changèrent d'avis en bàtissaut une brasserie en cet endroit, et en rapprochant l'entrée de leur église de la rue qui a pris leur nom.

Cette église était d'un goi\t moderne et d'une belle architecture. On remarquait dans la chapelle latérale d.ioite, lepitaphe de M. Jacques d' A rnemont , lieutenant de Roi au gouvernement de Douai, décédé en cette ville le 25 mai 1690 ; et on admirait sur le maîtreautel la présentation de la Sainte Vierge , peint par Lernould. Ce tableau orne maintenant le dôme deFéglise de St Pierre.

Les J2 et 26 août 1787, il y eut grande solcmnité, k l'occasion de la béatification de

Gaspard Bon et de Nicolas des Lombarts f religieux de cet ordre.

DES HABITANTS T)E BOUAt. 55 tes Minimes sortirent de leur monastère le 4 juillet 1791* Le couvent des Augustin! *THazebrouclL avait été assigne' pour naaisoa de retraite , par la loi du 2 5 mai précédent t aux Minimes qni auraient préféré la vie corn* dune : aucun d'eux ne réclama cette préfé* rence ; et leur couvent fut vendu par' l'Etat, ie a3 février 1 792.

§. 12. Récollets- Anglais.

Dès Vannée 1616, les Récollets- Anglais avaient employé les plus grandes protections , pour obtenir du conseil de la ville , la permission d'établir un collège à Douai , à effet de fournir des missionnaires en Ecosse; ils demandèrent par la suite celle d'ériger en cette ville une maison conventuelle de leur ordre ; et ce ne fut que postérieurement à ibiô , que cette permission leur fut accordée , et qu'ils entrèrent dans les maisons que leur avait données Antoine Clivmin, curé de Masny.

X-a première pierre de leur nouvelle église t qui est un chef-d'œuvre d'architecture, fut posée au mois d'octobre 1706, et l'électeur «U Cologue la consacra le i3 novembre 171^

Les Récollets- Anglais fuient constituas ei& arrestation chez eui , par suite des mesures révolutionnaires ; et ceux qui n'étaient point parvenus à se rendre dans leur patrie, furent autorises à le faire, d'après l'arrête du comité de salut public du 9 février 179s*

Par la loi du 1 .er janvier 1794 1 ce monastère avait été mis à la disposition, de la société populaire , pour la tenue de ses séances : de» dispositions étaient déjk faites à cet effet; elles furent paralysées en vertu de l'article 362 de la constitution de Tan III , et par arrêté du préfet en date du 3 mars i8o3f ainsi qu'il est <n?à la page 35 L'église de ce couvent fut assignée à la paroisse de St Jacques.

§. i3. Pères cle la Congrégation

de V Oratoire.

L'évéque d' Arras Herman Or tembergh, laissa tous ses biens, pour ériger à Douai un couvent des Pères de l'Oratoire de Jésus. Cet établissement fut autorisé par le Roi d'Espagne, au mois d'août 1626 , et confirmé par le pape Urbain, le 26 mai 1629. ^au^ Boudot, succès*

»E3 HABTTAïïS DB DOUAT. 55 teur d'Ortembergh dans Je siège ëpiscopal d'Arias, installa les PP. de l'Oratoire dans le local que leur avait destiné le fondateur , ▼is-à-via Téglise de St Albin, au coin de la rue d'Ocie. En i63o, ce couvent, qui avait été mis J année précédente à la Congrégation de France, fut transféré près de St Jacques; et, par acte du 23 octobre i63o , le chapitre de St Pierre fît cession, a la congrégation, de la cure de cette pîtroisse. Louis XIV , par ses lettres -patentes du mois d'avril t^o5. confirma , rétablissement des Pères de l'Oratoire à Douai.

