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la montre, dit-il,, sous un Jour nouveau,, même après les éloges de Saint-Simon et de Vabhé de Choisy\ et dont il cite cette phrase : « Elle menoit plus loin qu^ Hélène; elle répandoit une joie si douce et si vive, un goût de volupté si noble et si élégant dans Vdine de ses convives, que tous les âges et tous les caractères paroissoient aimables et heureux. Tant est surprenante la force, ou plutôt la magie d'une femme qui possède de véritables charmes ' / »
lettres, et faisait des vers. Il avait encore plus (V effronterie, d opinion de soi et de mépris des autres. Il se piquoit de tout savoir, prose., poésie, philosophie , histoire, même galanterie; ce qui lui procura force ridicules aventures et brocards. Ce qiCil sut le mieux, fut de tâcher de faire fortune, pour quoi tous moyens lui furent bons. Il fut le savant des uns, le confident et le commode des autres, etc. , etc. »
i. Causeries du lundi , t. III.
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N'y a-t-il pas quelque ombre à ce tableau ? Saint-Si/uon, après Ui'oir insiste' sur la tendresse de madame de Mai ntenon pour sa nièce, ajoute que cet amour alloit jusquèi lui fermer les jeux u sur une conduite que madame de Montchei^reuil avoit autrefois trop éclairée, et qui^ Ji'étant pas devenue meilleure dans le fond, avoil encore des saillies trop publiques. » Quétoitce que ces saillies et que ces écarts de conduite? On ne parle que d'une seule aventure dans toute la vie de cette femme, qui dut être tant aimée. Elle eut avec Villerof une liaison qui éclata, dit Voltaire. Mais cette liaison, quelle renoua, il est vrai, après son veuvage, fut peut-être, lors du premier éclat, fort innocente, et madame de Maintenon eût pu s'en porter garant tout aussi bien que de V innocence du goût
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du Roi pour mademoiselle de Laval. Il ny eut pas eu /«, dans tous les cas^ de quoi éveiller les susceptibilités du marquis de Caylus^ à qui on la maria^ d^ée de moins de treize ans, après Valoir refusée successivement à Roquelaure et au duc de Bouff ers pour les raisons qu ellemême a rapportées, Saint-Simon n'accorde que quelques lignes au marquis de Cajlus, et l'on a peine à comprendre ^ en les lisant, quels motifs déterminèrent le choix de madame de Maintenon.
Etoit-ce pour garder plus assidûment sa nièce auprès délie, quelle la donna à cet homme blasé, hébété depuis plusieurs années par le vin et l'eau-de-vie, et quon obligea à servir toute l'année sur la frontière, pour quil n approchât ni de sa femme ni de la cour? N'étoitce pas exposer trop fortement à la tentation une jeune femme, dont la repu-
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tation avoil été jusque-là intacte^ mais qui^ parée de toutes les séductions^ dei'oit plaire à tous et aimer ci plaire? Ce vil mari qui consentoit à tout, pourvu qu'il fût toujours ivre, étoit-il un rempart suffisant pour cette gracieuse créature cpie tous les portraits nous représentent comme une divinité et comme une enchanteresse ! V éclat dont parle Voltaire, et qui ne se déclara que trois ans après le mariage de madame de Caylus, n est-il pas dès lors plus qu'à moitié innocent? Et c est peut-être Voltaire lui-même qui dans une note de r ancienne édition ajoute, par forme d'excuse ou d'amnistie , que « Villeroj étoit un homme plein de vertu, bienfaisant, modeste, et le meilleur choix que madame de Cajlus pût faire ! »
L'éclat néanmoins fut assez grand pour l'obliger à quitter la cour. Elle en