‹ Souvenirs d'Allemagne: LorelyChapitre 45 sur 66 · X. — FRANTZ, SEUL · texte numérisé non relu

X. — FRANTZ, SEUL

FRANT» (entrant avec précaution par une porte latérale, couvert d'un manteau sombre, un masqua à la main). Personne : J'avais cru entendre des voix.... Depuis une heure j'attends dans l'oratoire, et elle n'est pas venue, que veut dire cela?... Quejairel il faut que je la voie, il faut que j'aille à notre assemblée. Jusqu'à présent je n'ai rencontré personne; mais

ici, où 6uis-je7 au eœur de la maison, sans doute.... Du bruit? Ce n'était rien... Ahl je suis dans le cabinet de Léo ; c'est cela : il est au palais probablement. Quelle étrange chose d'errer ainsi dans une maison inconnue, oii Ton peut être surpris à chaque instant et à chaque pas, et cependant de sentir qu'on ne peut s'^ arraeher?... Oh I Marguerite I Margueritel il faut que je la voie I... aucun bruit... personne... Le cœur me bat comme si je faisais une action infâme. Si je savais oii me cacher... Me cacher I puis-je attendre? dans cinq minutes le chœur des étudians va passer, il m'a semblé l'entendre déjà... (Il s'accoude à la table , et machinalement ses yeux tombent sur les papiers.) Mon nom?... le nom de Flaming? le nom de Roller : qu'est-ce que cela? Eh bien, que fais-je donc? ces papiers, ai-je le droit de les lire? Je suis entré ici pour dire un dernier adieu à Marguerite, et non pour voler les secrets de son mari!... Mais ce secret, c'est le mien... le mien? que m'importerait encore! Mais c'est celui des autres aussi. N'est-ce pas, au contraire. Dieu qui m'a conduit! qui a empêché qu'elle ne vînt, pour que je vinsse, moi? Nos projets de cette nuit.... Il sait tout. Oh ! mon Dieu, mon Dieu ! ils sont perdus. (Le chœur passe plus près de la maison. Pas un instant de retard! qu'ils fuient! qu'ils se dispersent... Quelqu'un? (Au moment de sortir, il se trouve face à face avec Marguerite, qui revient du jardin.).

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