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Souvenirs;

Vous avez peut-être eu connaissance de singulières négociations qui s'étaient engagées entre la Porte et le

(1) Événements d'avril 1837 a janvier 1838, — Ministère du 13 avril : le comte Mole conserve la présidence du conseil et le ministère des affaires étrangères ; le général Bernard, le vice-amiral de Rosamel, M. Martin (du Nord) les portefeuilles de la guerre, de la marine, du commerce, de l'agriculture et des travaux publics; MM. Bartlie, de Montalivet, Lacave-Laplagne et de Salvandy remplacent aux départements de la justice, de l'intérieur, des finances et de l'instruction publique, MM. Persil, de Gasparin, Duchàtel et Guizot. — Le nouveau ministère ne parait pas VI. 1

pacha d'Egypte et qiii viennent d'échouer complètement. La Porte, déterminée par des insinuations que

viatle. — La loi d'apauage est retirée; les projets de lois de déporlation et de non-révélation sont tacitement abandonnés. — Vote de la dotation du prince royal et de la reine des Belges. — Discussion de la loi des fonds secrets. — Altitude passive et embarrassée du ministère pendant ce débat à la suite duquel il obtient néanmoins une forte majorité (6 mai). — Amnistie générale accordée à tous les condamnés politiques (8 mai). — L'église Saint-Germainl'Auxerrois est rendue au culte. — Arrivée de la princesse Hélène en France. — Son mariage avec le duc d'Orléans à Fontainebleau ^30 mai). — Fêtes à Paris. — Inauguration du musée de Versailles. — Impression d'apaisement et de confiance. — M. Mole obtient du roi la dissolution de la Chambre où aucune majorité certaine ne peut se constituer (3 octobre). — Prise de Constantine (13 octobre). — Élections législatives (4 novembre). — La composition de la nouvelle Chambre est à peu près semblable à celle de l'ancienne. — Ouverture de la session de 1838 (18 décembre). — En Angleterre : Majorité de la princesse Victoria, héritière présomptive du trône (24 mai). — Mort du roi Guillaume IV (20 juin). — Séparation des deux couronnes d'Angleterre et de Hanovre, la couronne, d'après les lois de cet État, ne devant passer à la ligne féminine que dans le cas de l'extinction absolue de la ligne masculine. — Proclamation de la princesseVictoria comme reine d'Angleterre. — Ajournement à la session prochaine de toutes les grandes mesures en discussion. — Dissolution du Parlement (17 juillet). — Élections. — Les tories l'emportent dans les comtés, mais sont battus dans les bourgs ; l'Ecosse et surtout l'Irlande donnent l'avantage au parti réformiste; le ministère u-hir/ n'a plus qu'une majorité de trente voix. — O'Connell cherche à faciliter l'œuvre du ministère. — L'Association générale d'Irlande se dissout

le pacha lui avait fait parvenir et qui paraissaient annoncer un désir de rapprochement, a envoyé à

(13 octobre). — Ouverture de la session. — Déclaration de foi de la reine. — Discours de la couronne (20 novembre).

— Discussion de l'adresse. — Vote de la liste civile. — Insurrection au Canada. ' — Crise commerciale. — En Hollande : Réclamations en faveur d'un arrangement avec la Belgique. — Mort de la reine. — En Allemagne : Nouvelles mesures restrictives contre la presse, en Prusse.

— Difficultés religieuses dans les provinces Rhénanes, principalement à l'occasion des mariages mixtes. — Le gouvernement fait enlever de force et conduire à Minden l'archevêque de Cologne (20 novembre). — Troubles à Cologne et à Miinster, — Protestatious. — La conduite de l'archevêque est approuvée par le pape. — Avènement au trône de Hanovre du roi Ernest-Auguste, cinquième fils du roi d'Angleterre et de Hanovre George IIL — H refuse de reconnaître la constitution de Hanovre (5 juillet). — Il ne consent pas à gracier les condamnés politiques. — Dissolution de l'Assemblée générale des États (30 octobre), du. ministère (31 octobre). — Abolition de la constitution {l" novembre). — Protestation de sept professeurs de l'Université de Gœttin.gue, qui sont destitués et en partie exilés. — Agitation dans cette ville. — En Bavière, en Saxe, dans les grands-duchés de Bade, de Hesse-Cassel, de Brunswick, les Chambres protestent contre les résolutions du roi de Hanovre et mettent en demeure leurs gouvernements de donner à leurs ambassadeurs auprès de la Diète germanique des instructions pour que le respect de la constitution hanovrienne soit imposé au roi Ernest- Auguste. — Agitation en Hongrie. — En Italie : Les ravages du choléra à Rome et dans les Deux-Siciles provoquent de violents désordres, d'horribles massacres. — En Turquie : Actes d'opposition des partisans de l'ancien régime. — Voyage du sultan dans les provinces septen-

4 SOUVENIRS DU BAKO.X DE BARAME.

Alexandrie un négociateur. S'il faut en croire le pacha, cet agent lui aurait offert la concession héréditaire de

trionales. — Découverte à son retour d'un complot contre lui. — Exécutions. — Révolution ministérielle. — Hadji- Akif-Pacha, le Reiss Eflendi destitué l'année d'avant sur la demande de lord Ponsonby, est nommé ministre de l'intérieur. — La Porte envoie vers Tunis une flotte que la France empêche d'arriver à destination (août-septembre).