Hcrman Ortenibergh mourut, à A iras, en 1626, et fut inhumé dans Téglise deSt Albin ; son corps fut transféré dans celle de St Jacques , eu i63o. On voyait encore en 1790, son épi taphe derrière le maître-autel*

Le 22 juin 1767 7 Jeau de Bonueguise, ëvêqued'Arras, consacra ^ l'église de ces Pères.

La congrégation étant supprimée par la loi du 18 août 1792, la maison de Douai fui vendue par l'Etat , le 22 octobre 1793.

M. Primat fut le dernier supérieur de cette

maison. Il occupait eette place , et en mêmetemps la cure de St Jacques , depuis le mois de décembre 1786. Le 3o mars 1791 , il avait

été élu évoque uu département , et avait ab« diqué ce- louchons le i3 novembre rjcjS.

Eu i;gH , il lut eleve sur le siège e'pis^ copal de lyon. U occupa le siège archiépiscopal de Toulouse, depuis le 9 avril l3o2 , jusqu'il sa mort, arrivée le io février 18 16 ; et, le «26 mars i8u5, le souverain pou» tiïe lui avait accordé le palUuui.

§. XîV. Chartreux.

Marie Loys, fille de Jean, notaire a Douaîf par son testament, du 12 juin 1 654 1 légua tou$ 6es biens, pour fonder un cloître et couvent de ( hartu ux en cette ville , à condition que, si sa Volonté ne pou\ait être exécutée dans les ciiifj ans qui suivi aient son décès, ses biens sei aient employ és à la loudation d'un séminaire, qui porterait le nom de St- Louis, et dans lequel sciaient icçus des étudia us en Théologie.

Los Chartreux s'étant adres>»é$ au conseil de la ville, poui obteur la pci mission d'ériger uu> monastère de leur 01 die a Douai , en conlor- 11 u le des dispositions de Marie Loys, ils obligent I objet de leur demande, le i5 mar* iGjï , a cluage par eux de s établir cUuo u»

DES HÀBTTANS de douai. oj endroit à 1 écart. Le 16 septembre 1660, il leur fut permis d*établir ce monastère en la rue Morel, vis-à-vis .le refuge deSt-Àraand, dans Vend roi t nommé Hièrusalcm , qu'ils avaient acheté de la fondation des Chartriers. Cet emplacement ne convenant pas a leurs desseins f ils eurent de nouveau recours au conseil , qui les autorisa, le 25 février 1662, a former leur établissement sur la paroisse de St Albin , dam le terrain dit des Blancs -Moines qu'ils avaient acheté des Préinonjrésde Furnes. Philippe IV, Roi d'Espagne, avait autorisé cet établissement au mois d'avril i665, et Louis XiV le confirma au mois d'avril 1669, Le 4 juillet 1791 , les Chartreux sortirent de leur maison : celle de la Boutillerie , située dans le département du Pas-de-Calais , avait été assignée par la loi du 25 mai précédent , pour maison de retraite , à ceux d'eu lie eux qui auraient préféré la vie commune.

Dans le mois denovembresuivant.ce couvent fut occupé par le matériel de l'artillerie: ou démonta aussitôt le clocher de l'église \ et celui dans lequel était placée l'horloge > fut démoli le 4 octobre 179a.

§. XV. Brigitùins.

Des relig:eux Bi igitiins du couvent d'Ar-* mentières, s'étaient établis à Douai, vers l6^5r etavaieut administré dès lots desseçours spirituels en celle ville ; ce ne fut qu aptes que leur ordre fut légalement reconnu par la bull# d'Innocent Xi , qu'ils obtinrent du conseil, le 3 juillet i 687 , la permission de vivre en mai* son conventuelle. Il ne se trouvait plus qu'uu seul religieux dans ce couvent , lorsque Tevêque d' An-as, par décret du 6 octobre J^88,le supprima, et l'incorpora a celui de la même congrégation a Armcntières. Ce décret fut confirmé par les lettres- patentes du mois de Janvier 1769: elle monastère, qui était situé sur le rang nord de la rue Si Jean fut vendu

le lA juillet suivant.

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