‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 93 sur 163 · PRISONS · texte numérisé non relu

PRISONS

Maison d'Arrêt La garde des prisons de Douai appartenait au châtelain de cette ville. Sa tour qu'on appelait la Tour des Greux, servait à retenir les prisonniers. C'est en cet endroit que fureul conduits les Tem« pliers ariftes en 1307. Le 3 mai 1464, Philippe III , dit le Bon, comte- de

Flaudre , autorisa les échevins d'acqucrir de

482 SOtJVENTBS Philippe d'Inchy, châtelain de Douai, l'office dont ce particulier était revêtu. Vers x56o , ces échevins achetèrent le cabaret du grand Ha Cqîiab art > situé près les Minimes, pour y construire les prisons ; et le 11 juin 1 ' ils convertirent la tour du châtelain en mi hôpital pour les enfans orphelins. Durant la nuit du 21 au 22 mai 1708, un incendie se manifesta dans les prisons du grand Hacquebart. On arrêta les progrès des flammes, et un seul prisonnier en fut la proie ? néanmoins les ravages que ces flammes avaient faits , étaient si grands que les bâtimens nje purent être conservés à leur destination ,; et d'autres prisons furent établies près du béfroi,- elles furent agrandies le 12 août 1768, par la clôture qui fut faite de l'entrée de* halles par la rue de la Mairie ; elles servent maintenant de maison d arrêt pour l'arrondissement du tribunal de i.ere instance f conformément à l'article 6o3 du code d'instruction criminelle.

Maison de Justice. Dès l'établissement du parlement à Douai, en 1714» *es souterrains de la cour servirent de prison ; on reconnut leur insalubrité . a diverses reprises j ces

DES H A TUT ANS DE DOUAI. /83 souterrains fureul restâmes en ^ 79 î » néanmoins Uur séjour occasionna fréquemment des maladies graves à ceux qui les habitaient j enfin jls fuient abandonnes le 12 mai 1818 > en exécution d'arrêté du préfet du 7 du même mois ; et les détenus du sexe masculin furent transférés , tant dans des salles de l'hôpital militaire, disposées Ix cet effet , que dans les tours de la porte de Valenciennes ; et les femmes fuient conduites dans les prisons de la ville.

Le 7 septembre 1816, le ministre de l'intérieur avait approuve la construction d'une maison de justice sur le jardin de la Gendarmerie, près du rivage de St Vaast , et sur 3o mètres de profondeur, à prendre dans la partie du jardin des BéuéJictius-Ànglais , contigu à celui de la Geudarmerie , laquelle e'tait évaluée à 8.947 francs. Celte coustruc* tion fut adjugée a la fin de (juillet 1817, k MAI. Démares t aîné et Bouimart-Dequer* «sonuière, sur une évaluation de 327,163 francs 5 centimes. Cette adjudication fut confirmée , par le ministre , au mois d'août suivant ; elle 11 ocioLf de la même année, Jes BéuédictinS'Anglais furent expropriés dç

la partîe de leur jardin, par jugement du tribunal de i.€,e instance. Le i cr septembre 1821', les individus susceptibles d'être détenus eu maison de justice , furent transférés dans le nouveau local , au désir de l'article 6o3 du code d'instruction criminelle.

Prisons Militaires, Avant 1772, elles étaient placées dans le bas des tours de la porte de Valenciennes ; elles furent établies dans les bâtimens construits a cette époque sur le sommet de ces tours. Le 10 avril 1772 , la \ilie vendit les maisons tue du Canteleu 1 attenantes au rempart ; elles avaient jusque* la servi de prisons dites à la Pistole , pour des sous officiers , etc, de la garnison.

Prisons Révolutionnaires. En 1 793 , le , collège des Ecossais, les couvens de la Providence , des Bénédictins-Anglais, des Annonciades , des Capucines , de *Ste Catherine de Sienne , et les séminaires de la Motte et des Evêques furent convertis en maisons d'arrêt, pour les individus réputés inciviques. Oa donna le nom d 1 Hôtel des Marmousets a la i.e,e de ces maisons, parée qu'un boulanger, ainsi nommé , y avait été conduit, le premier ,

le 11 juin 179Î.

1 Violon.

DES H ABIT ANS DE DOUAI. 4^5 Violon. On connaissait sous ce 10m ua petit réduit pratiqué près de l'escalier du pavillon du Dauphin , dans lequel on renfermait, durant la nuit, les malvcillans que la police avait ramassés.

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