— Négociations entre la Porte et Méhémet-Ali, relativement à la succession de ce dernier. — En Grèce : Démêlés de M. de Rudhart avec le ministre anglais. — Impopularité croissante des Bavarois. — Le conseil d'État se prononce pour le maintien des troupes étrangères. — Loi restrictive sur la presse. — Vive agitation. — Démission de M. de Rudhart et recomposition du cabinet avec ■des ministres de nationalité grecque (19 décembre). — En Espagne : Malgré la revision de la constitution par les Certes dans un sens plus monarchique, l'élément radical continue à prédominer dans le gouvernement.

— Nombreuses insurrections révolutionnaires dans les villes et dans les provinces. — Anarchie et désordre dans l'administration. — La guerre civile redouble de violence avec des résultats divers ; tour à tour victorieux et vaincus les carlistes parcourent l'Espagne presque tout entière et s'approchent à plusieurs reprises de Madrid. — Jalousie des généraux de l'armée constitutionnelle. — Prominciamientos de quelques-uns d'entre eux. — Révoltes •de soldats. — Massacres d'officiers. — Crises ministérielles, détresse financière. — Dissolution des Cortès(4novembre). — Élections. — Le parti modéré remporte l'avantage, ses principales personnalités rentrent dans le Parlement. — Le comte d'Ofalia, ministre de l'intérieur lors de la mort de Ferdinand, deAient le chef d'un nouveau cabinet (16 décembre). — En Portugal : Mauvaise situation des .finances. — Crise ministérielle (limai). — Mouvement

l'Egypte et de l'Arabie s'il consentait à renoncer à la Syrie et à l'ile de Candie, et il aurait même donné à entendre qu'on pourrait aller jusqu'à lui abandonner le pachaUk d'Acre. La Porte proteste, au contraire, qu'elle n'a jamais parlé de rien de semblable; qu'elle n'a pris aucune initiative et que c'est le vice-roi qui a demandé qu'on lui envoyât un agent pour recevoir des propositions qu'on n'eût pas même voulu écouter si on eût pu en soupçonner l'extravagance. Le sultan témoigne une grande irritation contre Méhémet- Ali, et les ambassadeurs de Sa Majesté à Paris et à Londres ont eu mission d'insister auprès des deux cours sur la nécessité de mettre un frein à l'ambition du pacha, en modifiant, au profit de la Porte, l'arrangement de

miguéliste aux environs de Lisbonne. — Insurrection des partisans de la charte de dom Pedro. — Le maréchal Saldanha, proclamé chef de rinsurrection, marche sur Lisbonne (juillet). — Le duc de Terceira se joint au mouvement. — Les insurgés établissent une régence (20 août). — Manifeste des Cortès contre l'insurrection. — Devant les dispositions prises pour défendre Lisbonne et l'état d'esprit de la population, les insurgés renoncent à entrer dans la capitale. — Combat de Rio Maior; les deux armées, après un premier chocdes plus violents, fraternisent (28 août). — Négociations sans résultats. — Progrès de l'insurrection dans le Nord. — Les insurgés, battus à Ruivaès, capitulent (10 septembre). — Naissance d'un héritier du trône (16 septembre). — La reine refuse de sanctionner une résolution des Cortès privant de leurs grades et honneurs les généraux insurgés. — Ajournement du payement des intérêts de la dette extérieure. — Insurrection miguéliste immédiatement réprimée (novembre). — Récomposition du ministère. — Discussion de la nouvelle constitution, c. b.

Kutaïeh (1). Que Méhémet-Ali soit fortement préoccupé du désir d'assurer à ses enfants la transmission paisible et incontestée de son immense héritage, je n'en fais aucun doute, mais il est également vrai que le sultan ne supporte qu'avec une extrême impatience le statu quo territorial actuel, et, si ce n'était la crainte d'être abandonné par les puissances à ses propres forces, il se jetterait demain tête baissée dans une nouvelle collision avec son redoutable vassal. Pour nous, monsieur le baron, tant que Méhémet-Ali ne se fera point agresseur, tant qu'il remplira les conditions que lui imposent les concessions mêmes qui lui ont été faites en 1833, et tant que nous n'apercevrons aucun moyen certain de donner quelque satisfaction à la Porte, sans compromettre la paix de l'Orient, sans y remettre tout en question et sans nous engager, sans entraîner avec nous l'Europe dans des voies d'une intervention beaucoup trop chanceuse, nous persisterons à penser que la seule chose à faire par nos alUés et par nous est de continuer à exiger rigoureusement de la Porte et du pacha le strict maintien du statu quo (2).

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