SUR UN PORTRAIT DE LA PRINCESSE MARIE
« Aimable et gentille, — Calme et bienveillante ; « Sont à elle les fidèles — Sûrs comme Tor (1). »
« Quelle plus charmante et plus délicate manière de prouver sa reconnaissance à un écrivain !
« Ce qui ajoute encore de la grâce et de la valeur à l'envoi du prince héréditaire, c'est le choix spécial de
(4) C*e8t le mot à moi, la grûce du quatrinne pourrait se rendre qu'avec des périphrases, et faiblement.
9|0 APPENPICE,
Tautographe. Au moment où Gérard examinait Tintérieur de la maison de Gœthe, il y avait rencontré cette jeune princesse Marie pour qui ont été écrits ces quatre vers. En voyant « cette apparition charmante errer capricieusement parmi les images du p^ssé, » Gérard l'avait comparée à Timage l'antique de Psyché, représentant la vie sur la pierre des toiQbe^ux, Le prince Charles-Alexandre, en choisissant parmi tous les autographes de Gœthe celui qui sç rapportait à la jeune princesse, a-t-il voulu faire comprendre discrètement à l'écrivain q\%'ui)e autre personne était de moitié dap^ l'pnvoi de ce souvenir de Weimar?
« La royale famille de Saxe- Weimar est une famille à part au milieu des autres souverains allemands* Le culte et Tamour de l'art sont une des traditions des princes de cette souveraineté athénienne dpnt Çœthe a été pendant longtemps le principal ministrç. Cependant il faut le dire à la louange des princes ^lleipsinds, beaucoup aiment lesi lettres, et presque tous bannie sent, dfins leurs rapports avec le^sjoiples particuliers!, cette morgue et cette roide attitude qui ont car^ctén^é nos princes français, à l'époque où la France avait en-^ core des princes^ »
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