‹ Souvenirs d'Allemagne: LorelyChapitre 32 sur 66 · X, — FRANTZ, SEUL · texte numérisé non relu

X, — FRANTZ, SEUL

Enfin, je l'ai vuel j'ai tout avoué... j'ai tout dit! elle m'a entendu sans colère... Oh ! il y a bien près de son silence à un aveu ! Comment ai-je trouvé dans mon âme celte hardiesse inespérée, dont je m'étonne, encore? Qui m'a inspiré cette résolution soudaine? à moi si timide jusque-là?... Qui sait? les sons de la musique, l'enivrement de la fête. ... Ah ! elle avait tout deviné, tout compris! Elle suivait les progrès de cet amour qui s'amassait en moi ; el elle y répondait peu t-» être avant même qu*il n'eût éclaté. Oh 1 qui saura jamais le secret de tous ces cœurs de jeunes filles, qui ne peuvent répondre qu'à l'amour qui leur est ofiferl, et qui ont souvent à cacher des préférences qu'on ignore I Aujourd'hui seulement, je mesure toute la folie de mes espérances d*hier 1. .. Une femme si jeune et si noble d'esprit, et qui devait être gardée de tout amour à l'ombre d'un nom illustre... Oh ! l'amour, l'amour sincère et tout-puissant n'est donc pas une invention des poètes? L^amour triomphe de tous les obstacles ! Il brise, en un instant, ces inégales conventions de la société, qui enchaînent la co*

h)inbe à l'aigle, la femme aimante à Thomme de marbre !.. Oh 1 je suis heureux I je suis fier 1 Qu'on ne vienne plus me parler de complots, d'ennemis, à présent : je n'ai plus rien d*amer dans l'âme; je suis heureux, je suis aimé !.. . •

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