‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 83 sur 163 · Les Capucins. 5. Les M inimes · texte numérisé non relu

Les Capucins. 5. Les M inimes

a. Les Recolle Is - 6. Les Carmes chau&- Wallons. ses.

3. Les Recollets-An- 7. Les Dominicains, g'ais, avicTima- ayant au milieu ge de fa Ste Face. d eux Notre- Dame

J\. Les Au^u^tins» du Rosaire.

Les chasses des chapitres et des paroisses étaient poitées par des séminaristes, revêtus <k surplis. Elles étaient buiyies des chanoiucs-

43o sotrTENim

réguliers de Y ordre de la très-sainte Yrmîté , in clergé des parobses et des deux chapitre» de St Pierre et de St Amé, ait milieu desquels des chanoines dè cetle dernière collégiale portaient le chef de St Maa? and , patron de la vill*.

A la suite do clergé , marchait l'université, accompagnée des bacheliers de ses faculté» , ot escortée par des hallebardrers couvées de manteaux rouges. Après ee-earps, on voyait îc siège royal de la gouvernance , précédé de ses huissiers , et garde par des hallebardiers U la livrée du Roi. Les éclvcvins, le conseil et l'arrière -conseil de I9 ville se présentaient ensuite ; ils étaient accompagnes des quatre compagnies de serment ; savoir, cles archers, des arbalétriers, des canonniers et des maîtres en fait d'armes.

On Tojait, dans celte procession, deux chars de triomphe. La gloire de l'Eglise Romaine était le sujet de l'un ; et l'origine de l'Année Sainte, celui de l'autre. Ces chars étaient suivis d'un Navire, qui semblait voguer eu pleine mer ; paraissait ensuite la Roue de Fortune ; et le fameux Géant , accompagné de sa famille, terminait la procession»

DIS HABITAIS BB bOWAt. ^Sl

Chaque année , aux approches de la procès-* lion , les éerrevias invitaient tes communautés reîijgiedsfcs d'hommes k y assister. Aprèi la cérémonie , ils leur faisaient distribuer du via et de l'argent, ainsi qu'aux séminaristes qui avaient porté les reliques des Saints, aux bergers, porteurs du buste de St Druon, aux compagnies de serment , qui avaient concouru a embellir la fête, et aux messagers quiea avaient réglé ta marcte. Cet usage, qui était suivi en i663, Vêtait encore en 1769. Oa voit , de ce qui précède , que les invitations de M. Gui de Sève étaient entièrement oubliées k cette époque. D'autres abus se remarquaient encore dans celte procession; les compagnies de serment y faisaient des décharges conliuuetles de mousqueterîc ; ceux qu elles appelaient leurs sots des canonniers et des ateliers, jetaient du son, \ la figure des spectateurs, étonnés de voir les représentations de cette journée. MM, les bacheliers en droit , revêtus de rédingotes rouges , n'étaient pas eiempts dç reproches dans la distribuliou de leurs dragées. D'après ces motifs, et attendu que la clôture du jubilé devait coïncider ayee oette procession solcm-

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ne'leen 1770, M de Conzié, évêque d\4rra^ par son ordonnance du i4 juin de ladite année, 01 donna que celle procession n'auiait point lieu cette annéev En conséquence, il fil défenses au clcigé éculier de la ville de s'assembler pour y assister; défendit même de continuer par la suUc à faire ladite procession , jusqu'à ce qu il ail clé justifié , a son promoteur , qu'elle ait été dûment et légalement autorisée v ou par Içs Souverains, ou par l'un de ses prédécesseurs. Au jour Gxc antérieurement pour cette pi ocessiou , 1« corps municipal se rendit à St Ame, et assista à la messe solemnelle qui fut chantée dans cette église en l'honneur de St Maurand.

Les éehev-ins , en attaquant cette ordonnance au parlement de Flandre , donnèrent la preuve que la procession avait été établie en vertu d une simple résolution municipale , non revêtue de rautOàisation de l'eveiiue diocésain, et sansjquil fut émané des Souverains aucun acte qui l'ait approuvée. AI. de Conzié, fort des moyens que acs ad\ersaires lui avajent fourni.-» , par 0O11 ordonna- .ce et mandement du 3o mai ï 7^1 , supprima délinUivemcut la procession qui se luisait

MSS HAttfPÂNS M DOUÀI, 4$5 ci-devant daus la ville de Douai y le 3/ dimanche du mois de juin de chaque année, et institua et établit une procession générale et soleniuellc de tout le clergé séculier et régulier de ladite ville , laquelle serait faite annuellement le 6.e jour du mois de juillet , ou le dimanche en suivant , conformément aux statuts et régiemens du diocèse, concernant les processions , et spécialement à l'ordonnance du I er juin 1690, portée par M. de Rochechouart.

Le Roi, par lettres closes du 6 juin de ladite année 1771 , enjoignit aux autorité* de la ville de Douai d'assister , ainsi qu elles le faisaient à la procession supprimée, k celle établie sous le bon plaisir de S. M. , par M. l'évéque d'Àrras , en mémoire du retour , en 1667 , de cette ville sous l'obéissance de Louis XIV 9 sou auguste prédécesseur.

Le 7 juillet 177 1 , la procession de la ville eut lieu , pour la première fois , en conformité de l'ordonnance de M. Tévéque d'Arras* ï-e clergé constitutionnel la fit, pour la première et la dernière fois, le 8 juillet 1792. Les frais de cette procession se sont élevés, en 1750, a 3^7 livres , en 1761, k 1,600 livres > et en 1783, à 1,807 livres 10 sois*

Chars de Triomphe qui ont accompagné la Procession de la Fille.

Leur construction avait été arrêtée Je ij avril 1664.

1728. 20 juin. Le premier char représentait le triomphe de Ja Religion et de la Piété j le second, Sa Majesté' Louis XV, Soutien de la Prêté et de la Religion , avec des Génies relatifs aux Vertus qu'elles procurent et aux Vices qu'elles enchaînent. Le Navire représentait l'Armement naval de la Fiance contre Tunis.

i^3o. 18 juin. Le premier char représentait le bouheur qu'éprouvait la France , par la naissance de Monseigneur le Dauphin ; le deuxième retraçait la gloire et le bonheur de la France sous le règne de ses Rois , depuis St Loui§; et le Navire représentait Alger humilié, implorant le pardon des insultes faites au Pavillon Français.

1732. 22 juin. Les trois chars formaient la démonstration du Zèle et de la Fidélité des Douaisiens envers leur Souverain.

1736. 27 juin. Cette année , les trois chars

DES HÀBITÀN5 DE DOUÂT. /fiS annonçaient aux peuples la paix prochaine entre la France , l'Empire , l'Espagne et la Sardâigne. Le navire figurait 1'A.rche, où la colombe , après le déluge , apporta le rameau d'olivier.

1^37. 16 juin On représenta , sur trois chars , le triomphe du sang des Bourbons dans les personnes de Louis XV , de Philippe V , Roi d'Espagne , et de dom Carlos , Roi de Naples et de Sicile. Le navire représentait la Réale qui conduisit dom Carlos en Italie ; il était monté par le corps dea bateliers.

1738. 22 juin. On figurait symboliquement, sur les trois chars, le bonheur dont jouissait la France, de trouvei dans son Roi la réunion des Vertus qui avaient lait admirer David , Salomon et Josias.

1739. 21 juin. Les trois chars représentaient la Paix conclue entre le Roi, l'Empereur et divers Souverains, et le bonheur qui en résultait pour les nations et pour la culture des beaux-aits. Le navire icpré-r ôentait le Commerce des Français aux grandes Indes.

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