‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 94 sur 163 · CIMETIÈRES · texte numérisé non relu

CIMETIÈRES

La déclaration portée par le Roi le ïo mars 1796, détermina les échevins dç la ville à prendre des mesures sanitaires rela* tives aux cimetières : en effet , par leur ordonnance du iq mars 1778, ijs ordonne* rent aux administrateurs des bieus de la paroisse de St Pierre , de se procurer un terrain h Tune des extrémités de la ville , d'environ 4ô,ooo pieds carrés , pour y inhumer les morts de cette paroisse , dans le terme de deux mois; et enjoignirent aux administrateurs des biens des paroisses de St Jacques , de Notre- Dame et de St Nicolas , de faire abattre , dans le terme de i5 jours, les arbres croissans dans les cimetières de ces paroisses» ]Les ordres des échevins furent exécutés }

^86 SOUVENIRS èt le 27 octobre de la même année, le doyen de 3e chétienneté procéda à la bénédiction du ci- XXietière de la paroisse de St Pierre , fixé. dans tt terrain dit le Purgatoire } à l'extrémité est de la rue du Point-du-Jour , que l'administration de ladite paroisse avait acquis des Trinitaires. Ce cimetière étant devenu inutile , fat vendu par l'Etat le 28 octobre

Un cimetière commun a toute la ville feyant été formé au Raquet , commune de Lambres , extrémité est du faubourg de Parii , il fut béni le 29 mai 1793 , et la croix de fer qu'on avait ôtée du pont du Palais de justice, y fut placée ; elle ne demeura que peu de temps en cet endroit , dont l'étendue était d'un hectare 5o ares 87 centiares. Dès cette époque , aucune inhumation ne se fit en ville.

3En 1817 , l'administration municipale fut autorisée, sous le rapport delà salubrité, à transférer son cimetière dans un terrain nom* me le Paradis, situé à Test de la ville, à J'extrérnité des fortifications. Sa contenance est de 2 hectares 26 ares 10 centiares ; elle fuf autorisée a céder aux l*ospice$ le cinielifcrç

DES HÀBITÀNS DE POUÀI.

dn Roquet, en échange du nouveau; et> attendu que celui-ci était de moindre valeur que l'autre, elle s'obligea de payer chaque année, au receveur des établissemeus charitables , une redevance de (\ hectolitres de blé de i.*re qualité. La bénédiction du nouveau r cimetière se fit avec la plus grande solemnité, le 5 juin 1817. Cette cérémonie fut accom* pagnée de la plantation d'un calvaire, dont le Christ appartient au ciseau de M. Degand , professeur de l'école de sculpture de cette ville. Le nommé Démon fut inhumé le premier dans cette enceinte, et les rapprocheraens de la dénomination du cimetière et du nom du défunt , ont fait naître un jeu de mots iuutile à rapporter ici.

Uue clôture, formée par des haies vives, fut faite à ce cimetière; une grille en fer fut établie a son enliée, et un pavé, pour y communiquer de la route, fut pratiqué; la plupart de cçs travaux, adjugés le 27 mars 1819, pour 3,5l)0 francs 5o centimes, furent terminés le 3o octobre suivant.

Page 1